SCAMMONÉE UE SMYRNE
Résine 6o
Gomme. 5
Extrait 2
Débris de végétaux et terre. 35
Résine 29
Gomme tj
Extrait 5
Débris de végétaux et terre. 58
M. Guibourt observe que la belle scammonée donnerait probablement moins de matières étrangères.]
Liseron soldanelle. {Convolvulus soldanella. L. Convolvulus maritimus nostras rotwidifolius. I. R. II. Mor. Soldanella seu brassicca marina. Off.; Murr.)
Liseron terbiïh. ( Conyolvidus turpethum. L. Convoi-
FRANÇAISE. g5
valus alatusmaximus... Turhkh officiimniin. I. R. H. Turpethum. Off.^ Mutt.)
rOn retire aussi une résine de cette racine , mais elle est peu usitée aujourd’hui , et même presque abandonnée : elle est pursatiye comme celle fournie par tous les convolvulus.
° M. Boutron-Charlard a fait une analyse détaillée de la racine de turbith (0-1
Livêche officinale. [Ligusticum lei’isticiim. L. Levisticum vulgare. Mor. Angelica montana perennis paludapii folio. I. R. H.)
Lotier odorant. Voy. Mélilot bleu.
Lupin blanc. ( Lupinus albus. L. Lupinus sativus flore
albo. C. B. P.; I. R. H.)
LycopepiDON vésce-de-loup. ( Ljfcoperdoïl booista. L. Ljcoperdon vulgare. I. R. H. Crépitas liipis seu bovista. Off-i Murr.)
Lycopode a massue. {Lycopodium clavatum. L. Mucus terrestris clavatus. C. B. P. ; Mucus squamosus vulgaris repens, seu clavatus, I. R. H.)
On emploie, dans les officines , la poudre que les capsules renferment, et que beaucoup de botanistes regardent comme la semence, ou comme un moyen de propager les plantes. Elle est jaune, très-fine , lisse, inodore et insipide. Elle surnage l’eau, et prend feu comme la poudre à canon dès qu’on l’approche d’un corps enflammé -, ce qui lui a valu le nom de soufre végétal {sulfur vegetabile ).
Lysimaghie nummulaire. [Ljsimacliia nummularia. L. Lysimaeliia humifusa folio rotundiore , flore luteo. I. R. H. Nummularia. Dod.^ Murr.')
Lysimachie ordinaire. [Lysimachia vulgaris. L. Lysimachialutea major. C. B. P.; I. R. H.)
Lysimachie pourpre. Voy. Salicaire commune.
Mâche cultivée. {J^alerianeïla olitoria. Juss. ValeViaha olitoria, A. L. Valerianella aruensis proecox humilis , semble compresse. Morr.; L R. H.)
(i) Journal de Pharmacie , tom.
96 PHARIVIACOPEE
Macis. Voy. Muscadier aromatique.
Mahaleb. Voy. Cerisier de Makal eh.
Maïs cultivé. {Zea majs. L. Majs granis aureis. I. R. H/ Frumentum Turcicum. Dod.'^
Mandragore officinale. {B'Iandragora officinalis. Mill. ; Cand. Atropa mandragora. L. Mandragora fructu rotundo. C. B. P.; I. R. H.)
Maniguette. Voy. Amome graine de paradis i
Manne. Voy. Frêne àjleurs.
Manne de Briançon. {Manna Brigantica.)
On prétend qu’elle transsude des feuilles du mélèze aux environs de Briançon, dans les Alpes. Aujourd’hui elle est peu usisée ,. ou même on ne s’en sert point du tout. On a également abandonné l’usage de la manne qui se recueille dans l’Orient, sur l’Alhagi.
Marguerite (grande). Voy. Crjsantkème grande Marguerite.
Marjolaine. Voy. Origan marjolaine.
Marronier cultivé. Voy. Châtaignier cultivé.
Marronier d’Inde. ( Æsculus hippocastanum. L. Hippocastahiim vulgare. I. R. H.)
Son écorce a été quelquefois substituée au quinquina, qu’elle n’égale point en vertu (i).
Marroute. Voy. Anthémide puante.
Marrube blanc. [Marrubium vulgare. L. Marruhium album vulgare. C. B. P.; I. R. H. Marrubium sive prassium album. Tab.)
Marrube noiR. Voy. Ballote noire.
Mastic. Voy. Pistachier lentisque.
Matricaire officinale. [Pyrethrum parthenium. Willd. Matricaria parthenium. L. Matricaria vulgaris seu sativa. C. B. P.; I. R. H. Matricaria , vulgo minus Parthenium.
L’herbe. Les sommités fleuries.
(i) Il est bien prouvé aujourd’hui que cette écorce doit Être rejetée du domaine de la pharmacie.
FRANÇAISE. q7
Maurelle. Voy. Croton des teinturiers.
Mauve alcée. {Malva alcea. L, Alcea vulgaris major,
Elle peut remplacer la guimauve.
Mauve a feuiules rondes. {Malva rotimdi folia. L. Malva vulgaris^ flore minore ^ folio rotund<T. J. B.; I. R. H.)
Mauve sauvage. {Malva sylvestris. L. Malva vidgaris ^ flore majore J folio sinuato. J. B.; I. R. H. )
MicHOACAN. Voy. Liseron méchoaean,
Mélaleuque bois blanc. {Melcileuca leücodendron. L. Arhor alba , Cayputi. Humph.'j
On obtient, en Asie, de ses feuilles, par la distillation , l’huile volatile camphrée , appelée huile de Cajeput ou de Kajeput.
Mélèze. Voy. Sapin mélèze.
Mélilot bleu. {Mélilotus ccerulea. Lam. Trifoliumme- Idotus ccerulea. L. IMeldotus major odor ata 'violacea . Minvr . ‘ I. R. H. Lotus hortensis odora. C. B. P.)
MÉLH.OT OFFICINAL. {3IeUlotus officinalis. Lam. J Cand. Tr folium, meldotus ojficinalis . L. 3Ielilotus ojfcinarum ger~ maniœ. C.^. V.i I.R.H.; A. 31elilotus alba. Lam. Melilotus vulgaris altissimafrutescens. I. R. H.)
Les sommités fleuries.
Mélisse calAment. {Melissa calamintha.'L. Calarnintha vulgaris vel officinarum. C. B. P.; I. R. H.)
Mélisse officinale. ( Melissa ojficinaiis. L. Melissa hortensis. C. B. P.; J. R. H. Melissa cürina. 0ff.-,3Iurr. Apiastrum citrago . Lob. ) '
L’iierhe.
Mélisse a petites fleurs. {Melissa nepeta. L. CalaminthaPulegii odore^ sive nepeta. C. B. P. ; I. R. H. Nepeta agrestis. Cord.') ^
On emploie indistinctement cette espèce ou la première.
Mélissot A feuilles DE MÉLISSE. {Mellitis mellissophyllum. L. Mehssa humilis latfolia, maximo flore. I. R, H.) ' MeLon. Voy. Concombre melon. ■ ■
Melon d eau. Voy. Courge pastèque.
Méni^erme a coques. {3Ienisperminn cocculus. L. Cocculus ojfîcinarum. G. B, P.)
PKAKMACOPÉE
Les fruits ou baies portent, après la dessiccation, le nom de $oqaes du Levant {cocculi Indid). Ils sont arrondis, réniformes,
noirâtres, rugueux, arrondis , inodores et vénéneux ; l’amande
qu’ils renferment estbrûne, âcre et amère.
r C’est dans ces semences que M. Boullay a trouvé une substance cristallisable , qu’il a nommée ptcrofoa;me , et qu’il avait d’aborâ assimilée aux alcalis organiques. Des expériences ultérieures ont prouvé qu’elle ne jouissait pas des mêmes propriétés, et qu’elle était neutre. Elle est très-amère et très-vénéneuse, se dissout dans l’alcohol et les acides sans les saturer : elle y cristallise même très-bien, comme le fait la caféine. ]
Ménisperme velu. {Menispermum hirsutum. L.)
Quelques botanistes lui attribuent la racine de Colombo. Menthe aquatique. aquatica.h. Mentha rotundifolia pahistris , seu aquatica major. C. B. P. ; I. R. H.)
Menthe des champs. {Mentha arvensis. L. Mentha arvensis a^erticillata hirsiita. J. B., I. R» R*)
Menthe a feuilles rondes. {M.entha rotundifolia. L. Mentha rotundiore folio. C. B. P.; I. R. H.)
