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Carbonate de Potasse

(Proto-Carbonate de Potassium. Nouv. Nomenel.)

Prenez : Carbonate de chaux, cassé en petits morceaux . . . autant qu’il en faut.

FlUNÇAîSË. 345

Jctez-le dans un petit tonneau, ou dans une bouteille de grès garnie de deux orifices. Adaptez à l’un de ces orifices un entonnoir placé au bout d’un tube recourbé en cr , à 1 autre un tube recourbé allant se rendre dans un flacon «à trois tubulures , rempli d’eau, et garni lui-même d’un tube de sûreté et d un autre tube iecourbé plongeant dans un second flacon rempli d’une dissolution de sous-carbonate de potasse, marquant 28 à 3o degrés.

L’appareil ainsi disposé, versez par l’entonnoir du premier tube, de l’acide muriatique (hydro-chlorique), ou del’acide sulfurique «à 20 degrés. An premier contact de Pacide, le gaz acide carbonique se dégage avec effervescence : versez de nouvel acide toutes les fois que le mouvement se ralentit, jusqu’à ce que le sous-carbonate de potasse, converti en carbonate, laisse déposer des flocons de silice. Filtrez |a liqueur pour séparer ce sédiment, et continuez de verser de l’acide sur le sel calcaire, jusqu’à ce qu’il soit parfaitement saturé. L’opération étant alors terminée, le carbonate de potasse déposera spontanément, dans le dernier flacon , des cristaux, qu’il faudra laver avec de l’eau distillée, et conserver pour Fusage.

Obs. Si l’on emploie Pacide sulfurique, il faudra commencer par le mettre dans la bouteille , on y versera ensuite peu à peu le carbonate de chaux délayé dans de l’eau. Moyennant cette précaution, l’aoide carbonique se dégagera d’une manière plus uniforme , et sa combinaison avec le sous-carbonate de potasse sera plus facile.

[ On a donné plusieurs moyens de préparer ce sel : 1". en agitant une solution de sous-carbonate de potasse dans un flacon rempli de gaz carbonique, et réitérant à trois ou quatre reprises j le liquide donne ensuite de très-beaux cristaux.

2^ En faisant, comme il est indiqué, arriver le gaz dans des solutions de sous-carbonate, à 35 ou à degrés , et de manière qu’il n’arrive de nouvelles quantités de gaz, qu^aulant que celles introduites auparavant ont été absorbées; voyez l’appareil de M. Welter (1), décrit par M. Robiquet, ou l’appareil de MM. Planche, Roullay et Boudet (2). Il serait trop long de décrire ici ces appareils, que l’on retrouvera chacun à la source indiquée.

Il est an soin qu’il n’est pas inutile de prendre pour avoir de beaux cristaux , c’est de concentrer aux deux tiers la liqueur char^ gée de beaucoup d’acide carbonique et dans laquelle il s’est déjà formé des cristaux; on abandonne ensuite pendant deux jours.

(1) Dictionnaire Technologique , tom. II , pag. 16.

(2) Journal de Pharmacie, Juillet 1826 , pag. 36o.

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et le sel que l’on reliie, essayé par les réactifs, est entièretneiil à l’état de bi-carbonate ou de carbonate, saturé malgré la chaleur que l’on a imprimée à la liqueur.

3°. Enfin on prépare encore le carbonate de potasse saturé d’après le moyen indiqué dans la Pharmacopée do Londres.

On fait bouillir sous-carbonate de potasse ftij ou i,ooo

Avec sous-carb. d’ammoniaque ^ iv 128

Eau distillée ifaij 1,000

jusqu’à complète évaporation de Fammoniaque j on passe si cela est nécessaire , et on fait cristalliser après avoir rapproché le liquide à pellicule. ]

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