TOME FBEMIEB
Page XII de la Préface, ligne 22, lisez: voient, au lieu de voyent.
Page XIV de la Préface, dernière ligne, lisez: si, au lieu de 5t.
Page XV de la Préface, ligne 2, lisez: H, au lieu de 5t.
Page 3, ligne 27, après le mot édition, ^'outez : qui a.
Page 8 , § 2 , ligne 2. Note L « Diverses nations ont successivement « prétendu à la souveraineté entière ou partielle de la mer. » Dans le Livre XXX , chap. XXVII , de Y Esprit des lois, Montesquieu dit : « L'empire de la «mer a toujours donné aux peuples qui l'ont possédé, une fierté naturelle, « parceque se sentant capables d'insulter partout, ils croient que leur pou- « voir n'a pas plus de bornes que l'Océan. »
Cette observation de l'auteur de YEsprit des lois trouve également son application dans les circonstances rapportées au § 4 du titre III , page 4 82.
Page n. ligne ^9, lisez: a, au lieu de à.
Page 25, avant dernière ligne, après le mot Diètes, lisez : que, au lieu de.
Page 34 . avant dernière ligne, au lieu de : et la navigation, lisez ; et de.
Page 32, ligne 8, lisez: signés.
Page 37, § 8. Voir page 278, § 9 du décret impérial de l'année 4854^ et page 280, § 422 de la loi française du 22 mai 4803.
Page 53, dernière ligne de la note, lisez: des lois.
Page 53, dernière ligne, après le mot recueil, ajoutez: des traités.
Cage 55, titre H, § i. Hôte IL «La liberté du commerce n'est pas une
« facuHé accordée aux négociants de faire ce qu'ils veulent » Esprit des
lois Livre XX , chap. XII. « .... Là où il y a du commerce il y a des douanes .... » chaç. XIII.
Page 57, § 3. Du capitaine. Voir le § 43 du titre U, pages 102 à 443, ainsi que la note V.
Page 69, ligne 8 du § 48, au lieu de les changements, lisez: des.
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Page li (note du bas de la page). Hôte lU Avant M. Dujardin-SaiUy, Montesquieu a dit. Livre XX, chap. XII de YEsprit tfe« low : « Là où il y a du com-
<i merce, il y a des douanes ; La finance détruit le commerce par ses injus-
«tices, ses vexations; elle le détruit encore, indépendamment de cela,
Cl par les difficultés qu'elle fait naître et les formalités qu'elle exige.»
Page 87, ligne 9, au mot état, substituez État; cette inexactitude typographique s'est reproduite plusieurs fois (que nous nous abstiendrons de signaler), dans le cours de Touvrage, — page 90, ligne 24, etc.
Page 9^. De la mer Caspienne. Hôte IV. C'est par Tarticle VIII du traité de paix signé au village de Turkmantchaï, le 22 février 4828 (année 4243 de THégire), que le libre cabotage avec tous les ports de la mer Caspienne a été assuré aux navires de la marine marchande des empires de Russie et de Perse. Ce même article porte de plus , que le pavillon militaire russe étant, ab antique, le seul qui ait le droit de naviguer sur la mer Caspienne , ce même privilège lui est réservé et assuré , « de sorte qu'à Tex- « ception de la Russie , aucune autre Puissance ne pourra avoir des bâti- «ments de guerre sur la mer Caspienne.
La mer d'Azof , dont il est parlé dans la même page 94 , appartient aujourd'hui à la Russie ; mais jusqu'au milieu du 1 8® siècle , la liberté du pavillon russe n'y existait pas. Le traité de 4739 (paix de Belgrade) porte, en effet, que les Russes s'engagent à démolir la forteresse d'Azof, à ne jamais relever celle de Taganrog, enfin, à n'avoir ni à faire construire de flottes et d'autres navires ni sur la mer Zabache ^), ni sur la mer Noire (le commerce des Russes ne pouvant d'ailleurs être fait sur la mer Noire qu'au moyen de bâtiments appartenants à des Turcs).