Menthe frisée. {Mentha crispa. L. Mendia rotundifo-^ lia spicata. C. B. P. ; I. Pt* H*)
Menthe poivrée. {Mentha piperita. L. Mentha spicis hre- ^dorihusjoliis menthœ fuscœ, sapore fervidopiperis. Rai.;
Menthe pouliot. {Mentha pulegium. L. Mentha^aquatica , seupulegium'vulgai-e. I. R. H. Pulegium. J. B.)
Menthe purpurine. {Mentha gentilis. L. Mentha hortensis 'verticillata , ocimiodore. C. B. P.; I. R. H.)
Menthe sauvage. ( Mentha syhestris. L. Mentha sylvesiris J, longiore folio . C. B. P.,- 1. R. H.)
Ménvanthe a feuilles ternées. {Menyanthes trifoliata. Menyanthes palustre . I. R. H. Trifolium fibrinum. Tab.; OJ.; Murr.)
L’herbe.
Mercuriale annuelle. {Mercurialis annua. L.; k.Mercurialis spicata swefemina. C. B. P.: I. R. H. ; B. Mercurialis testiculata sive mas. C. B. P; I. R* H*)
Merisier. Voy. Merisier des oiseaux.
Méum. Voy. Æthuseméum.
MézÈréon. Voy. Daphné bois-gentil.
Millefeuille commune. [Achillea millefolium. L. Millefolium vulgare album. G. B. P.; I. R. H.)
Les feuilles. Les sommités fleuries.
Millefeujlle EUPAToiRE. (^AcliUlea ageralum. L. Ptarmica lutea suaveolens. I. R. H. Agératum. Off.)
L’herbe. Les fleurs.
Millefeuille MUSQUÉE. {^Achilleamoschaîa.\u.^ . AchUleagenepi. Murr.)
Millefeuille NAINE. {AchUlea nana. L. Millefolium alpinum incanum flore specioso. G. B. P. ; I. R. H.)
Millefeuille noircie. {Achillea atr ata. L. Matricaria alpina ckamœmelifoliis. G. B. P.)
Ces trois espèces peuvent remplacer le , et sur-toulîa
première, au témoignage d’Haller.
Millefeuille sternutatoire. [Achillea ptarmica. L. PtarmicavulgariSjfolioserratOjJlore albo. J. B.; I. R. H.)
La racine. L’herbe.
Millepertuis K^si^os,)inu.{Hjpericumandrosœmum maximum frutescens . G. B. P. ; I. R. H.)
Les feuilles.
Millepertuis officinal. ( Hypericum perforatum. L. Hfpericum 'vulgare. G. B. P.; I. R. H.)
Millepertuis tétragone. [Hypericum quadrangulare . L. Hypericxim asciron dzctum ^ caule auadranaulo. J. B.:
Les sommités fleuries.
On emploie indistinctement les deux dernières espèces.
Millet. Voy. P unis millet.
Moléne COMMUNE. [Verbascum thapsus.L. Verbascum mas latifolium luteum. G. B. P.; I. R. H.)
Les feuilles. Les fleurs.
MoLÉrfE noire. ['Herbascum nigrurti. L. Verbascum nigrum, flore ex luteo purpurascente . G. B. P.; I. R. H.)
Moléne PHLOMoïnE. [Vcrbascum phlomoïdes . L. Verbascumfeminéfore luteo magno. G. B. P.; I. R. H.)
Momoruique balsamine. [Momordica balsamina. L. Momordica vulgaris. I. R. H.)
Morelle grimpante. {Solarium dulcamara. L. Solanum scandens , seu dulcamara. C. B. P.j I. R. H.)
Les tiges.
Morelle noire. {Solanum nigrum, L. Solanum ojficinarum acinis nigricantihus. C. B. P.; I. R. H.)
[On a annoncé l’existence, dans ce végétal, d’un principe actif cristallin ou pulvérulent, auquel on a donné le nom de so~ lanine. Les expériences sur ce sujet ne sont pas assez concluantes pour l’admettre facilement au rang des bases salifiables organiques j et M. Vauquelin, dans l’analyse du solanuni-pseudoquina a émis quelques doutes sur sa nature, ainsi que je l’ai indiqué plus haut. ]
Morelle tomate. {Solanum lycopersicon. L. Ljcopersicum galeni. .d-nguil. I. R. H. Solanum pomiferum ji uctu rotundo striato molli. C. B. P.)
Cette espèce est regardée maintenant comme un genre à part.
Morelle tubéreuse. {Solanum tuherosum. L. Solanum tuherosum esculentum. C. B. P.; I. R. H.)
Les racines. La fécule.
Morgeline des oiseaux. {jUsinc media. G. B. P.; I. R. H.)
Moringa de ceylaw. {Moringa Zeylanica. Lam. Guilandina moringa. L. Balanus myrepsica. Off.', Nux Ben Zeylanica siliquâ triangulâ , seminihus aîatis. Commel. Glans unguentaria. yild.^
La semence de cet arbre, qui est triangulaire et blanche, s’appelle noix de Ben {nux Ben). L’amande qu’elle renferme, donne, par l’expression, une huile douce dont les parfumeurs font usage (i).
Mors du diable. Voy. Scabieuse tronquée.
Mouron d’eau. Voy. Véronique aquatique.
Mouron bleu. {Anagallis cœrulea. Lam. Anagallisar- ^ensis. L. A. Anagallis cœruleo jlore. C.B. P.;I. R. H-)
Mouron des oiseaux. Voy. Morgeline des oiseaux.
Mouron rouge. {Anagallis pliœnicea. Lani. Anagallis. B. L. Anagallis pliœniceo flore. G. B. P.; I. R« H.)
Mousse des arbres. Voy. Lichen plisse.
(i) Elle ne se congèle pas , et s'emploie avec avantage dans l’art de l’horlogerie.
Mousse des chiens. Voy. Lichen des chiens.
Mouss.. DE Corse. Voy. Farec coraline.
Mousse en coupe. Voy. Lichen en coupe.
Mousse pulmonaire. Voy. Lichen pulmonciire .
Moust. Voy. Vigne à vin.
Moutarde blanche. {Sinapis alba. L. Sinapi album siliquâ hirsutâj semine albo etrufo. I. R. H.)
[MM. Henry fils et Garot (i) ont fait voir que le soufre ne se trouvait pas à l’état libre , ou sous celui d’hydrogène sulfuré, dans cette senacnce ni dans celle des autres especes ; mais qu il y était combiné avec le carbone, l’azote, l’hydrogène et 1 oxigène, et formait iin acide cristallssable qu’ils ont nommé sulfosinapique. Cet acide est capable de donner des composés cristallisables avec plusieurs bases. MM. Thibierge et Robiquety ont, en outre, découvert une huile volatile très-ûcre , à laquelle la moutarde doit probablement une partie de ses propriétés.]
Moutarde noire. [Sinapis nigra. L. Sinapi r api folio.
Mufle de veau. Voy. Muflier ordinaire .
Muflier ordinaire. [ Antirrhinum majus. L. Antirrhinum vulgare. 1. R. H.)
Muguet des bois. Voy. Aspérule odorante.
Muguet de mai. ( Convullaria maïalis. L. Lilium convallium album. C. B. P.; I. R. H.)
Mûrier noir. {Morus nigra. L. Morus jructu nigro.
Muscadier aromatique. { Mjristica moschata. Thunb. Nux moschata J fructu rotundo. C. B. P.)
Arbre des Moluques, cultivé maintenant dans l’île Maurice et à la Guiane, dont le fruit est une drupe pyriforme , renferme une noix couverte d’une membrane un peu épaisse et divisée en lanières rameuses, qu’on appelle macis. Cette membrane est flexible, onctueuse et aromatique ; elle a d’abord la couleur du kermès, mais elle devient jaune en se desséchant. La noix est crustacée : elle renferme une amande sphérique ou oblongue, qui est la véritable noix muscade {nux moschata) , dont on se sert en pharmacie, et qu’on emploie aussi comme condiment. Cette
(i) Voyez leur Mémoire , Journal de Chimie Medicale, tom. I".
amande, grise et sillonnée à l’extérieur, et d’un gris rougeâtre ix l’intérieur, est à-Ia— fois solide et onctueuse. Elle a une odeur forte, aromatique et agréable, une saveur huileuse, âcre et chaude : il faut la choisir épaisse , pesante et non piquée des vers. On en retire deux espèces d’huile, l’une fixe, et l’autre volatile ( i).
Mÿbica galé. [Myricagale. L. {^ale seufructus odoratus septentrionalium. J. B. Myrtus hrahantica, Ojff.’,.Murr.)
