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III. Onguens mous, vulgairemnt appelés bXVMES

Nous donnons ici le nom particulier d'onguens k des médicamens assez mous pour qu’on puisse en oindre le corps. Les uns s’appliquent , comme les linimens , sur des parties qui n’ont éprouvé aucune solution de continuité , et ceux-là méritent bien l’ancien nom d’onguent , tant par leur nature que par l’usage qu’on en fait. Les autres s'applic[uent sur des parties prêtes à s’ouvrir ou déjà ouvertes , sur les ulcères principalement ; ils ne difîèrent des onguens solides ou des emplâtres qu’en ce qu’ils sont plus mous et plus faciles à étendre, et qu’ils servent non-seulement à couvrir la partie sur laquelle on les applique, mais encore à y exercer une action médicatrice bien évidente.

I . Onguent d’ Huiles volatiles , de Baume du Pérou et de Camphre y ou Baume IServin,

Prenez : Moelle de bœuf préparée, quatre once.î , ou 1 28 Huile de noixmuscade concrète, (1) , quatre onces,

ou ^28

Huiles essentielles de romarin, deux gros, ou, . 8

de gérofle, un gros, ou 4

Camphre, un gros, ou 4

Baume du Pérou sec, deux gros, ou 8

Aîcohol (26= 56 degrés), une demi-once, ou 16

Faites fondre ensemble la moelle et l’huile concrète , et versezles dans un flacon à large embouchure j puis y ayant ajouté les huiles essentielles, le camphre réduit en poudre , et le baume dissous dans i’alcohol , faites liquéfier le tout au bain-marie; mêlez bien , et conservez dans des vases de verre exactement bouchés.

Bannie de Locatel, d’après Baume.

Cire jaune ? yj

Vin d’Espagne § |j

Huile d’olive fine. 5 ix

On fait fondre la cire dans l’huile et dans le vin , en agitant sans cesse , de manière à dissiper toute l’humidité ; on ajoute ensuite

Térébenthine fine , § i*

Santal rouge 5 )

On fait chauffer, on passe, et quand le mélange est presque refroidi , on y mêle

Baume du Pérou noir i . ? j 1^

puis on remue exactement.

Baume Chiron.

Huile d’olives fine 6 onces.

Térébenthine fine 2

Cire jaune «

Racine de Pérou noir 1 gros et demi.

Camphre en poudre x2 grains.

(1) Il faut toujours s’assurer de la pureté de l’huile de muscade, car celle du commerce est souvent mêlée de graisse de veau ; en la préparant soimême d’après les soins indiqués dans le cours de cet ouvrage , on évite tout inconvénient.

5o4 PHATRMACOPÉE

[ Quand on tait chauffer la cire, l’huile et la térébenthine avec quantité suffisante de racine d’orcanelte, on passe, et on ajoute successivenient le baume et le camphre.]

2. Onguent de Térébenthine, et de jaunes d œufs , ou Digestif

simple.

Prenez : Térébenthine pure . 64

Jaunes d’œufs, n“ 2, ou environ 52

Mêlez pendant long-temps dans un mortier de verre, en ajoutant peu à peu

Huile de millepertuis , préparée par l’ébullition. . . quantité suffisante pour faire du tout un onguent difffuent.

Obs. On augmente la vertu délersive de cet onguent par l’addition d’une plus ou moins grande quantité de mellite d’acétate de cuivre (l’onguent cgyptiac).

5. Onguent de Térébenthine et de Cire, appelé vulgairement Onguent d’ Althœa.

Prenez : Huile de mucilage i,ooo

Ciré jaune

Résine pure 125

Térébenthine

Faites fondre^ le tout, passez à travers u,n linge , et remuez avec une spatule de bois jusqu’à parfait refroidissement.

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