Page 94, ligne 34, supprimez 1' s final du mot conclu.
Page 98, ligne 44, au lieu d*EnikaH, lisez: EmktUe ou mieux encore Yemkalé (ou Bosphore Cimmérien). Le centre du commerce qui se faisait à Théodosie ou Kaffa, a été transporté, parle gouvernement russe, à Kertch, à. l'entrée-sud du détroit d'Yénikale. Les bâtiments destinés à la mer d'Azof doivent faire, à Kertch, une quarantaine de quelques jours; les plus grands y attendent leur cargaison venant de Taganrog, Rostow, Azof.
Page 99, ligne 2, lisez: place.
Page 404, ligne 4, lisez: déchargements et chargements.
Page 402, ligne 20 du § 43, Usez: feux, au Heu de faux.
Page 408, ligne 35, après le mot duquel, ajoutez: le.
Page 440. Hôte V. Ce qu'a dit, en si bons termes, M. de la Landelle, rappelle à la pensée, avec un profond sentiment de tristesse, le déplorable sinistre de mer qui s'est accompli dans le mois de février 4885, le naufi-age de la Sémillante, fi*égate de l'État, commandée par un officier de grande distinction, le capitaine Jugan, et à bord de laquelle se trouvaient septcents hommes environ. Partie de Toulon, le 44 février, pour se rendre dans la mer Noire, la Sémillante s'est perdue le 45 vers midi, par un ouréTgan
») Nommée depuis mer d'Azof, laquelle comprend la mer Putride ou mer Sivache, ou SiruHuh.
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d'ouest-sud-otiest dans les bouches deBonifacio : personne n*a échappé àlayiolence des vagues et de la tempête. M. Daniel Robert, capitaine de vaisseau anglais, retiré, depuis dix ans, à la Madeleine (Sardaigne), à déclaré àM.Bourbeau, commandant de VAveme (chargé par le gouvernement français de recueillir des renseignements sur la perte de la Sémillante, et d'aviser à Tinhumation djBs morts rejetés par la mer, ainsi qu'au sauvetage des débris), que « dans le cours «d'une longue carrière bien remplie, dans aucun parage, par aucune latift tude , il n'avait jamais rien ressenti ni éprouvé qui approchât de la furie « de l'ouragan qui a sévi dans les bouches du Bonifacio, le 46 février.»
Le rapport, en date du 43 mars 4855, de H. le commandant Bourbeau à M. le préfet maritime à Toulon, porte que, parmi les 250 cadavres rejetés sur les côtes et ensevelis par ses soins à Lavezzi, le corps du commandant Jugan était parfaitement reconnaissable ; il portait un paletot d'uniforme entièrement boutonné ; tous les autres cadavres étaient nus en grande partie. «• La mort », dit M. Bourbeau, a a donc trouvé ce brave et infortuné capitaine «faisant courageusement son devoir, et luttant jusqu'au dernier moment pour « les autres , sans songer un seul instant à lui-même. »
Page 444, dernière ligne, Usez: qui, au lieu de que.
Page 442. Rote VI. La vie du lieutenant général comte Dulong de Rosnay présente de nombreux faits qui démontrent que l'énergie et le sang-froid, joints au courage personnel, peuvent conduire l'homme doué de ces trois vertus militaires, à accomplir les faits les plus extraordinaires. Qu'il nous soit permis de consacrer ici quelques lignes biographiques (dans lesquelles tout sera vrai) à la mémoire du général Dulong de Rosnay : en rendant hommage à une renommée aussi pure, c'est une dette de respectueux souvenir que nous sommes heureux de trouver l'occasion de payer et comme Français fier de toutes les gloires de la France, et comme proche parent, par alliance de famille, de cet intrépide homme de guerre, auquel l'empereur dit, un jour, en lui tendant la main: a J'aime les braves.»
