Eau de fleurs d' Oranger
Prenez : Fleurs d’oranger nouvellement cueillies. . . 5, 000
Eau commune 20,000
Distillez, selon l’art, jusqu’à ce que vous ayez obtenu de liqueur. . . 10,000
Obs. Le meilleur procédé consiste à verser l’eau bouillante sur les fleurs dans la cucurbite, et à commencer aussitôt la distillation, que l’on devra continuer sans interruption.
[Pour obtenir de l’eau de fleurs d’oranger agréable et facile à conserver, c’est-à-dire qui ne devienne point filante et muoilagineuse , il faut ne distiller au plus que trente livres à-la-fois; par ce moyen , la dislülution s’opérant promptement, les fleurs restent moins long-temps exposées à l’action de la chaleur, et laissent dissoudre moins de mucilage.
On évite encore mieux cet inconvénient en suivant le procédé qui consiste à les dislUlcr à la vapeur, et cette opération se pra-
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tique faciiemeut en plaçant au fond de la cucurbite une quantité d’eau incapable de baigner les fleur? contenues dans un panier ou dans un bain-marie, percé, suspendu ou posé à une certain» distance de la surface de cette eau. Ce procédé, qui réussit aussi pour les roses et d’autres plantes , fournit une eau moins chargéo de mucilage, et dans laquelle l’huile volatile paraît être beaucoup mieux dissoute.
Lorsque l’eau de fleurs d’oranger est devenue acide et visqueuse, ou filante, on peut obvier à cette altévation en l’agitant avec un léger excès de magnésie décarbonatée, puis soumettant de nouveau à la distillation.]
Distillez de même les autres fleurs aromatiques , savoir , celles de lys , de sureau , de tilleul, de muguet, de roses. II faut employer le double de roses pour obtenir la même quantité d’eau distillée.
On prépare de même aussi les eaux distillées de fleur? moins odorantes , comme celles de coquelicot , de nénuphar, de pivoine , de petite centaurée , etc.