Tartraie de Potasse , appelé autrefois Sel végétal
( Tartrate d& Potasse. Noue. Nomencl. )
Prenez ; Tartrate acidulé de potasse. . . . autant que vous voudrez.
Faites-le bouillir dans
Eau de pluie. . . . quantité suffisante.
Ajoutez alors du sous-carbonate de potasse jusqu’à parfaite saturation.
Faites bouillir un peu , passez la liqueur, évaporez-îa jusq\i’à ce qu’elle marque 45 degrés à l’aréomètre , et laissez-la ensuite en repos dans un endroit chaud , où elle cristallisera peu à peu.
5. Tartrate de Potasse et de soude, appelé autrefois Sel Polyclireste soluble , et vulgairement Sel de Seignette.
(Tartrate de Potasse et de Soude. Nouv. Nomencl.)
Prenez : Tartrate acidulé de potasse . 200
Faites-le dissoudre dans
Eau de pluie 640
Ajoutez alors
Sous-carbonàte de soude, environ i6o
ou quantité suffisante pour opérer une parfaite saturation.
Passez la solution, fuites-la évaporer jusqu’à 35 degrés de l’aréomètre , afin qu’elle cristallise peu à peu en refroidissant. Vous purifierez au besoin ces cristaux en les faisant dissoudre une seconde fois.
[M. Henry père a reconnu que les eaux-mères étaient presque entièrement formées de tartrate de soude, et que pour obtenir de nouveaux cristaux de sel de Seignette, il fallait y ajouter une certaine quantité de tartrate de potasse. ]
A. Tartrate de Potasse autimonié, vulgairement appelé Tartre émétique.
(Tartrate de Potasse et d’ Antimoine. Nouv. Nomenel.)
î"" Méthode.
Prenez : Oxide d’antimoine sulfuré vitreux , porpby-
nse
it/ « • • •
Tartrate acidulé do potasse ' ‘ ’
Pulvérisez ces deux substances, et mettez-les dans un vase de terre, ou mieux, d’argent, avec eau très- T)ure. . • quaïitite suffisante. ^
^ Faites bouillir pendant une demi-heure, en ajoutant de temps en temps de l’eau bouillante. Passez la liqueur tiède , faites-la évaporer dans une capsule de porcelaine, jusqu’à siccite. Dis- solvez le résidu dans l’eau bouillante, et évaporez encore jusqu a ce aue la liqueur marque 20 degrés à l’aréomètre. Laissez-la renoser , alors elle donnera des cristaux parfaitement purs.
^ r Ce procédé est peu suivi maintenant a cause des purifications vénétées qu’il exige pour avoir le sel exempt de tartrate de chaux et de tartrate de fer. Le premier cristallisera en petites houppes soveuses que l’on sépare mécaniquement des cristaux au moyen d’une brosse, le deuxième reste dans les eaux-mères. J
2*. Méthode.
Prenez ; Sous-sulfate d’antimoine lavé ïjOOO
Sous-tartrate de potasse pulvérisé •
Eau distillée quantité suffisante.
Faites dissoudre le sur-tartrate de potasse dans une chaudière de fer ou une bassine d’argent, et jetez le sous-sulfate d antimoine par parties dans la solution. Faites ensuite bouillir jusqu a ce queîa liqueur marque 20 degrés à l’areometre, ® que sa densité soit de Passez et laissez refroidir douce-
ment Il se forme des cristaux de tartrate d antimoine et de potasse, très-blancs, très-purs, et paî^faRement exempts de ^ res hétérogènes. Après cette première cristallisation , la liqueui, évaporée encore, donne de nouveaux cristaux moins blancs, qu'on obtient purs, en les faisant dissoudre une seconde lois.
r II existe différens procédés pour obtenir ce sel, mais dans la plupart on est forcé de purifier plusieurs fois le produit afin de l’avoir tout-à-fait pur et identique; c’est ce qui a engage M. Henry père de faire à ce sujet un travail fort intéressant, 0 il résulte que la plupart de ces procédés , ainsi que ceux cites
FRANÇAISE. 5y^
dans cette Pharmacopée, donnent un produit mêlé soit de tartrate acidulé de potasse, soit de tartrate et de sulfate de chaux que l’on ne peut enlever qu’au moyen de cristallisations réitérées.’ Afin d’obvier à cet inconvénient, M. Henry a reconnu que le procédé de Dublin méritait sous tous les rapports la préférence. Il avait jadis été proposé et suivi parBergmann, Scheèle, Lassone, Maquer, etc., etc.
C’est à ce procédé qu’il a rapporté quelques modifications avantageuses. Il consiste à traiter la crème de tartre par le souschlorure d’antimoine pur et encore humide, puis à faire cristalliser. On prend donc d’abord :
Sulfure d’anlimoine j
Acide hydro-chlorique à 22® "
Acide nitrique à 38® * • • •
On dissout à chaud, et le liquide obtenu est versé dans une grande quantité d’eau pure; le précipité qui s’y forme, lavé convenablement, est égoutté avec soin. La dose ci-dessus donne i,33o de sous-chlorure humide, représentant sec i,025 k Pour préparer l’émétique, faites bouillir alors dans une marmite de fonte
et ajoutez un mélange exact de
Crème de tartre j ^§g
Sous-chlorure humide. ’ i,33o, représentant
Lorsque le mélange a acquis, bouillant, 25 degrés, on le filtre et l’émétique qui cristallise est très-pur. Les eaux-mères fournissent de nouveaux cristaux.