Tacite en écrivant la vie de son beau-pére Agricola , a fait vivre celui-ci dans la postérité ; ici, c'est le nom de l'auteur de ces lignes biographiques qui doit sortir de l'obscurité, associé au souvenir du général comte Dulong de Rosnay.
Le lieutenant général comte Dulong de Rosnay (Louis-Etienne) était né le 42 septembre 4780, à Rosnay, département de l'Aube. Il entra au service, comme volontaire, à l'âge de 47 ans. A l'attaque dé Pesaro, le 24 floréal an VIT (40 mai 4799), il fut, sur le champ de bataille, nommé sous-lieutenant de hussards. Dans le rapport du général Lucotte, qui signale le j^une officier comme doué de talents véritables et d'une bravoure à toute épreuve, se trouvent consignés les détails suivants : « Les Français attaquaient Pesaro, « défendue par des troupes impériales et un rassemblement considérable de « paysans insurgés accoutumés à nous faire la guerre. Nous combattions un «contre dix, et le général Monnier , commandant en chef, voulait à tout prix
« enlever la place Tous les canonniers qui servaient les pièses destinées
«à enfoncer les portes avaient été tués ou mis hors de combat; le gé-
«néral Monnier obligé de se retirer devait perdre son artiUerie; M. Du-
« long se chargea de servir deux pièces ; et les dirigea lui-même contre «l'ennemi, et, communiquant son âme à quelques braves, il fit pleuvoir la
« mitraille sur les ennemis et sauTa ses deux pièces de canpn ; j'ai été
« témoin de cette action et je pourrais en raconter bi^ d*autres. »
Le 48 brumaire an VIII (3 novembre 4799), en chargeant à la tète des troupes , il reçut quatre blessures : un coup de feu lui fracassa le bras drmt, dont il perdit entièrement Vueage, à partir de ce imment. Si Von se rappelle cette circonstance, toutes les fois qu'on trouvera cet officier aux prises avec l'ennemi, on admirera d'autant plus les faits militaires qui appartiennent à sa carrière, si glorieusement parcourue. Au moment où il reçut cette dernière blessure , il faisait déposer les armes à un bataillon de grenadiers hongrois ; il fut nommé capitaine sur le champ de bataille.
Après la bataille de Marengo, gagnée par l'armée française le 44 juin 4800. le capitaine Dulong qui y avait pris sa part de gloire , reçut le commandement de la place de Pesaro. Attaqué par une division anglo*autrichienne de cinq mille hommes d'infanterie, quatre-cents cavaliers et on£e pièces de canon, le jeune capitaine, après avoir soutenu une lutte acharnée contre les assiégeants, et s'être rendu maître d'une sédition intérieure qui avait pour but de le contraindre à se rendre , se vit enfin dans la nécessité de capituler : sa belle défense lui avait créé le droit de dicter les termes de la capitulation, que l'ennemi se hâta d'accepter tant il était convaincu qu'il aurait à supporter de rudes coups de la part d'une garnison, sans doute nombreuse, si on ne consentait pas à la laisser libre. Le capitaine Dulong ayant stipulé qu'il évacuerait la place avec tous les honneurs de la guerre, c'est-à-dire avec armes et bagages, caissons fermés, etc., et la liberté pour tous les hommes qui composaient ja garnison, de rejoindre l'armée active, le jeune capitaine sortit de Pesaro (à la grande confusion de l'armée assiégeante devant laquel/e les assiégés défilèrent), à la tète d'une garnison de quatorze hommes!
Il fit des prodiges de valeur àAustertitz, où il combattait enqualiié de chef de bataiUon dans le 4 5^ régiment d'infanterie de ligne. Obligé, un instant, de se retirer devant une colonne de six mille Russes, il reconnait qu'un certain nombre de ses soldats se disposent à prendre la fuite ; il s'empare d'un étendard, se place devant eux et leur crie : «Je m'arrête ici I voyons « si vous abandonnerez votre chef et votre drapeau 1 » — Le régiment fait volte-face, contient les six mille Russes, et parvient bientôt à les repousser.
