Poudre d& Racine de J ala P
Prenez : Racine dejalap choisie, coupée en petits morceaux et sèche. . . . autant que vous voudrez. ,
Pilez dans un mortier de fer, et faites, suivant 1 art, une poudre très-fine qui ne laissera presque pas de résidu.
r Pour préparer cette poudre, il faut que le jalap ne soit pas piqué par les vers, car M. Henry père a fait voir, il y a long-temps, que ces insectes n’aUaquent que la fécule amylacée, et ne touchent pas à la racine. On s’exposerait donc, en n’ayant pas celte précaution, de donner une poudre de jalap, qui contiendrait, sous ■ le même volume, une très-grande quantilé de matière active , à laquelle la fécule sert en quelque sorte de correctil.^
Xe jalap piqué est très convenable pour la préparation de 1 extrait résineux.]
Préparez de même les poudres de rhubarbe , de gentiane, d’année et autres,
T), Poudre de Racine d'ipécacuanhà.
Prenez ; Racine d’ipécacuaha choisie et mondée. . . . autant que vous voudrez. , n ».
Pilez d’nbord légèrement dans un mortier de fer, jusqu à ce
FRANÇAISE. i8i
que la partie extérieure et résineuse (ij soit séparée du medilulliutn ligneux; lejetez ce dernier, ensuite triturez de nouveau les parties résineuses, et faites une poudre très-fine selon les règles de l’art.
[ L’ipécacuanlia , dont les racines sont très-grosses , ne paraît pas contenir, d’après des essais laits à ce sujet , une plus grande quantité d’éniéline, que celui qui est plus mince; il ne doi!;.sa grosseur qu’à une plus grande proportion de fécule. On assure cependant qu’il est plus actif.]
/|. Poudre d^ Écorce de Quincjuina.
Prenez : Ecorce choisie de quinquina gris. . . autant (jiie vous 'coudrez.
Pilez d’abord dans un mortier dé fer, et rejetez comme inutile la poudre que vous obtiendrez ainsi; cela lait, continuez de piler jusqu’à ce que l’écorce soit réduite presque toute entière en une poudre impalpable.
[On rejette souvent la première poudre parce qu’elle renferme les débris des lichens qui sont répandus sur l’épiderme. Quant a la poudre de quinquina jaune ou calisaya, c’est la dernîere au contraire que l’on sépare, parce qu’elle ne renferme presque que les fibres ligneuses de l’écorce.]