I. Eaxjx distillées simples
La distillation des eaux simples ne doit pas se faire sans quelques précautions , dont l’omission les prive de, leurs propriétés et de leurs vertus. Toutes les plantes ont ua arôme qui se sublime avec l’eau pendant la distillation , et qui se condense avec elle dans le récipient. Quand on agit sur des végétaux peu odorans, on les prend frais, et l’on cohobe pluisieurs fois de suite l’eau qui a déjà distillé , sur de nouvelles herbes , ce qui finit par la saturer de principe aromatique. Au contraire, lorsque les plantes sont très- odorantes , il suffit de les distiller une fois , pourvu qu’il y en ait une quantité pi*oporlionnée ii celle de l’eau qu’on veut obtenir. Certaines herbes fort aromatiqnes ne perdent pas beaucoup do leur odeur par la dessiccation lorsqu’elle a été faite avec soin; et, quoiqu’elles soient sèches , on en obtient encore des eaux très-cdiargées d’arome ; il vaut mieux cependant les prendre fraîches. Il convient de récolter è des époques différentes de l’année , c’est-à-dire lorsque leur odeur est bien développée , diverses parties de plantes qu’on distille fort souvent à part. Nous en avons dit assez à ce sujet, lorsqu’il a été question de la récolte et de la dessiccation. Lfjs eaux distillées sont sujettes à se corrompre avec le temps; c’est pour cela qu’on doit les renouveler souvent : op les conservera soit dans des flacons de verre, soit dans des cruches de grès ou de faience; il faut les tenir dans un lieu tempéré et peu accessible h la lumière , en ayant soin de ne#pas boucher exactement les vases , à moins qu’ils ne soient pleins (i).