‹ Pharmacopee francaise, ou, Code des medicamensChapitre 204 sur 357 · Oxide, ou Sous-Nitrate de Bismuth , communément · texte numérisé non relu

Oxide, ou Sous-Nitrate de Bismuth , communément

appelé Magistère de Bismuth.

( Süiis-Nitiale de Rismulh. Nouv. Normncl )

Prenez : Bismuth. . 6o

Acide nitrique (à 52 degrés) i8o

Faites dissoudre le bismuth cassé eu morceaux dans l’acide, et mêlez la dissolution avec

Eau distillée 2^0

La liqueur se troublera; vous la verserez alors dans un vase de verre assez ample pour contenir à-peu-près vingt fois autant d’eau distillée. Lavez parfaitement la poudre blanche qui se dépose, laites-la sécher dans un endroit chaud, mais à l’abri des rayons du soleil, et conservez-la pour l’usage.

[II faut étendre primitivement de beaucoup plus d’eau le nitrate de bismuth pour avoir un produit très-blanc. A cet effet, on verse |a dissolution métallique dans un vase de verre contenant en eau quinze ou vingt fois le poids de cette liqueur.

On doit, pendant la dessiccation, éviter, outre le contact d’une vive lumière, celui des vapeurs de l’acide hydro-sulfurique, ainsi que pendant sa conservation ; ce gaz noirciraitpromptement le magistère de bismuth.]

2. Oxide de Fer noir préparé à l’ eau., communément appelé Ethiops Martial.

(Piotuxide de Fer. Nouv. Nomencl.) (i).

1 *. D’après la méthode ordinaire.

Prenez ; Limaille de fer préparée. . . . autant qu’il en faut.

Mettez-la dan» un large vase de terre ou de verre , verse^ dessus de l’eau commune bien filtrée, de manière à la couvrir de six doigts de liquide : remuez le vase plusieurs fois par jour, tenez-le toujours couvert, dans la crainte que l’air n’entre en contact avec le fer, et, s’il le faut, ajoutez une nouvelle quantité d’eau , afin qu’elle conserve toujours le même niveau au-dessus de la limaille. Sans ces précautions , le fer se prendrait en n^mmeaux difficiles à triturer, et l’opération serait manquée. Au bout de quelques semaines, l’eau sera troublée par une poudre noire très-fine , qn’il faut rassembler sur un filtre de papier, et aire promptement sécher dans la cucurbite d’un alambic, couverte de son chapiteau.

Obs. Il est bien plus expéditif et plus facile de préparer cet oxide au moyen d’une machine disposée de manière à mettre la limaille de fer continuellement en mouvement sous l’eau.

2». D’après la méthode de M. Guibourt, adoptée à la Pharmacie centrale des Hôpitaux.

Prenez : Limaille de fer

^ ^ autant que vout voudrez.

Triturez-la dans un mortier, puis mettez-la dans un large vaisseau de faïence ou de porcelaine , et versez de l’eau dessus susqu’à ce qu’elle soit bien lavée, et que le liquide sorte sans couleur : alors inclinez un peu le vase, comprimez la limaille, et laissez-la égoutter pendant quelques minutes j après quoi redresiez le vaisseau, remuez la limaille avec une spatule de fer, et ajoutez-y peu-à-peu assez d’eau pour l’humecter. Au bout de quatre ou cinq jours, lavez-le pour enlever l’oxide de fer noir qui se dépose au fond de l’eau, qu’on rassemble sur un filtre, et qu’on fait sécher au four, après l’avoir bien exprimé.

