Poudre d’oxide de plomb fondu
Triturez , avec beaucoup d’eau , dans un mortier de fer de la litharge déjà pulvérisée , et faites- en une poudre trèsfine , d’après le procédé dont il vient d’être parlé pour le sulfure d’antimoine (2).
ig. Poudre de sous^carboncte de plomb.
Prenez : Céruse blanche et choisie. . . autant que vous voudrez.
Frottez-la sur un tamis de soie d’un tissu serré, et recevez la poudre qui passe sur un papier propre. On avait coutume de
(1) Le lavage a pour but de séparer les pari les siliceuses qui se trnuverit mêlées à ces terres. Il est nécessaire , avant de pulvériser ces teri'cs par le lavage , de les réduire en poudre à la manière ordinaire.
(î) Quand la litharge contient du mica, ce corps nage à la surface du liquide.
i86 PHARMACOPEE
préparer de même la poudre d’agaric blanc (i). On fera cepen> dant mieux de suivre le procédé indiqué à l’occasion de la coloquinte.
ao. Pulvérisation du fer.
Prenez : Limaille de fer jirillanle et bien mondée. . . autant que vous voudrez.
Porpbyrisez-la sans «au, dans un lieu sèc, et par un temps sec , jusqu’à ce qu’elle soit réduite en une poudre très-fine , noire et terne, que vous conserverez dans un vase bien bouché , et à l’abri de l’humidité.
[Cette préparation, qui nécessite beaucoup de soin, est peu avantageuse, car la plupart du temps le fer étant très-divisé, s’oxide en partie par l’action de l’air, même très-peu chargé d’humidité , et peut-être n’est-ce qu’à la présence d’une petite quantité d’oxide qu’il doit son action sur l’économie animale.
On pulvérise aussi l’or et l’argent en broyant avec du sucre des feuilles de ces deux métaux; par le lavage on dissout le sucre et la poudre d’or ou d’argept qui reste au fond du vase, on la fait sécher et on la passe au tamis. ]