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Phalange sacerdotale des âmes privilégiées

^^ANs les dernières années du Pontificat de Léon XIII. se fondait à Paris une Œuvre Sacerdotale, destinée à subvenir à tous les besoins du clergé, tant au point de vue temporel que moral et spirituel.

Le Pape, non seulement l’encouragea, mais daigna lui donner, par un privilège unique jusqu’ici, un Rescrit d'approbation signé de sa main, avant même son établissement ; et, par une faveur non moins signalée, il voulut faire remonter à cet évènement la date de sa fondation. Depuis lors, tous ses successeurs eurent à cœur d’exprimer, sous des formes diverses, leur paternelle et touchante bienveillance à son égard.

L’Œuvre projetée fut, dès l’origine, toute empreinte de l’esprit d’amour et de sacrifice qui devint son cachet caractéristique ; esprit puisé et alimenté par un culte tout spécial envers la Personne adorable de Jésus Souverain Prêtre au Très Saint Sacrement, et exprimé extérieurement par un apostolat de prière et de dévouement au service de ses Prêtres.

Cette pensée toute surnaturelle reçut d’abord un commencement de réalisation par la fon-

dation de la Congrégation de la Fraternité Sacerdotale, maintenant répandue en divers pays, et dont le but est de former des adorateurs et des apôtres du Sacerdoce, par l’Exposition diurne du Très Saint Sacrement et l’établissement de maisons appropriées aux divers besoins du Clergé.

La fondation de la Congrégation des Oblates de Béthanie vint mettre un couronnement à l’OEuvre première, en groupant des âmes éprises du même idéal et consacrant leur vie. dans la prière, l’adoration et les travaux intérieurs, à seconder dans leur apostolat leurs frères de la Fraternité Sacerdotale.

Jésus Prêtre dans rEucharistie et Prêtre dans ses Prêtres, à honorer, à connaître, à aimer et à servir par un esprit d’amour allant jusqu’à l’beroïsme du sacrifice : tel est l’idéal de sainteté auquel sont invitées les àrnes de la troisième catégorie destinées à former la Phalange sacerdotale des âmes privilégiées.

Ames privilégiées vraiment, pour lesquelles Jésus devient Punique objectif de la vie, dans l’étude et la contemplation de la sublimité de son éternel Sacerdoce.

Ames privilégiées, puisant en Jésus Souverain Prêtre au Très Saint Sacrement cet amour passionne qui les rendra comme des rayonnements de Jésus et les conduira infailliblement à la sainteté.

Rien de compliqué, spiritualité simplifiée ; mais identification progressive de l’àme avec Jésus, opérée par cette intimité de vie divine qui s’établit nécessairement entre deux amours qui s’appellent et se compénètrent.

Vâme privilégiée a pour alimenter son amour et exercer son zèle, deux objets : Jésus et le Prêtre, Elle aime Jésus dans son Sacerdoce, et elle Le retrouve dans ses Prêtres. Son bonheur est de revenir sans cesse à Jésus et de tout trouver en Lui. Elle vit pour Le rendre heureux, et c’est pourquoi elle L’aime. L’aimant souverainement, elle s’efforce de Lui demeurer constamment et délicatement fidèle.

Sa fidélité d’amour la pousse à tous les sacrifices et elle aspire à ne faire avec Jésus qu’une seule victime, comme elle ne fait déjà qu’un avec Lui dans son amour.

Néanmoins ses aspirations ne s’arrêtent pas là, elle considère Jésus dans ses Prêtres, et elle offre pour Lui en Eux ses prières, ses sacrifices et ses vertus. Elle prie avec ardeur pour la sanctification de toutes les âmes sacerdotales et pour la fécondité de leur ministère. C’est la forme qu’elle donne à sou amour et à ses désirs de glorification de Jésus dans son divin Sacerdoce.

Honorer, adorer, étudier, aimer et servir Jésus Souverain Prêtre au Très Saint Sacrement ; Le porter aux âmes sacerdotales jusqu’aux extrémités du monde, par ses prières et ses sacrifices : quelle suavité de vie spirituelle et quelle sublimité (l’apostolat dans le silence et la vie cachée !

Rien en cela qui soit exagéré, puisque tout vient de l’amour et doit conduire à l’amour. Rien non plus qui dépasse la portée ordinaire des âmes pieuses, puisque toute spiritualité doit conduire à Jésus, qui est le terme comme la grâce de toute sainteté.

Ajoutons que rien n’est plus apte à satisfaire les saintes aspirations des âmes qui désirent plus ardemment se sanctifier et veulent croître dans la connaissance et l’amour de Jésus. Jésus ne sera parfaitement aimé, que s’il est connu ; et II ne peut l’être complètement, que s’il est connu et compris dans son Sacerdoce. Le Sacerdoce, c’est Lui ! Jésus, c’est le Prêtre !

Le jour où les âmes auront l’intelligence de ces vérités, elles auront également du sacerdoce du Prêtre une plus grande compréhension, et elles seront heureuses de s’immoler pour que les Prêtres soient saints comme leur Maître, et pour que Jésus soit de plus en plus glorifié en eux et par eux.

Le grand moyen d’alimenter la ferveur de toutes les c( âmes privilégiées » qui composent la « Phalange sacerdotale », c’est de vivre le plus possible de la vie même de Jésus Souverain Prêtre au Très Saint Sacrement, en esprit et en union avec tous les Membres des deux Congrégations-Sœurs , auxquels elles doivent rester unies par la prière mutuelle et, à l’occasion, par des échanges de vues et une coopération effective à leurs œuvres diverses.

Un facile et fructueux mode de coopération est déjà la diffusion des publications de la Maison du Bon-Pasteur (titre social de librairie), toutes empreintes de la doctrine du Sacerdoce et de la vie d’amour.

Pour se faire inscrire, envoyer ses nom et prénoms, ainsi que son adresse exacte, à :

Monsieur le Directeur

de la Phalange Sacerdotale

228, Boulevard Péreire, Paris (xviie)

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