Myeobolan bellibic. [Myroholanus hellirica.Oj^ Gærtn. Myroholani rotundce Belhricœ. C. B. P.)
Son fruit est drupacé, olivaire et d’un gris brunâtre : il a uno saveur astringente.
Mybobolan chèbule. ^ ^ Balanite d’Égypte.
Myeobolan citein. ^
Mybobolan emblique. Voy. EmhUque officinale.
Myeobolan des Indes. Voy. Balanite d’Égypte.
Mÿeoxylon DG Pébou. {Myroxylum Perutferum. L. F.)
C’est de son écorce , suivant le témoignage de Mutis , que découle le baume du Pérou {balsumum Peruvianum ou Indicum nigrum). Le fruit du myrosperme du Pérou [rnyrospermum Perua- Ttum . Juss. ) , qui paraît être congénère du myroxylon , renferme un baume semblable. j n' .
On connaissait autrefois trois qualités de baume du Pérou . l’une blanche et liquide , qu’on ne trouve plus maintenant du tout; l’autre brune, solide et renfermée dans des coques, a laquelle on substitue le baume de Tolu, également contenu dans des coques, et qui appartient peut-être à la meme espece ; la troisième enfin, noire et liquide, qui ne provient peut-etre pas du myroxylon (2) , et qui cependant est la seule qu’on rencontre aujourd’hui dans le commerce. Elle a une consistance sirupeuse , une couleur brune, très-foncée, une saveur amère, âcre, desaeréable, et une odeur pénétrante, agréable. Elle se dissout dans l’alcohol, l’éther et les huiles essentielles : elle donne de l acide benzoïque par la distillaliort.
Mybbhe. [Myrrlia. C.B. P.; J. B. Off.)
Cette gomme-résine, dont l’origine est incertaine, vien d’Ethiopie , en larmes de forme variée , pesantes , rouges et demi-
L’huile par expression est un mélange de ces huiles. Dans le commerce, on L mêle savent avec de la graisse, de veau , et cette fraude est très-diflîcile à reconnaître : l’intensité de l’odeur pourrait guider un peu.
(i) C’esi le baume du Pérou , roux.
FRANÇAISE. loS
transparentes J sa Cassure est brillante, .et elle est marquée en dedans de stries blanchâtres, opaques; elle a une saveur âcre et amère, une odeur aromatique et agréable; l’eau et l’alcohol ne la dissolvent qu’en partie; elle donne une huile volatile à la distillation.
[Anâlysée par M. Pelletier. Ce chimiste y a trouvé :
1”. Une huile essentielle, c 3^
2". Une résine )
5°. Gomme soluble. . . 66
Myrrhide odorante. {Myrrhis odorata. Scop. Myrrhi^ major vel cicutaria odorata. C. B. P- ; !• R. H. Scandix odorata. L.)
Myrte canelle. [Myrtus caryophyllata. L.)
On attribue à cet arbrisseau la canelle giroflée , écorce d’une odeur très-forte et agréable, presque semblable à celle du myrte piment, d’un bruu foncé, mince, roulée, et disposée en fascicules comme la canelle deCeylan.
Myrte commun. {Myrtus communis. L. Myrtus latifolia. C. B. P. ; I. R. H.)
Myrte piment. Piment de la Jamaïque. {Mirtus pimenta.
Fruit pisiforme, à-peu-près sphérique, couronné par le cali^'e sijpère, d’un gris rougeâtre et très-aromatique, comme les fleurs.
Napee. Voy. Aconit napel.
Naphe. Voy. Citronier oranger.
Narcisse DES prés. [Narcissuspseudo Narcissus. L. Narcissus sylvestris pe^llidus , calyce luteâ. C. B. P. ; I. R. H. )
Navet. Voy. Chou navet.
Néflier cultivé. {Mespilus Germanica. L. Mespilus Germanicafolio laurino non serrato. C. B. P. ; I. R. H.)
Néflier épine blanche. {Mespilus oxyacantha. Cratæ-gus oxyacantha. L. Mespilus apii folio sylvestris spinosa sive oxyacantha. G. B. P. Oxyacantha vidgaris^
sive spina alha. J. B.)
îp4 pharmacopée
Nénuphar blanc. {Njrmphœa aïba. L. Nymphœa aH>a major. C. B. P. ; I. R. H.)
Nénuphar jaune. [Nymphœa lutea. L. Nymphæa lutea minor. C. B. P. ; I. R. H.)
Nérion antidysentérique. yNerium antidysentericum. L. Codagapala. Malah. Projlui^ii seu conessi cortex, seu codagapala. Murr.)
Nérion laurier-rose. [Neriuni oleander. L. Nerium jlorihus ruhescentibus. C. B. P.; I. R. H. Oleander laurus ro^ sea. Lob.)
[Plusieurs espèces de nerium, et principalement le nerium tinciorium, donne de l’indigo en quantité souvent considérable. Il faut seulement traiter les feuilles à chaud, puis agir comme pour l’extraction de l’indigo de Visatis tinçtoria.]
Nerprun bourgéne. [Rhamnus frangula. L. Frangula. Dod.^ I. R. H. Alfius riigra baccifera. C. B. P. )
Nerprun purgatif. [Rhamnus catharticus, Ç. B. P.; I. R. H. Spina cervina 'vulgq. Gesn.)
Les baies.
NicotiAne rustique. [Nicotiaha rustica. L. Nicotiana minor. C. B. P.j I. R. H.)
Nicotiane tabac. [Nicotiana tabacum. L. Nicotiana major latîfolia. C. B. P. ; I. R. H.)
Lés feuilles de toutes deux.
Nigelle cultivée. [Nigella saiiva. L. Nigella Jlore minore simplici candido. C. B. P, ; I. R. H.)
Niwzi DE LA CHINE. Voy. Rerie de la Chine.
Noisetier CULTIVÉ. {Cory/wA L.; A, Cor ylus sa-
liva. C. B. P.; I. R. H.; B. Corylus sylveslris. C. B. P. ;
L’amande de cet arbrisseau, soumise à la pression, donne une huile qu’on peut manger quand elle a été jfréparée sans le secours du feu, et qui ne peut servir qu’aux besoins des arts dans le cas contraire.
Noix d’ ACAJOU. Voy. Acajou d’Amérique.
Noix de ben. Voy. Moringa de Ceylan.
Noix de Galles. Voy. Chêne a Galles.
Noix muscade. Voy. Muscadier aromatique.
Noix vomique. Moy. Strychnos noix vomique.
FRANÇAISE. io5
Nombril dr vénus. Yoy. Cotylédon nombril de Vénus. Nopal. Voy. Raquette nopal.
Noyer ordinaire. Julians regia. L. Nux juglans swe regia vulgaris. C. B. P.; I. R. H.)
Les feuilles. Les fleurs. Le drupe vert {brou de noix).
Les feuilles et les fleurs sont aromatiques, et s’emploient ainsi que le drupe , dont la chair récente porte le nom de brou
de noix. • i -i
La semence est alimentaire : on en exprime ausâi une huile qui est bonne à manger quand elle a été obtenue à froid, mais qui , dans le cas contraire , n’est propre uniquement qu’aux arts.
Nummulaire. Voy. Lysimachie nummulaire .
OEil de bcbuf. Voy. Anthémide des teinturiers.
Œillet ordinaire. {Diantlius caryophyllus.h.', k.Dianthus caryophyllus hortensis simplex j,Jlore majore. C. B. P.; I. R. H.; B. Caryophyllus maximusruber. C. B. P.; I. R. H.)
Oignon. Voy. Ail oignon.
Oliban. Voy. Genévrier de Lycîe.
Olivier cultivé. {Olea Europœa. L. Olea sativa.
On exprime de son fruit, qui est un drupe, une huile d’un usage très-répandu ( huile d’olive), dont le résidu s’appelle marc d' huile {amurca).
Onoporde a feuilles d’acanthe. {Onopordum acanthium. L. Carduus tomentosus acanihi folio vulgaris. I. R. H.)
Onosme a feuilles de vipérine. {Onosma echioïdes. L.; A. Symphytum Echiifolio angustiore, radice rubrâ. I. R. H. Anchusa lutea minor. C. B. P. ; b. Symphytum Echii folio ampliore , radice rubrâ. I. R. H. Anchusa lutea major. C. B. P.)
