SECTION IX
Des Médicamens résultant du seul mélange des substances simples.
Quoique d’ordinaire on n’envisage les médicamens de cette section que comme des mélanges , il ne faut pas entendre par-là que tous doivent leurs vertus à la réunion des substances dont ils sont formés , et qu’ils n’obéissent point aux lois des affinités chimiques. On ne saurait douter en efiet que, dans les électuaires , par exemple , il ne s’opère, au moyen du miel, du sucre, des sirops, de l’eau ou de vin, des combinaisons ou des échanges d’élémens , qui établissent une différence bien marquée entre le médicament considéré en masse, et l’association pure et simple des substances qui le composent. Nous avons tâché de donner un exemple dans l’examen de la thériaque, que l’on trouvera plus bas. Cependant, il faut l’avouer, en inventant plusieurs de ces composés, la pharmarcie galéuique n’a souvent eu d’autre but que celui, assez peu raisonnable, d’accumuler beaucoup de propriétés djins le même médicament. L’expérience , plus que la théorie , a rendu célèbres ces remèdes, et tellement que l’art ne peut plus s’en passer aujourd’hui. Nous allons examiner ^successivement ceux dont on fait le plus d’usage, et qui ue npus qnt paru mériter ni l’ahandon , ni le dédain.
ARTICLE PREMIER
Des Espèces.
Les pharmaciens appellent espèces des mélanges de plu-.^ sieurs plantes ou parties de plantes , sèches et coupées en' petits morceaux , et dont on fait des infusions , des décoctions ou d’autres préparations analogues.
Quand un médecjn prescrit des espèces ppur les faire
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entrer dans des composés magistraux, il doit avoir soin
d’indiquer dans sa formule les doses de chaque substance.
i . Espèces émollientes.
Prenez : Feuilles sèches de mauve , de guimauve, de molène , de séneçon , de pariétaire,
O chaque, parties égales en poids,
Mêlèz, et conservez pour l’usage.