‹ Peut-on encore parler de Sinistrose?Chapitre 3 sur 42 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les lois d'avril 1898 et de juillet 1938 du Code du Travail donnent droit pour tout ouvrier accidenté pendant son travail ou en s’y rendant, à une réparation et à une pension, s’il voit sa capacité de travail diminuée du fait de l'accident.

Il en est de même pour tout accident causé par un tiers.

Evidemment, la victime cherchera souvent à obtenir 1a réparation la plus importante possible alors que le responsable, au contraire, tendra à la minimiser ou, tout au moins à la ramener à sa juste valeur.

De là, la naissance de conflits et la nécessité d’expertises médicales.

Or, il y a quelquefois une disproportion énorme entre les signes organiques minimes décelables par l'expert et les signes fonctionnels importants accusés par le malade, et qui sont responsables de l'incapacité considérable dont il se plaint.

L'expert a-t-il devant lui un simulateur, un névrosé exagérant involontairement ses maux, ou un malade dont les souffrances sont réelles ?.….

Là est tout le problème de la sinistrose.

Nous nous proposons, après avoir défini ce que BRISSAUD entendait par le nom de Sinistrose, d'étudier tout d’abord l'évolution des idées sur cette question, de sa naissance à nos jours.

Puis, après une étude clinique des divers syndromes donnant ainsi lieu à des contestations, nous envisagerons les causes, la prophylaxie et la réparation des névroses posttraumatiques qui viennent si souvent compliquer la tâche des experts, surtout après les traumatismes crânio-cérébraux.

Enfin, nous essaierons, par quelques observations, de montrer comment, actuellement, l'expert cherche surtout à distinguer les cas où un symptôme objectif permet d'affirmer que l'accident a provoqué une lésion organique durable de

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