Cette plante et la buglossedesteinturiérs s’emploient indistinctementc
Opiiioglosse vulgaire. ( Ophioglossurn vulgatum. L. ;
Ophioerhize mungos. ( Ophiorrhiza mungos. L. Mungos. seu serpentina radix. Off.; Murr.
io6 PHARMACOPÉE
Ophioxyle sv.v.Pï.T^Ti's.{Ophioxjlum serpentinum. L. Lignum serpentinum. Ojff.; Murr.)
Opium. Voy. Pauot des jardins.
OpopanAx. Voy. Panais opopanax.
Oranger. Voy. Citronier oranger.
Orcanette. Voy. Buglosse des teinturiers.
Orchis male ( Orchis mascula, L.)
On attribuait autrefois à Vorchis morio, et maintenant on rapporte à celle-ci la racine appelée salep , salab ou salap , qui nous vient de l’Orient. Dans cette contrée, on la dépouille de son épiderme, puis on passe un fll à travers plusieurs petits morceaux, dont on forme un chapelet, qu’on plonge dans l'eau bouillante, et qu’on fait ensuite sécher au soleil. Elle se réduit alors en petits tubercules, presque sphériques, gris, demi-transparens, exhalant une odeur animale, et doués d’une saveur muqueuse, un peu salée. D’autres orchis encore , parmi les espèces dont la racine est ronde , et même plusieurs de celles qui l’ont palmée, peuvent, suivant Murray, donner un salep absolument pareil, quand on les prépare de la même manière.
Oreille de juif. Voy. Pezize oreille.
Oreille de souris. Voy. Eper^ièi^e piloselle.
Orge a deux rangs. [Ordeum disticlium. J. B.; L.)
Orge commune. i^Hordeum xulgare. L. Hordeum polystichum 'vernum. G. B. P.; I. R. H.)
On appelle les graines de cette céréale orge entier ( hordeum crudum )y quand elles sont encore revêtues de leur épiderme j orge mondé (^hordeum mundatum) , quand elles en ont été dépouillées; et orge perlé [hordeum perlatum) , lorsqu’elles ont en outre été arrondies par la meule. L’orge humectée avec de l’eau tiède, et séchée aussitôt que le germe paraît, forme \e malt [maltum'). Le malt, bouilli dans de l’eau, et abandonne a la fermentation, donne une liqueur vineuse, qu’on rend un peu amère en y ajoutant du houblon , et qui porte le nom de bière ^ ( cerevisia) , et qui , soumise à une seconde fermentation , se convertit en un vinaigre ayant des caractères particuliers.
Origan commun. [Origanum vulgare. L. Origanum sylvestre. G. B. P.; I. R. H.)
L’herbe. Les fleurs.
Origan de GRkTE. [Origanum diclamnus.\j. Origanum Creticum latifolium tomentosum , seii dictamnus Creticns.
Les feuilles so.U presque arrondies, couvertes d’un duvet blanc, et aromatiques.
Origan marjolaine. ( Origaniim majorana. L. Majorana ■vulgaris. G. B. P.; I. R. W. Sampsuchus sive amaracm , latinis Majorana. Corel.)
Qrme champêtre. ( Ulmus campestris. L. Ulmus campestris ettlieophrasti. G. B. P.; I. R- H*)
Orobe des boutiques. Voy. Lentille ers.
Orpin. Voy. Sédon orpin.
Orseille. Voy. Lichen orseille . ;
Ortie blanche. Voy. Lamier blanc. |
Ortie dioïque. [Urtica dioïca. L. Urtica Urens maxirna.
Ortie griêche. [^Urtica urens. L. Urtica urens minoi ■
Ces deux espèces s’emploient indifféremment 1 une pour 1 aulr( . Ortie morte. Voy. Lamier blanc.
Orvade. Voy. Sauge sclarée.
Oseille commune. Voy. liuinex oseille.
Oseille (petite). Voy. Rumex auriculé.
Oseille ronde. Voy. Rumex en boucher.
OsMONDE OFFICINALE. {Osmunda regalis. L. (Lsmunda ■vulgaris et pallustt'is . I. R. H.)
OxALiDEDES BOIS. (OxoUs acetosclla. L. O X JS J, flore albo. I. R. H. Trifolium acetosum xulgare. G. B. P. Oxjtriphjllum J acetoseïla , Iniula , alléluia j, panis cuculi. Ojf.)
Le suc de cette herbe donne , par l’évaporation, des cristaux appelés sel d’oseille (^sal acetosæ) , et qui , purifiés , sont de 1 oxalate de potasse : cette fabrication se fait sur-tout en Suisse.
[Quelquefois le sél d’oseille, ou sur-oxalatc de potasse, est falsifié avec la crème de tartre ( sur-tartrate de potasse ) : la fraude est difficile à reconnaître ^ cependant on y parviendrait probablement en les mettant sur les charbons ardens ; l’odeur des tartrales brûlés est très-reconnaissable. Décomposés dans une cornure de terre, les produits contiendraient de l’acide pyrotartrique. Enfin en saturant l’excès d’acide par le sous-carbonate de soude, on obtiendra un sel double ( tartrate de potasse et de soude) cristallisant facilement en prismes à huit ou dix pans inégaux , dont les extrémités sont tronquées à angles droits. Les
io8 PHARMACOPÉE
cristaux de sur-oxalale»sont plus allongés que ceux de crème de tartre J ils sont aussi plus solubles dans l’e£tu, et font entendre une sorte de craquement en s’y dissolvant.]
OxiclîDRE. Voy. Genévrier oxicèdre.
Pain de coucou. Voy. Oxalide des bois.
Pain de pourceau. Voy. Cyclame d’Europe.
Palma-Christi. Voy. Ricin commun.
Panai« cultivé. (Pastinaca sativa. L. Pastinaca sativa îat^olia.Qx. P.; I. R. H.)
Les graines.
Panais opopanax. {Pastinaca opopanax. L. Pastinaca sylvestris altissima. 1. R. H. Panax copticum. C. B. P.)
Cette plante croît dans la Grèce et l’Orient. On pratiqué, au col de sa racine, des incisions, par lesquelles coule Vopop anax, gomme-résine qui nous vient en larmes ovoïdes, lisses, cassantes, rougeâtres en dehors, panachées de rouge et de jaune en dedans , d’une saveur âcre et amère , d’une odeur fort aromatique, tenant de celle de la myrrhe et de celle de la gomme ammoniaque.
[M. Pelletier a analysé cette gomme-résine. H’après çe chimiste, elle renferme :
Résine
Gomme 33.4
Amidon 4' 2
Extractif et Acide malique 4,4
Cire 0,3
Huile volatile et perte 5,9
Ligneux 9.8
Panax de la Chine. {Panax quinquefolium. L. Aureliana Canadensis , Iroquæis Garent-Oguen , Sinensibus ginseng. Lajiteau.)
Panicaut des champs. {Eryngium campestre. L. Eryngium vulgare. C. B. P. ; I. R. H. )
La racine.
Panis MILLET. {Panicum miliaceum. h. Milium semine luteo t autalbo, C. B. P. ; I. R. H.)
Pâquerette vîvACE. {Bellis perennis. L. Bellis sylvestris
minor. C. B. P.; I. R* H- Consolida minor quorumdam. Of;Loh.)'
Pareira-Brava. Voy. Cissampelos Pareira-Brava. Pariétaire officinale. [Pavietavia ojjficinalis, L. Pavietaria ojficinarum et Diôscoridis. C. B. P.; I. R- H. Helxine, Bruns f.; Matth.; Dod.)
Pas d’ane. Voy. Tussilage pas d’âne.
PasserAge cultivée. {Lepidiutn satwwm, L. N asturtium hortense vulgaturn. C. B. P. ; I. R. H.)
PasserAge a larges feuilles. ( Lepidium latijolium, C. B. P.; I. R. H.;L. Raphanus sjlvestris officinarum. Lob.
Pastel des teinturiers. {Isatis tinctorial L.; A. Isatis svlvestris, vet angustifolia. C. B. P. ; I. R. H.; b. Isatis sativa, vel latifolia. C. B. P.; I. R. H. Glastrum sativum
Lob. ) . 1 . i. •
Celle plante fournit une matière semblable à l’indigo, et qui
sert également en teinture.
[On a obtenu en France et en Italie de l’indigo très-beau de cette plante , lorsque la guerre s’opposait à l’arrivée de celui de l’Inde ou des colonies, et qu’il a fallu suppléer par des produits indigènes à ceux envoyés des autres parties du monde. Il est honorable pour la France d’avoir en peu de temps pu trouver dans son Sol des ressources capables de rivaliser souvent avec les plus beaux produits exotiques. ]
Pastèque. Voy. Courge pastèque.
Patience d’eau. Voy. Rumex des marais.
