oo
une livre, ou
Eau commune, quatre livres, ou ■ 2.000
Mêlez , et meltez-les à Fétuve pendant deux jours , en agitant de temps en temps le vase. Passez la liqueur, et laissez-la reposer pendant deux autres jours , au bout desquels vous verrez surnager une pellicule d’une odeur vireuse. Filtrez alors, et laites réduire de moitié à un feu doux. Laissez encore reposer cette 1queur légèrement trouble pendant deux jours dans l’étuve; elle se couvrira encore d’une pellicule d’odeur vireuse. Passez de nouveau, et évaporez jusqu’à consistance d extrait; la liqueur restera pure et limpide jusqu’à la fin, et vous aurez ainsi un extrait dépouillé de toute odeur vireuse.
i5. Extrait d’Opium préparé par la fermentation , d’après la méthode de M. Déyeux. '
Prenez : Opium choisi et coupé. . . . autant que vous voudrez.
Faites macérer dans de l’eau avec quantité suffisante de ferment de bière , à la température qui favorise le développement de la fermentation (ao^isS centig.). Dés que la liqueur sera éclaircie, étendez-la d’eau, et filtrez-la au papier gris. Faites-la bouillir ensuite jusqu’à ce qu’elle ait perdu toute odeur vireuse, et enfin évaporer jusqu’à consistance d un extrait qui seia toutà-fait privé de principe vireux.
[M. Jossc prescrivait de malaxer l’opium pendant long-temps, sous un filet d’eau, pour n’enlever que la partie gommeuse. Ce procédé, long, a été remplacé p-ar la macération dans l’eau froide.]
i6. Extrait d’ O pium préparé par une longue digestion , d’après la formule du docteur de Diest.
Prenez : Opium choisi et coupé en petits morceaux,
une livre, ou 5oo
Eau commune , quatre livres , ou. . 2,000
Faites bouillir légèrement pendant une demi-heure, ensuite passez et conservez la colature.
Faites bouillir de même le résidu une seconde et une troisième fois avec une égale quantité d’eau. Cela fait, et les décoctions étant passées, versez-les dans une cucurbite d’étain, que vous mettrez sur le bain de sable, de. manière que la liqueur, échauffée au moyen d’une lampe, bouille sans discontinuer et doucement durant six mois. Il faut avoir soin que le vase soit toujours presque plein, et à cet effet ajouter de temps en temps une certaine quantité d’eau dbtillée pour remplacer celle qui se perd par l’évaporation. Il faut aussi transvaser quelquefois la liqueur afin d’enlever le sédiment qui se dépose au fond de la cucurbite. Au bout de six mois on la laisse refroidir, on la passe à la chausse ou au filtre de papier gris , et on l’évapore au bainmarie jusqu’à la consistance d’une masse propre à faire des pilules. Alors on la conserve pour l’usage dans un vase bien fermé.
Obs. Nous avons conservé cette formule , parce qu’elle a joui pendant long-temps d’une grande célébrité, et que des médecins dont l’autorité a beaucoup de poids, la considèrent encore aujourd’hui comme douée d’une efficacité toute particulière, et comme dépouillée de toutes les mauvaises qualités de l’opium.
[Je ne sais pas jusqu’à quel point ces diverses méthodes de préparations sont avantageuses à suivre aujourd’hui, car rien ne prouve bien évidemment l’action délétère de la matière vireuse, puisque de l’eau distillée et recohobée plusieurs fois sur l’opium paraît sans action sur l’économie animale.
M. Limousin Lamothe, pharmacien distingué à Alby, enlève la matière résineuse de l’extrait d’opium, -en faisant bouillir avec de la poix-résine, puis passant à travers un linge convenable; ce procédé, qui réussit très-bien, paraît en même temps priver l’extrait de narcotine.
Voici le mode qui est généralement suivi pour préparer l’extrait gommeux d’opium.
On met à plusieurs reprises l’opium coupé menu en contact avec de l’eau tiède, environ le double de son poids ; on passe avec expression, et après avoir laissé reposer la liqueur, on décante avec soin , puis on l’évapore au bain-marie en consistance voulue. Il faut avoir soin de séparer pendant l’évaporation la pellicule résineuse qui se forme à plusieurs reprises,
Quand on emploie une irès-grandc quantité d’eau, on dissout une bien plus grande quantité de narcotine, que lorsqu on fait agir les quantités prescrites ci-dessus. . , .
Quoique cette substance (la narcotine) paraisse avoir a peine de l’action sur l’économie , on prescrit quelquefois d en priver
l’extrait d’opium. . . 1 ,
M. Robiquet et M. Dublanc emploient, pour arriver a ce but, l’éther sulfurique, qui ne dissout sensiblement que la narcotine. M. Dublanc a fait voir que l’action^ de la chaleur est necessaire pour l’enlever entièrement, et qu’à froid il faut répéter un trop grand nombre de fois le contact.]
1 7. Extrait de Myrrhe.
Prenez : Myrrhe choisie. . . . autant qii il en faut, Dissolvez-la dans
Eau bouillante. . . • quantité suIJisanle.
Laissez refroidir, passez .avec expression, et faites évaporer jusqu’à consistance d’extrait.