Pendant les campagnes d'Espagne et de Portugal, dirigées par le maréchal duc de Dalmatie, H. Dulong, devenu major, commandant un régiment composé de bataillons pris dans le 45® régiment de ligne et dans le 32® léger, Ait chargé de V avant-garde ; il culbuta plu^eurs fois les Espagnols ; à Morfacem et sur les hauteurs d'Almada, il fit face, avec quinze cents hommes, à dix-huit mille Espagnols et Portugais, qu'il sut contenir par son énergie et son active intrépidité.
Commis à la défense du camp de Morfacem et à la surveillance des batteries françaises élevées sur les côtes, il ne tarda pas à découvrir que les habitants de Trafaria étaient devenus , dans cette partie du Portugal , . les agents des Anglais qui chaque nuit débarquaient un certain nombre d'hommes sut ce point du littoral, dont l'occupation paraissait tellement importante au général de l'armée anglaise, que des émissaires vinrent ofQrir une somme de quarante mille livres sterling (un million de francs) au major Dulong, s'il voulait consentir à se retfrer. Indigné, et déterminé à mettre fin aux menées anglaises, le major Dulong fait un soir prendre la cocarde noire à
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quarante grenadiers qu'il choisit» et il les conduit à Trafaria. Les habitants trompés par la cocarde, prennent cette petite troupe pour un détachement anglais et se tiennent tranquilles. L*escadre anglaise ne recevant de terre aucun signal de nature à arrêter Texpédition projetée pour la nuit, envoie» en toute confiance et sécurité, Une péniche chargée â*homnies: les Français s'emparent des premiers qui débarquent et le mi^or Dulong, suivi de vingt de ses grenadiers , entre dans la tner, atteint la pêMche wmê te feu de la nwuequeterie , et parvient A s*en rendre maître. Au nombre des prisonniers se trouvèrent le fils de l'amiral Colson, Lord Baird, un neveu de Lord Nelson, et huit mHdêhipmen appartenant aux premières familles de la Grande- Bretagne.
A-Orensé, à Ponte-Lima, au point duRuyvaens, le major Dulong trouva encore l*occasion de se signaler parmi les plus braves.
Le Ponte-Nimo, sur le Gavado, était au pouvoir de l'ennemi t la situation de l'armée française était des plus critiques, et devenait à tout instant plus pénible encore par suite de la pluie torentielle et incessante qui mouillait les armes et les munitfons, alourdissait les vêtements, et rendait de plus en plus difficile la marche de l'armée engagée dans un étroit défilé. Il fiedlait donc s*emparer du passage du Ponte-Nuovo. Le maréchal duc de Dalmatie fait appeler, le soir à 9 heures, le msy'or Dulong, et, devant le conseil des généraux, il lui dit: «Je vous ai choisi pour que vous vous empariez du « Ponte-Nuovo , que Tennemi coupe en ce moment. Vous chercherez à sur- « prendre l'ennemi ; vous l'attaquerez vivement , à la bayonnette ; vous réusit tirez ou voue mourrez; Je ne veux d'autre nouvelle que celle du euccès ; m petit d'autre rapport : H tout est perdu, votre eilence me l'apprendra. Prenez « cent hommes d'élite où vous voudrez ; vous y joindrez viugt-cinq dragons, « dont vous tuerez )es chevaux s'il en est besoin pour vous faire un rempart « au milieu du pont, soutenir et rester maître du passage. »
Arrivé à la portée de pistolet du Ponte-Nuovo , le major Dulong reconnut que l'ennemi n'avait plus & faire tomber que la dernière solive appuyée sur les deux rives. Il était une heure du matin. Harassés de fatigue, les travailleurs ennemis s'étaient ret&rés pour prendre quelque repos et attendre que la tempête en se calmant leur permit d'achever leur tâche. La pluie qui tombait avec une sorte de furie, les torrents qui, en mugissant, descendaient des montagnes, les flots gonflés du Gavado, etc., remplissaient l'espace de leurs bruits ; la marche de la petite colonne française n'est point trahie. Le major Dulong privé, ainsi qu'il a ét^ dit, de l'usage du bras droit, se glisse sur la solive tremblante ; 25 grenadiers le suivent de la même manière ; un seul perd l'équilibre et roule emporté par les flots du Gavado, sans que le bruit de sa chute ait été entendu. La sentinelle ennemie, placée non loin de la rive, tombe frappée avant d'avoir reconnu la présence des Français. Le poste avancé de l'ennemi, fort de 24 hommes^ est surpris et massacré avant d'avoir pu faire usage de ses armes. Le major et les 2* grenadiers qui l'ac* compagrient» sont bientôt rejoints par le reste du détachement : tous se précipitent au cri de « En avant ! » vers une hauteur voisine que l'ennemi épouvanté de cette, attaque soudaine et inattendue, abandonne en laissant le sol jeuché d'armes et de bagages.