On peut saturer les dernières eaux-mères par le sous-carbonatede potasse ou par celui de chaux; mais il faut purifier alors les cristaux d’émétique que l’on en retire, parce qu’ils sont toujours impurs.
M. Henry a proposé un moyen de reconnaître si l’émétique renferme de la crème de tartre ; le réactif qu’il emploie est une dissolution convenablement acide d’acétate de plomb.
Acétate de plomb neutre, 3’ p.rties
Eau pure 82 ” *
Acide acétique à 9® !!!'*' i5
Il produit un trouble sensible dans l’émétique dissous lorsque ce sel est mêlé d’ 1/100 de crème de tartre (1). ] ^
(i) Pour plus de détails , consultez le Journal de Chimie Médicale, iSaS. — Journal de Pharmatte. Février i8aÉ», pag, 68. ’
4oo
PHARMACOPEE 5. Tartrate de Mercure.
(Proto-Tartrate de Potasse de Mercure. Nouv. Nomenel.
ao
Prenez Proto-nitrate de
Faites-le dissoudre dans
Eau distillée *
Passez, et ajoutez peu à peu d’une solution aqueuse de potassé jusqu’à ce qu’il ne se forme plus de précipité. Décantez laÜqueur, lavez bien la poudre à l’eau froide, faites-la sécher, et conservez-la pour 1 usage.
6. Tartrate de Potasse et de Fer liquide, appelé autrefois Teinture de Mars tartarisé.
(Tartrate de Potasse et de Fer. Nouv, Nomenel.)
1°. Liquide.
Prenez ; Limaille de fer pure et brillante
Tartrate acidulé de potasse
Jelez-les dans une grande marmite de ter ; ajoutez seulement ce qu’il faut d’eau de pluie bien pure pour faire une masse molle, que vous laisserez tranquille pendant vingt-quatre heures.
Versez alors dessus
Eau de pluie ; • •
Faites bouillir pendant deux heures , en remuant , et aioutantde temps en temps de l’eau bouillante. Laissez ensuite reposer la liqueur, et décantez celle qui surnage et qui est la plus pure; passez-la jusqu’à ce quelle marque 3a degrés à l’aréomètre. Ajoutez alors
Alcohol (26-36 degré)
Et conservez pour l’usage. i ,• ,
En évaporant cette liqueur en consistance d extrait, on obtient
la substance connue sous le nom à'Extrait de Mai's.
TM Boutrôn-Charlard a étudié avec som les phénomènes clumiqués de cette préparation , et il a reconnu que ta grande quantité de dépôt rougeâtre insoluble qui se séparé pendant l opéra; tion est im tartre neutre de fer. Il a vu aussi que la propr.e e d’attirer l’humidité de l’air que présente le produit, est due a de Sa potasse libre mise à nu par la réaction de Toxide de fer sur la crènne de tartre. On pourrait éviter cet inconvénient en saturant l’excès d’alcali par une addition suffisante d acide tartrique (i j.j
(i) Journal de Pharmacie. Dccembrc iS25.
4oi
a”. Solide, appelé aiUrefois Tartre chalybé soluble.
Prenez tartrate de potasse pulvérisé 4o
Tartrate de potasse et de fer liquide 160
Mêlez et faites évaporer ensemble, à un feu doux, jusqu’à siccité, dans un vase de fer : conservez le résidu dans un vase bien bouché.
Obs. On peut préparer un sel peu différent de celui-là, en mêlant du tartrate de potasse et de fer liquide avec du tartrate de potasse et de soude , dans les proportions indiquées. Mais ce sel { Mrtrate de potassium , de sodium et de fer, Nouv. Noraencl. ) n’est pas aussi soluble que le précédent.
5". Boules martiales de Nanci.
Prenez : Limaille de fer porphyriséc. ........ 5oo
Tartre de vin rouge réduit en poudre très-fine sur Je
porphyre 1,000
Aicohol (8=18 degrés) quantité suffisante
pour faire du tout une bouillie épaisse et comme sirupeuse , qu’on met dans un vase de faïence ou de terre vernissée, et qu’on abandonneainsi, pendant cinq ou six jours, à l’air libre, dans un endroit médiocrement échauffé en le remuant plusieurs foispar jour.
Au bout de ce temps, faites-Ia chauffer jusqu’à 60 ou 64 degrés du thermomètre de Réaumur, en la remuant souvent avec une spatule ; dès qu’elle aura acquis la consistance d’un miel épais, délayez-la dans une nouvelle quantité d’aloohol au même degré, continuant d’agir ainsi jusqu’à ce que la masse ait perdu tout éclat métallique et soit devenue parfaitement noire. Alors, sans ajouter davantage d’aleohol, continuez de la faire évaporer, pour la réduire en une pâte susceptible d’être pétrie, qüe vous moulerez en boules, chacune du poids d’environ trente-deux ou soixante-quatre grammes , c’est-à-dire, une once ou deux. Faites sécher à l’étuve ces boules, qui , préparées ainsi, ne se fendilleront pas , comme il arrive souvent.
[MM. Chevalier et Idt, dans leur ouvrage de pharmacie, donnent plusieurs recettes pour préparer ces boules martiales j nous n'en citerons qu’une, c’est cellede M. Rol de Mirecourt (Vosges).
Pâte d’acier 2 livres, avec
Mastic en poudre fine. 5 onces.
Oliban, ici • 5 onces.
Myrrhe, id '. . 1 once.
Tartre
Limaille d’acier.
3 parties,'
On mêle exactement ces substances, et on en forme des boules à l’aide d’un moule en fer, huilé à l’intérieur,]
4üu