II. Pulvérisation de la gomme adraganthe
Prenez : Goname adraganthe aussi sèche que possible. . . . autant que vous voudrez.
Pilez d’abord légèrement dans un mortier de fer échauffé, et rejetez la première poudre. Continuez ensuite de piler, et passez au tamis de soie.
[On agit de la même manière pour la gomme arabique, si ce n’est qu’il est inutile de chauffer le mortier.
On rejette également la première poudre, qui est à-Ia- fois moins blanche, comme celle de là gomme adraganthe, et amère à cause de la poussière et des impuretés qui se trouvent à la surface des morceaux de gomme. ]
12. Poudres qui se préparent plus facilement par l' intermède de la Gomme adraganthe.
Poudre de Coloquinte.
On associe quelquefois la coloquinte à la gomme adragant pour la piler plus aisément ; car c< s deux substances étant séchées ensemble , le tissu coriace ot membraneuîi de la première participe de la fragilité do la seconde , et se laisse mieux piler, tandis qu’en même temps elle perd un peu de son àcreté. Voici la méthode la plus facile pour
exécuter cette opération :
î'reaez : Parenchyme sec de coloquinte blanche. .... 8
Gomme adratranthe i
Faites gonfler la gomme dans une quantité suffisante d’eau , reduisez-îa en mucilage épais , et mêlez-la avec la coloquinte dans un mortier, en la triturant bien avec le pilon; formez de cette manière une masse qu’il sera facile de diviser en tablettes Ou pastilles, et que vous ferez bien sécher Au besoin vous réduirez les tablettes par la trituration en une poudre très-fine, qui sera passée au tamis de soie.
Tel était l’usage des trochisques , appelés alhandal, dont la préparation exigeait plus de peine sans produire de résultat plus avantageux.
Pulvérisez de même l’agaric blanc, la chair de vipère, et toutes les autres substances dont le tissu s’écrase difficilement sous le pilon.
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[On obtient des résultats plus satisfaisaiis en soumettant directement au pilon , soit les coloquintes sèches privées dé leur épiderme et de leurs semences , soit l’agaric blanc que l'on pulvélisc aussi quelquefois en le IVotlant sur un tamis de crin. ]
i3. Pulvérisation des Résines.
On pulvérise les résines en les Iriluranl dans un mortier de fer, de marbre, ou de verre. Quelques personnes frottent le bout du pilon et le fond du mortier d’un peu d’huile, afin que la résine ne s’y attache pas trop fortement; mais elles s’exposent à ce que l’huile j qui s’unit à la résine , sc rancisse bientôt. Il faut donc n’en mettre c|ue la quantité absolument nécessaire, et mieux encore vaut-il s’abstenir de cette méthode. Du reste, bn évite cet inconvénient en attendant un temps froid pour faire cette préparation.
Préparez de même, mais sans employer d’huile, toutes les poudres de gommes-résines , au moins de celles qui sont sèclàes.
[Comme le frottement produit une certaine chaleur qui ramollit les gommes-résines et s’oppose à leur division, il faut n’opérer que sur une petite quantité à-la-fois, ayant soin d’exposer CCS substances à une basse température , et d’agir le plus promptement possible et toujours par trituration.]