Obs. Il faut avoir soin sur-tout que le fer soit toujours imbibe d’une même quantité d’eau, de manière qu’il ne cesse jamais d’être humecté, et que cependant le liquide ne s’écoule pas lors-

(i) Cette dénomination proloxide est mauvaise; car on sait que ce co^s n’est autre qu’un deiitoxirfe, ou , mieux, un mélange de protoet de tritoxute.

qu’on incline le vase. Avec ces précautions, il ne larde point à se dégager du gaz hydrogène, reconnaissable à son odeur par ticuherej la masse , qui s’échauffe, marque le premier four 24 deg. R. (3o centig.), le second 28 4/5 R. (56 centi^.), et le troisième près de 40 R. ( 5o cenlig.); mais le dégagement de chaleur,^dû a la combinaison de l’oxigène avec le 1er, ne va pas audela de ce dernier terme. Pour qu’il persiste , il faut remuer souvent la masse, et prendre garde qu’elle ne soit trop ou trop peu huniidet sans quoi, l’opération se fait d’une manière ine>L Au bout de cinq jours, une grande partie du fer est convertfe en oxide, et la chaleur diminue. On lave alors la masse, pour enlever 1 oxide, que 1 eau entraîne, et l’on agit ensuite de même pour la portion de limaille encore inattaquée. En suivant cette méthode, on parvient sans peine à se procurer en peu de jours une pande quantité d o^ide de fer noir, d’autant meilleur que le fer et 1 eau auront servi seuls à le préparer (i), ^

y. Préparé avec l’Acide Acétique.

Prenez : Sulfate de fer très-pur. , k

Eau distillée

Faites dissoudre le sulfate dans l’eau V pas'sez ' et ajoutez, en plusieurs fois, à la colatiire.

Sous -carbonate de soude k

Dissous dans

Eau distillée • ,

Lavez parfaitement, et desséchez lentement la matière qui reste au fond du vase après qu’on a décanté la liqueur. VerSz ensuite dessus de 1 acide acétique faible, dans la proportion de 3 à 8 . melez bien le tout, et mtroduisez-le dans une cornue de pslutee. Distillez, suivant l’art, dans on fourneau à réver! bere : apres le relroidissement, retirez l’oxide de la cornue et conservez-le pour les usages de la médecine. ’

[Ce deutoxîde est mêlé souvent d’un peu de charbon- c’est

siadorprs^tci.^

M. Vauquehn a conseillé un procédé, qui peut-être ne donne pas toujours en grand un produit très-homogLe , c’est celui nui consiste a calciner fortement un mélange très-intime de deux nlr

nés de limaille de fer, et d’une d’oxide^ouge rrédniXou-

(i) Outre le gaz hydrogène, résultat naturel de cetle onératmn a laquelle 1 eau est décomposée . il se nrnrlnîf ........ ® operation, dans

et peut-être de protoxidrd’azotr* il faut d’ammoniaque,

pei^dant cette oxidation ’ ‘ ^ enrôle

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dre le résidu noir. Lorsque le mélange du peroxide et du métal a été fait avec grand soin, le partage de Toxigène de ce péroxide avec le fer doit s’effectuer plus aisément.]

5. Oxide de fer brun, communément appelé Safran de Mars apéritif.

(Sous-trito-Carbonate de Fer. Nouv. Somcncl.)

5oo

Prenez ; Sulfate de fer

Dissolvez-le dans

Eau distillée ,

Sous-carbonate de potasse ou de soude .... quantité suj-

poiTr précipiter tout l’oxide : lavez le précipité à l’eau chaude , séchez-le, pulvèrisez-le , et conseivez-te dans un bocal fermé.

ILe proto-carbonate blanc, qui se précipite d’abord , et qui peu-à-peu devient vert , puis rouge, doit être abandonné dans un vase de terre, et agité souvent à l’air, jusqu’à ce qu’il soit devenu rougeâtre; il se sépare alors très-facilement, et sèche promptement, car il cesse de retenir l’eau aussi fortement que le mélange verdâtre de proto et de deuto-carbonate , qui forme un magma volumineux, au milieu duquel l’air pénètre trop difficilement pour suroxider le fer.]

On peut préparer la même substance pur l’exposition a la rosée, de la manière suivante ;

Prenez : Limaille de fer tVès-pure. . . . quantité nécessaire.

Exposez-la à la rosée, ou arrosez-la de temps en temps avec de l’eau de pluie , jusqu’à ce qu’elle soit convertie en rouille , que vous porphyriserez sans eau , et conserverez pour l’usage.

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