Patience frisée. Voy. Rumex crépu.
Patience des jardins. Voy. Rumex patience.
Patience rouge. Voy. Rumex sanguin.
Patience sauvage. Voy. Rumex à feuilles aiguës.
Pavot coquelicot. {Papayer Rheeas. L. Papaver erratiéum majuSj, Rhœas Dioscoridis j, Theophrasti , Plinii.
Pavot cornu. Voy. Qlauciet jaune.
Pavot des jardins. {Papaver somniferum. L.; Â, Papaver hortense , semine aïbo. C. B. P.; I. R. H.; S. Papaver hortense J semine nigro. C. B. P.; I. R. H.)
En Perse et dans l’Asie mineure, on pratique à plusieurs re-
iio PHARMACOPÉE
prises , à sa tige, mais principalement à ses feuilles et à ses capsules, avant leur maturité , des incisions , par lesquelles coule un suc, qui se concrète bientôt en larmes, qu’on agglomère pour les vendre sous le nom â'opium. Cette substance est en pains orbiculaires , pesant de quatre à quatorze onces, et enveloppés dans des feuilles de pavot. On la choisit très-sèche, cassante sous le marteau, lisse dans sa cassure, bien débarrassée des matières étrangères, brune, d’une odeur très-vireuse, d’une saveur âcre , amère et nauséabonde, facile à dissoudre dans l’eau, susceptible de se ramollir entre les doigts, et s’enflammant subitement à l’approche d’une bougie allumée.
Le pavot cultivé dans nos jardins donne un opium semblable, mais bien moins abondant, et plus faible, de sorte qu’il faut l’administrer à plus haute dose.
On tire des graines une huile blanche et douce , qu’on mange dans beaucoup d’endroits , et qui est d’un grand usage pour remplacer celle d’olive; elle se nomme vulgairement huile d’œil' let , oliete en italien , c’est-à-dire , petite huile.
[On trouve dans l’ouvrage des Drogues simples, de M. Guibourt, des détails très-curieux et fort intéressans sur la nature et sur l’origine de l’opium ; comme il serait trop long de les rapporter ici, nous renverrons les lecteurs à cet ouvrage, que nous leur conseillons de consulter. Disons toutefois un mot de ce produit exotique, sur la préparation duquel on n’est pas entièrement d’accord.
L’opium qui nous arrive par le commerce n’est pas préparé seulement parle mode indiqué ci-dessus, le produit que fournit le pavot par incision ne serait pas suffisant pour les besoins du commerce, aussi est-il plus que probable que l’opium est un mélange de l’extrait obtenu du suc de la plante pilée, ou quelfois bouillie, et de celui qui se forme à la suite des incisions. On travaille de nouveau l’opium dans les ports où il arrive, et là, outre les mélanges que l’on y incorpore, on y ajoute aussi bien souvent des corps étrangers inertes , tels que des balles de plomb pour augmenter son poids.
Il est peu de substances qui aient autant occupé les chimistes , et peu aussi qui renferment plus de principes. Ceux que nous nous contenterons de citer, sont MM. Seguin, Derosne, Sertuerner et Robiquet; les deux premiers chimistes paraissent avoir les premiers trouvé dans l’opium le principe éminemment actif ou la morphine , mais sans avoir prononcé sur l’alcalinité de cette substance. M. Sertuerner a découvert cette propriété ; c’est à lui qu’est due la découverte de ce caractère singulier d’alcalinité qu’on a depuis reconnu à plusieurs autres substances végétales, capables de se combiner avec les acides et de*fournir de véritables combinaisons salines, ce qui a fait donner à ces
FRANÇAISE. lu
corps le nom de bases ou d’alcalis organiques. i\l. Sei tuerner , en reconnaissant à la morphine cette singulière propriété, et en formant avec elle et les acides des sels, a mis sur la route pour amener à la découverte des autres alcalis végétaux, et cette découverte est une des plus originales et des plus remarquables en ce genre: il a isolé aussi dans l’opium un acide appelé méconique, dont M. Robiquet a depuis très-bien étudié les propriétés. Il paraît combiné naturellement en partie à la morphine , car des expériences ont prouvé depuis peu qu’en traitant l’opium par le muriate de soude , on obtenait un échange entre les deux bases, de telle sorte qu’une portion de morphine s’unissait à l’acide muriatique, et que la soude se combinait avec l’acide méconique.
Tous ces divers travaux sont consignés en détail dans les ouvrages de chimie j il serait hors de propos d’en donner ici un extrait : nous nous bornerons à présenter les principales substances extraites de l’opium ; i°. une substance cristallisable douée de propriétés alcalines, appelée mor/jAme, et jouissant au plus haut degré de toutes les propriétés sédatives de l’opium ; 2°. une autre substance également cristallisable , non alcaline, ne paraissant pas vénéneuse, dite narcotine , soluhXQ dans les acides sans s’y combiner.
Le sel de Derosne n’était qu’un mélange de ces deux substances.
3*. Une matière huileuse ; 4°. une matière extractive ; 5°. une résine; 6°. un «cirfe appelé méconique, combiné dans l’opium avec la morphine; 7°. des sels, de l’amidon, des impuretés, etc.
L’extrait retiré du pavot indigène a fourni à plusieurs chimistes de petites quantités de morphine et de narcotine.
Quant à l’huile obtenue des semences du végétal, c’est à tort qu’on avait cru jadis qu’elle était vénéneuse; elle est très-douce et se mêle trop souvent à l’huile d’olive, qu’elle rend plus difficilement congélable, moins délicate au goût, et impropre à la préparation de plusieurs médicamens: nous en donnerons parla suite des exemples. ]
PÊCHER. Voy. Amandier pêcher.
Pensée. Toy. V^iolette tricolore.
Pépon courge. {Pepo oblongus. C. B. P.; I. R. H. Cucurbita pepo. L.; b. Pepo mdgaris. Rai. I. R. H.)
Pépon potiron. [Pepo macrocarpus. Rich. Melopepo compressas. C. B. P. Cucurbita compressa. I. R. H.)
Les fruits et les fleurs des deux espèces.
Perce-feuille. Voy. Buplèi're à feuilles rondes.
j,a PHARMACOPÉE
Perce-pierre. Voy. J5cta7emanYime.
Persicaire. Voy. Polygone persicaire.
Vmsiu Y oj. Jlche persil.
Persil de Macédoine. Voy. Bubon de Mctcedoinè.
Persil de montagne. Voy. .Athumante oreoselinon.
Pervenche grande. ( J^incci major. L. Pervinca vulgaris latifolia. I. R. H.)
Pervenche petite. ( Vinca minor. L. PerAnca vulgaris angustijolia. I. R. H.)
Pesse. Voy. Sapin pesse.
Pétasite. Voy. Tusidage petasite.
Petit-chême. Voy. Germandrée ordinaire.
PebcédAN officinal. {Peucedanum officinale. L. Peucedanum germanicum. C. B. P. ; I. R. H.; CaudaPorcina. Tah.)
PeucédAN des prés. {Peucedanum silaus. L. Angelica pratensis apii folio. I. R. H. Tah. Saxifraga anglorumfoliisfeniculi latiorihus^ etc. J. B-)
Pehplier baumier. [Populus halsamifera. L. Populus nigra, folio rnaximo , gemmis balsamum odoraùssimum
fundentihus. Catesb.) ■ ... .
Cet arbre, de rAmériquè septentrionale, donne une résiné verdâtre , balsamique {buume focot ou faux tacamakaca) , et différente du vrai lacamahaca, qui né coule pas d’un peuplier comme on le croit généralement, mais du fagara octandra , à ce qu’assure Murray.
Peuplier noir. {Populus nigra. C. B. P.; I. R. H.j L.)
On emploie les bourgeons, qui sont pleins d un suc résineux et balsamique.
Pezize oreille. {Pezizct auricula. L. Fungus membranaceus auriculam referons^ sive sambucinus. C. B. P. Agaricus auriculæ forma. 1, R. H.)
Phellandrié aquatique. {Phellandrium aquaticum. L. Phellandrium dodonœi. I. R. H.)
Les semences.
PhitoLAque a dix Étamines. {Pliytolacea decandî a. L. Phytolacca Americana majori fructu. I. R. H. Solanum racenosum indicum. C. B. P. )
Pied d’aloüette. Voy. Delphinetle des blés.
Pied de chat. Voy. Immortelle dioïque.
Pied de geiffon. Voy. Hellébore fétide.
Pied DE lion. Voy. Æchemille ordinaire.
