Onguent de Styrax composé
Prenez : Huile de noix par expression 35o
Styrax liquide et pur ' ' ‘ î ‘ ’
Faites fondre ensemble à une douce chaleur et en remuant de temps en temps.
Laissez reposer, et passez.
Ajoutez /go
Colophane pure 7
Résine élémi pure
Cire jaune. .
Faites fondre le tout un feu modéré , et passez à travers
un linge.
r Dans tous les onguens où l’on fait entrer la cire jaune avec
d’autres substances, il faut toujours n’ajouter celle-ci qu «n dernm
lieu, pour éviter qu’elle ne reçoive une impression de la chaleur trop long-temps prolongée, ce qui ne tarderait pas à la décomposer. ]
y. Onguent de Poix et de Cire., ou BasiUcum.
Prenez : Poix noire
Colophane
Cire jaune j„g
Huile d’olives
Faites fondre ensemble la poix noire et la colophane ; ajoutez la cire et l’huile , et remuez toujours, sur le feu, jusqu à ce que le mélange soit parfait : alors passez à travers un linge , et triturez avec un pilon de bois jusqu’à ce que l’onguent soit un peu refroidi. Versez-le enfin dans le vase destiné a le conserver.
La colophane est préférable à la résine de pin, qu on aval coutume d’employer autrefois; car l’humidite que ‘««^rme cetu résine fait boursouffler l’onguent durant la coction , et retarde la solution des substances qui le composent ; au contraire , elles .e dissolvent d’une manière plus facile et plus prompte quand on se sert de la colophane.
Afin de rendre cet onguent plus actif, on peut y ^
ajouter pour chaque once, ou pour. .
Oxide de mercure rouge , un demi-gros , ou. . .
Onguent contre la Teigne.
JS Ota. Ce composé n’est pas, à proprement parler, un onguent,^
5o6 PHARMACOPÉE
puisqu’il n’y entre point de graisse ; mais comme il remplit le même but, nous avons cru pouvoir le piacer ici. Le voici :
Farine de froment 5oo
Vinaigre 4,ooo
Poix noire . /joo
Poix blanche 4oo
[On forme avec le vinaigre et la farine une espèce de colle,
dans laquelle on mêle les autres substances fondues à part ensemble et passées convenablement.
On doit ne préparer cet onguent qu’en petite quantité ; c’est avec lui que l’on formait autrefois la calotte, que l’on appliquait sur la tête des personnes affectées dç la teigne. ]
ARTICLE VI
Des Emplâtres.
Les emplâtres sont composés des mêmes matières à-peupres que les onguens ; mais ils ne se ramollissent pas autant a la chaleur, et ils ont assez de consistance pour pouvoir prendre et conserver les différentes formes qu’on leur donne; et, appliqués sur une partie, non-seulement ils s’accommodent très-bien à sa figure, mais encore ils y adhèrent assez fortement. On en distingue de deux espèces : les uns se font avec divers médicamens incorporés dans laxonge de porc, des huiles, de la cire ou des résines, et ne diffèrent effectivement des onguens que par une consistance plus grande ; les autres doivent principalement leur solidité aux oxides de plomb : parmi ces derniers , quelqxies-uns contiennent de l’eau interposée entre leurs molécules , et d’autres n’en renferment pas ; ceux-ci noir-, cissent au feu ; aussi les appelle-t-on assez improprement emplâtres brûlés. On peut faire entrer dans les emplâtres un grand nombre de substances qui leur communiquent des propriétés très-variées. Il faut avoir soin aussi de ne pas les laisser dui’clr assez pour qu’on éprouve de la difficulté à les malaxer et à les étendre sur des morceaux de peau blanche ou de toile. En efi’et , on peut les conserver long-temps sans altération ; mais , avec le temps , ils sèchent et deviennent cassans : on doit alors les rejeter.