Pied de pigeon. Voy. Géraine à feuilles rondes.
Pied de poule. Voy. Cynodon chiendent.
Pied DE VEAU. Voy, Gouet tacheté.
PiGAMON jaune. [Thalictrum flavum. L. Thalicirum vf'.djus , siliquâ angulosâ aut striata. C. B. P. ; 1. R, H. )
Pignon. Voy. Pm cultivé.
Pignon d’Inde. Voy. Jatrophe Pignon d’Inde.
PiLOSELLE. Voy. Epervière pilosellc.
Piment annuel. {Capsicum annuum. L. Capsicum siliquù longis propendenlihus. I. R. H. Piper indicum vulgatissifn«m. C. B. P.; O/;)
On confit dans le vinaigre les fruits avant leur maturiléi
Piment de la jamaïquE. Voy. Myrte pimenh
Piment royal. Voy. Mirique gàlé.
PlMPRENELLE ORDINAIRE. [Poterium sahguisorba. L.; a. Pimpinella sanguisorha minor hirsuta. C, B. P. i I. R. H. B. Pimpinella sanguisorha minor lœvis. C. B. P.,- 1. R.
Pin CEMBRO. [Pinus cembro, L. Pinus sjlvestris montana tertia. C. B. P. ; I. R. H. Pinus sjlvestris Cembro Tab.)
Cet arbre donne le baume de Carpathie (balsamum Carpathicum. ) On mange ses fruits, et on en retire de l’huile.
Pin cultivé. ( Pùius pinea. L. Pihus saliva. G. B. P ■
On se sert principalement de ses semences, qui sont connues sous le nom de pignons doux. ’
Pin de Genève. {Pinus sjlvestris. C. B. P.; L. Pinus sylvéstris vülgaris Genevensis. J. B.; 1. R. H.)
On se sert en médecine de ses bourgeons et de la résine liquide qu’il fournit. Cette résine est appelée térébenthine {terebenthina. ) On lui donne le nom de galipot ou de barras, quand elle .sèche. Si alors on la fait fondre , et qu’ensuite on la ptîrifio en la filtrant , elle devient la poix jaune on la poix de Bourgogne.
La térébenthine donne de l’huile essentielle quand on la distille v et laisse une résine jaune qui est la colophane.
Plusieurs autres arbres dm même genre, le p inus larix , pinus abies.Vabies taxi folia, pinus pinea, pinus maritima, etc.
[Il existe encore d’autres produits, tels que la poix blanche, la poix noire , l’huile de rhaze , le noir de fumée , le brai gras ou poix bâtarde, qui sont fournis par les arbres que j’ai cites, et qui sont la plupart formés artificiellement aux dépens, soit de la térébenthine, du galipot et de la poix de Bourgogne.
C’est ainsi que la poix-résine n’est que le résidu de la dislilu^ tion de la térébenthine , brassée fortement avec de l’eau etcoulee ensuite. L’huile de rhase est l’huile essentielle retirée par la distillation du galipot ; c’est une véritable essence de lérébenthmcj quoique inférieure en qualité. La poix noire provient de la combusUon des filtres de paille qui ont servi à purifier la terel.enthine et le galipot, la portion la plus liquide est dde huile de noix. Enfin le brai gras est un mélange de poix noire, de colophone ou brai sec, et de goudron. Le goudron ressemble à la poix noire, seulement il renferme plus de noir de fumee et d’huile liquide -, on l’obtient par la combustion des éclats de pm et de sapin dans des sortes de fours creusés en terre ; cette combustion L fait lentement, et permet à la résine de se charger de l’huile et du noir de fumée qui se forment aussi, p noir de tumee est un charbon très-divisé , mêlé d’une matière huileuse pyrogénée qui se produit par la combustion de la résine de la poix , etc. , et que l’on reçoit dans des chambres garnies de toiles disposées
à cet effet. ]
Pin d’Ecosse. Voy. Pin de Genève.
Pin mugho. {Pinus muohus. Jacq.-, Willd.^Murr.)
Cette espèce produit le baume de Honsrk [balsamum Hungarieum), ses rameaux donnent par la distillation l’huile appelée en Allemagne oleum tempiinum.
Pin a pignons. Voy. Pin cultivé.
Pissenlit ordinaire. [Taraxacum dens leonis. De^, Leontodon taraxacum. L. Dens leonis latiorëjolio.L. i3. P.;
La racine. L’herbe.
Pistachier de Chio. {Pistacia Chia. I. R. H., Desf.
Duhamel prétend que cet arbrisseau fournit le mastic.
Pistachier cultivé. {Pistacia ver a. L. Terehinthusindica Theophrasti, pistacia Dioscoridis. Loh.j I. R. H.)
Ses fruits sont bons à manger.
FRANÇAISE. , , ;t
Pistachier lentisque. ( Pistacia lentiscus. Lentiscus >vuU
On croit qu’il donne le inuslic {mastiche), résine ou ffrains îransparens, cassons, cl d’un blanc citrin, qui s’attache aux dents quand on la mâche, et qui répand une odeur affréable lorsqu on la fait chauffer. ^
Pistachier térébinthe. [Pistacia terehinilius . L. Tere ■ bmthus vul^aris. C. B. P. ; I. R. H.)
Ce végétal fournit la térébenthine dé Chio [terebenthina Chid ou Cypria. )
Plvoira OFMcraALE oficma/is L.; A. Pceonia
jolio nigricante splenaido , quæ mas. C. B. P.; I. R ff . B. Pœonia communis vel fœminea. C. B. P.; I.’r*. H ) * *
Plantain commun. (PZa/ito-o major. Dod. L. PJanta^o latijoha sinuata. C. B. P.; I. R. l].j
Plantain lancéolé. [Plantago ' lanceolata. J. B • L PLantago angustifolia major. C. B. P.; J, R. H.)
P..ANTAH MOYEN. ^ P!antago
latijoha incana. C. B. P.; I. R. H.)
On prend indistinctement les feuilles de ces trois espèces.
PoiRÉE. Yoj. Bette poirée.
Pois chiche. Voy. Cicer pois chiche
Poivre BETEL. [Piper hetel. L. Piper foliis ovatis ohlonc^^^uhs acummatis septemnerviis , petiolis hidentatis. L.
Üans les Indes on mêle ses feuilles avec le fruit de l’arèaue et avec de la chaux de coquilles d’huîtres, et l’on prépare ahisi un masticatoire, lort usité pour corriger la fétidité de Hialeine • on croit meme que ce mélange fortifie l’estomac. ’
Poivre cubébe. Voy. Poivre à queue.
Poivre d eau. Voy. Polygone poivre d’eau.
Poivre d’Inde. Voy. Piment annuel.
PoiTBE EONO. (Piper lon^um. Clus.; t. Piper hngum Orientale. C. B. P. Bdacropiper. Off.')
Pluk.)’ L- Piper roümdum nigrum.
Poivre a qeejie. (Piper euhela. L. F. Cubeba. Clus.)
,j6 PHAPiMACOPÉE
ron a découvert daus ces différentes sortes de poivre, üo principe très-bien crislalUsable , neutre , très-actit , auquel on a donné lenoradep/pma, la forme des cristaux est un pr.sme
à quatre pans, dont deux parallèles sont plus larges, et tciimnés par une face oblique. ]
J*oix y oj. Sapin pesse.
Poix DE Bourgogne.]
Poix JAUNE. >yoj. Pm de Genei’e.
Poix siiCiiE. 1
PolygalA An'ERE. [Poljgala amara. L. Polygala luxi minoris folio. P aill.)
' Sa racine ressemble à celle du Sénéga,.mais elle a cependant une teinte grise plus foncée; on n’y remarque pas non plus (ic ligne longitudinale ; son odeur est la même que celle de la lacmc d’arnica, mais plus faible.
PoLYGALA COMMUN. ( Polfgala vulgaris. L. Polygala minor. C.B. P.; I.B.H.)
On le substitue quelquefois au précédent.
Polygala de Virginie. {Polygala Senega.h. Senegaseu Seneka. Of.j Murr.')
Racine grise, rameuse, nexueuse, dont la grosseur ^rgale •icelle du^petit doigt, terminée par un tubercule ^
inaranéc d’ine crête saillante dans tonte sa longuenr. Elle a une saveur fade et mucilagineuse , qui ne tarde pas a devcnii .ici o c piquante. Réduite en poudre, elle excite bi toux. ^ Pi Salement dans l’écorce que réside la cause de son acrele.
Polygone ristorte. {Polygoman bisforta.L. Bistorta major, radice magis intorta. L. B. 1.; 1.
La racine. ,
POLYCOKE UES ÜISEAEX ( Poljgonum m’iculare. L. Py.y-
G. B. P. ; i: R. H. Pofygonum n.e Continodia. J. B.) . .
Polygone persicaire.^ ( caris milis macidosa. C. B. P.; I- B, 11.)
Polygone poIvre d’eau. ( Polfgo^^^n hydropiper L. Perskaria ureiis , sert hydropiper. L. B. P. ; I. ic il-)
Polygone rlé sarrazin. ( Polygonumfagopyrum vulgare crectum. C. B. P.; L R- «• Fagolnticwn. J. B.)
PoLYPODE DÈ CHÊNE. Voy. Polypode comiiiun.
VoxnvQDf.con%yj^.{PolypodiumvuJgare. G. B. P.; I. Vu H.)
La racine.
PoLYTRic COMMUN. {Polffriclium cojJvnune.L. Poljtrichum aureummajiis. G. B. V. Mn sens capillaceus major, pediculo etcapitulo crassiorihus . I. 11. II. uddianlhum aureum. Tab.)
PoLYTRlC DES OFFICINES. Voj. Aipléllioil poljU'ic .
Pomme d’amour. Voy. Morelle tomate.
Pomme épineuse. Yoy. Datiire à fruit épineux.
Pomme de merveieee. Voy. Momordiqiie balsamine
Pomme de terre. Voy. Morelle tubéreuse.
Pommier ORDINAIRE. (Malus communis. Lam.-, Cand. Pjrus jnalus, L. ; a. Malus sjluestris. G. B. P. ; b. Malus sath>a J fructu suhrotundo è viridi pallescenle acido dulci. I. R. H. Poma renetia. Stepli. (Pomme-reinelte.)
PoTENTiLLE ARGENTINE. [ PotcntUla ansei'ina. L. Argent titia. Dod.; Off.; Murr. Pentapliylloïdes argenteum alaium , seupotentilla. I. R. H.)
PoTENTiLLE QuiNTEFEuiLLE, [PotentUla reptans. L. Quinquefolium majus l'epens. G. B. P. 1 I. R. H. Pentaphyllum swe quinquejolium xulgare repens. J. B.)
La racine.
Potiron. Voy. Pépon potiron.
PouEioT. Voy. Menthe pouliot,
P0UL10T-TIIY.M. Voy. Menthe des champs.
Pourpier cultivé. { Portulacp oleracea. L.; a. Portalaça angustifolia siue sjloestris. G. B. P.; I. R. H.; b. Potentilla latifolia sioe satina. G, B. I\; I. R. II.)
Prêle des champs. ( Equisetum arnense. L. Equiselum lon^ioribus setis. G. B. P. ; I. R. H.)
Prêle d’iîiver. ( Equisetum liyemale. L. Equisetutn foliis nudum ramosum. C. B. P.; I. R. H.)
Ces quatre espèces s’emploient indistinctement.
Prele des marais. (Equisetum limosum. L. Equisetum foins nudum non ramosum j sine junceum. G. B. P.; I- R- H* Cauda equina. Off.)
Prele des rivières. (Equisetum jlunialile. L. Equisetum palustre longioribus setis. G, B. P. ; I. R. H.)
Ji8 PHARMACOPÉE
PaiMEvkRE OFFICINALE, [Primula officinalis. L. Primula, veris odorata flore luteo simplici. J. B.,* I. R. H. Paralysées herba. Murr.)
Prunellier. Voy. Prunellier sauvage.
Prunier cultivé. (^Prunus domestica. L.)
Les fruits secs.
Prunier sauvage. {^Prunus spinosa. L. Prunus syluestris. C. B. P.; I. ]\. H. Acacia germanica. Off.)
Le suc des fruits j avant l’époque de leur maturité, porte le nom de suc d’acacia indigène [succus acaciæ nostratis. )
Psoralée a cinq feuilles. {Psoralea penlaphylla. L. Psoralea pentaphyllaradice crassâ, hispanis contrayerva. Juss. Act. Gall. 1774- Contrayerva alh a major. Cod. Parr.)
Psychotrie vomitive. Ipécacuanha pon annelé. (Psychotria emetica. Muiis.; L. F.)
Racine dont on se sert en Amérique, sur les bords de l’Orénoque , et qu’on emploie assez rarement chez nous. Elle diffère de celle de la céphélide vomitive, en ce qu’elle est plus épaisse, lisse à l’extérieur, ni rugueuse, ni annelée, mais marquée seulement de sillons circulaires, assez distans les uns des autres (i).
Psyllion commun. {Psyllium maj us. J. Plantago psyllium. L. Psyllium majus erectum. C. B. P.; I, R. H.)
Les semences,
Ptarmique. Voy. Millefeuille sternutatoire.
Ptéride commune. [Pteris aquilina. L. Filix fœminea. Dod.; Off-; Murr. Filix ramosa, major j pin?iidis obtusis non dentatis. C. B. P.; I. R. H.)
Ptérocarpe sang-dragon. ( Pterocarpus draco. L. Pterocarpus officinalis. Jacq.)
C’est un des arbres qui fournissent, à ce que l’on croit, le sang-dragon.
Pterocarpe santal, {Pterocarpus santalinus. L. F. Santalum xel sandalumfulvum. Off.; Murr.)
Bois rouge , employé sur-tout par les teinturiers.
Pulmonaire de chêne. Voy. Lichen pulmonaire.
(i) A l’article ipècacuanha, nous avons indiqué que M. Pelletier a découvert aussi dans cette espèce une certaine quantité d’érnétine ; c’est Vipécaeuanha strié de Mérat . ou ipécaciianha gris de Lémery.
Pulmonaire officinale. [Pulmonaria off.cinalis.Jj. P id monaria vulgaris maculas o folio. Clus. pulmonaria Italorum ad huglossum accedens . J. B.; I. R» H.)
PüLSATiLLE. Voy. jinerfione pulsatille.
PuTiER. Voy. Cerisier à grappes.
Pyrèthre. Voy. Anthémide pyrèthre.
Pyrole a feuilles rondes. {Pyrola rotundifolia. L. Py rola roüindifolia major. C. B, P.; I. R» H*)
Quassie-amêre. ( Quassia amara. L. F.)
Racine ligneuse, longue de deux à trois pieds , et d un à trois pouces de diamètre, dont le bois est blanc, léger, amer, et l’écorce bien plus amère encore , mince , glabre , grise , marquée de quelques taches, et peu adhérente au bois. Il suffit que l’eau entre en contact avec cette racine, pour contracter aussitôt de l’amertume.
Queue de cheval. Voy. Prêle.
Queue de Pourceau. Voy. Peucedan offcinal.
Quinquina des Antilles. Voy. Exosteme des Antilles.
Quinquina blanc. Voy. Cinchone a feuilles ovales.
Quinquina gris, y o'^. Cinchone offcinal.
Quinquina jaune. tVoy. Cinchone à feuilles en
Quinquina jaune royal. ( cœur.
Quinquina orangé. Voy. Cinchone a feiulles lanceolees ,
Quinquina piton. Voy. Exosteme piton.
Quinquina rouge. Voy. Cinchone a feuilles oblongues.
Quintefeuille. Voy. Potentille (fuintefeuille.
Racine de Jean Lopez. [Lopeziana radix.)
L’origine de cette racine n’est pas bien connue. On ignore si elle appartient à un mûrier ou à un zanthoxyle. Elle nous vient en fragmens, longs de huit à neuf pouces , et d’un à deux pouces de diamètre. Elle a une texture poreuse à là circonférence, et plus serrée vers le centre. Sa pesanteur est moindre que celle
i2rt PHARMACOPÉE
de l’can , sa couleur paillée, sa saveur amère et son odeur nulle. Elle a une écorce lisse et serrée, couverte d’un épiderme lisse, jaune et spongieux.
Racise vierge. Voy. Tamne commun.
Raifort cultivé. [Raphanus satiuus. L.; A. Raphanus minor oblongus. C. B. P.; b. Raphanus niger, C. B. P. ;
[ Le raifort renferme, outre l’amidon , une huile volatile trèstîcre!, très-caustique, dans laquelle MM. Garot et Henry fils ont retrouvé aussi le soufre à l’étal d’acide, comme dans les semences de moutarde ; il y était seulement moins abondant. ]
Raifort sauvage. Voy. Sisymbrion alénois.
Raisin. Voy. Vigne à vin.
Raisin d’ours. Voy. Arbousier busserole.
Raquette nopal. [Cactus opu?itia. L.)
C’est sur celte espèce et sur quelques autres du même genre, que vit \a. cochenille [coccus infectorius).
Ratanhia des Antilles. [Krameria ixina, Ruis. ; Pavon. )
PiATANHiA DU Pérou. [Krameria ti'iandra. Ruiz. ; Pavon. )
Ces Jeux plantes ont une racine ligneuse, longue, fibreuse, rouge à l’extérieur, d’un jaune rougeâtre en dedans, d’une saveur amère et très-astringente , sans odeur ou comme terreuse. On l’emploie au Pérou pour arrêter les hémorrhagies : l’usage t’en est introduit depuis peu en Europe.
PiAVENSAra aromatique. [Agatophjllum aromaticum. Poir. Rauensara aromatica. Sonner, Eoodia rayensara. Gcerin.')
Ses fruits et scs fleurs , qui sont très-aromatiques , sont usités comme condiment à M/idag.ascar. Le Iruit est presque sphériqpi;\is, d’un brun noirâtre: il se compose d’un drupe sec, peu que, et d’un noyau ligneux, et d’une annande liuüetise, divisée en six lobes. Quelques botanistes pensent que cet arbre lournit la canelle giroflée.
Réglisse hérissée. echmataih. Gljcyrrhiza
capiie echinato. C. B. P.; I. R. H. )
Celle plante peut remplacer la suivante.
Réglisse OFFICINALE. [Gljcyrrhiza. glabra. L. Glycyr^ rhiza silicpiosa'vel Germanica. G. B. P.; I. R. H.) Griyçyrrhiza seu liquiritia. Off.)
[M. Robiquet, à qui on doit une analyse très-înférçssanle dç. eclte racine, y ai trouvé, entr’autres principes , de l’amidon j
FRANÇAISE. i2«
one huile brune, résineuse, des sels, une matière sucrée, non fermentescible, et une matière azotée cristallisable en octaèdre, j«t une substance animale.]
Reise des prés. Voy. Sipirée ormière.
Renoncule acre. (^lîcinunculiis cicris. L. Ronunculus pratensis erectiis acris. C. B. P.; I. R. H.)
Renoncule bulbeuse. i^Rcinunculus bulhosus. L. l{o.nunculus pratensis , radice 'verticilli modo rotundâ. C. B. P. ;
Renoncule petite douve. (^Ranunculus JlaTnmula. L. Ranunculus longifoUus palustris minor. C. Ê. P. ; I. R» H-) Flammula ranunçulus . Dod.)
Renoncule scélérate. i^Ranuncidus sceleratus . L. Ranunculus palustris apii folio lœvis. C. B. P.; I. R. H.)
Renouée. Voy. Polygone renouée.
Rhapontic des. anciens. Voy. Rhuharhe rhapontic.
Rhapontic blanc. {Rhaponticwn behen. Centaurea behen. L. Jacea Orientalis patida carthami fade, flore luteo magno, I. R. H. Rehen album. Of.; Murr. )
La racine de celte plante nous venait autrefois de 1 Orient . on ne s’en sert plus aujourd’hui.
[M. Guibourt indique deux sortes de rhapontic.
La pi'emière est f]frosse comme la poing, grise-rougeatre , et off ranl dans son intérieur des stries marbrées comme rayonnées ; sa saveur est mucüagineuse, très-aslringenle.
La deuxième paraît être celle décrite par Lémery , elle est longue de trois pouces et grosse de deux environ, jaune pâle, assez semblable i> celle de la rhubarbe, mais sa saveur aslringebte l’en fait distinguer facilement.
Est-ce bien cette racine qui est cuitivée dans le département du Morbihan, et vendue sous le nom de rhubarbe indigène'^ C’est bien à tort qu’on a cherclié à introduire cette racine pour remplacer dans l’usage médical la véritable rhubarlie', elle, nu possède que très-peu de propriétés.]
RnonioLE ROSE. [Rhodiola rosca. L. Anacampseros radice rosam spirante major. I. R. H. Rhodia radix. C. B. P. Off.; Murr.)
Rhubarbe compacte. [Rlieum compactum.)
Rhubarbe des moines. Voy. Rumex rhubarbe.
Rhubarbe onduiée. {Rheum undulatum, Rhabarl^arum
PHARMACOPÉE folio oblongo f crispo j undulato , flabellis sparsis. Geoff.)
Rhubarbe palmée. {Rheum palrnatuTn y el Rheum ve-^ . riim , seu Tarlavicum, seu Turcicum. Of.’, Murr.)
C’est l’une de ces trois espèces qui fournit la rhubarbe officinale. Il existe dans les pharmacies deux variétés de rhubarbe, dont l’une, venant de la Moscovie par la. voie du commerce, porte aussi, suivant Murray, le nom de rhubarbe de Bucharie, et dont l’autre , originaire de la Chine , est appelée par le même auteur rhubarbe des Indes. La première consiste en morceaux de forme variée, dépouillés de leur écorce par des taillades profondes, anguleux, creusés dé larges trous, jaunes en dehors, à l’intérieur jaunes avec des marbrures blanches et rouges, dont la teinte est très-vive j d’une saveur amère et astringente , d’une odeur assez forte et non désagréable ; ils croquent sous la dent, et communiquent à la salive une couleur safranée. La rhubarbe de la Chine, qui nous vient par mer, est en morceaux rugueux, d’un jaune sale en dehors , hérissés de particules plus dures et d’un tissu plus serré , moins marbrés et comme briquetés à l’intérieur, et percés de trous, dans. lesquels on trouve souvent des débris de cordes. Elle a une saveur amère , et une odeur plus forte que la précédente ; elle donne une couleur orangée à la salive, et croque davantage sous la dent. 11 t^t rejeter les morceaux qui sont gâtés et noirâtres en-dedans. On apporte de Perse, par la Méditerranée , une variété de rhubarbe qui ressemble à celle de la Chine. .... j
[M. Henry père a soumis à l’analyse plusieurs variétés de rhubarbe : voici les principaux résultats qu’il a trouvés : •
1» Oue celle de Moscovie et de Chine renferme, a tres-peu
près, les mêmes principes, c’est-à-dire un principe colorant,
jaune volatile et odorant, une huile fixe , rancissant facilement, un principe astringent amer, etc. , et sur-tout, parmi les .substanc^es salines, de Ÿoxalate de chaux qui par^t exister , comme Shéele l’avait fait voir, en moindre quantité dans celle de Moscovie. C’est à ce sel que la rhubarbe doit sa propriété de croquer sous la dent. , ,,
La rhubarbe de France ne donne que tres-peu d oxalate de
chaux et de matière colorante rougeâtre (ij
Un fait très-remarquable , est que par la culture dans les climats de l’Europe , la quantité d’oxalate de chaux diminue tandis que la proportion d’amidon augmente beaucoup, bheele et Model avaient déjà constaté en Suède et en Russie ce phénomène, que M, Henry a confirmé sur les racines des rheum çalmatum et undulatum récoltées en France.
(i) Voyez Bulletin de Pharmacie, t. VI , p. 87.
FRANÇAISE. laS
Ce chimisle a découvert de plus du sucre cristallisable dans Ja racine de rhubarbe, et d’autres y ont annoncé l’existence d’un principe particulier, le rhabarbarin , mais il n’a pas encore été suffisamment démontré. ]
Rhubarbe rhapontic. {Rheum rhaponticum. L. Rhaponiieum. Alp.; Off.; Murr. Rhabarbarum fortè Dioscoridis et ahtiquorum. I. R. H. )
Grande racine rameuse, purpurine et marbrée, qui ressemble à la rhubarbe officinale quand elle a été desséchée avec soin , mais qui est plus légère, plus amère, visqueuse et moins odorante.
Ricin ordinaire. Ricinus communis. L. Ricinus vulgaris. C. B. P.; I. R. H. Ricinus seuPalma-Christi , seu cataputia major, Off. Murr.)
On tire de ses semences une huile qui est douce et bonne à manger , quand on a eu le soin d’arrêter l’embryon.
[ C’est à tort que l’on croit l’embryon contenir un principe 5cre , car ce corps ne donne, comme MM. Boutron et Henri fils l’ont fait voir, qu’une huile fine douce , bien différente de celle du ricin ; l’âcreté de cette huile envoyée jadis d’Amérique, a été depuis attribuée à la présence des semences de croton tiglium qui s’y trouvent souvent mêlées par mégarde, et aussi au mode de la préparation. ]
Riz cultivé. {Orjrza sativa. L. Oryza. Matth.^ i. B.;