Lorsque l'armée française se présenta, elle trouva le pont rétabli. Le maréchal duc de Dalmatie embrassa le major Dulong en lui disant à haute
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YOix : «Je vous remercie au nom de la France» brave major; vous avez fouvé «V armée; si j'occupe une page dans l'histoire, votre nom sera inscrit à côté « du mien. »
Vers 9 heures du matin, Tavant-garde fut encore arrêtée au pont de la HisareUa, que l'ennemi avait embarrassé d'arbres et de rochers, derrière Jesquels il se tenait retranché. Repoussé d'abord par un feu meurtrier, le major Dulong revient à la charge à la tête des voltigeurs de la garde de Pans, d'un bataillon du 32® et du 4 5*^ régiment; l'obstacle est franchi, l'ennemi culbuté, mais le major Dulong est frappé d'une balle à la tête. Il est relevé mourant ; les grenadiers du 45® portèrent leur chef sur un brancard jusqu'à Lugô. Là, le général commandant mit à l'ordre du jour que le major Dulong serait porté, à tour de rôle, par les grenadiers des différents régiments de sa division; mais ceux du 46® régiment déclarèrent qu'ils n'abandonneraient jamais le chef énergique qui les avait si souvent conduits^ à la victoire.
Plus tard, à la bataille d'Albufera, au Rio-Barbata, à Vera, t Sorbas, à Almeïra, àUbrique, àXimena, etc., le colonel Dulong, à la tête du 4 2® régiment d'infanterie légère , battit les corps espagnols et anglais qui lui étaient opposés, et sut, en plusieurs circonstances, arrêter les forces supérieures du général Balasteros ; à Loja , au Pont d'Âranjuez , à Âlba de Formez , à Duymiel dans la Sierra-Morena , il eut à soutenir plusieurs combats dans lesquels il battit et mit en déroute des corps plus nombreux que celui qu'il commandait.
Nommé général de brigade, il fut appelé en Allemagne et reçut le commandement d'une brigade de la jeune garde impériale, il fit, en cette qualité, la campagne de 4843. Rentré en France avec l'armée, il soutint avec gloire plusieurs combats dans les environs de Troyes. n fut phargé, le t février 4844, par le maréchal duc de Trévise, de reconnaître à fond l'armée ennemie : ce fut pour lui une nouvelle occasion de faire preuve de cette énergie et de ce sang-froid dont il était doué à un si haut degré, il sut, en effet, tirer un parti si habile de la petite troupe qui lui était confiée pour accomplir sa difficile mission (4,800 hommes d'infanterie, 450 dragons de la garde impériale et deux canons), que, bien qu'il eût refoulé, sur tous les points, les postes et les grandes-gardes de l'ennemi, il ne fut point attaqué par les divisions alliées : par ses manœuvres audacieuses, le général Dulong avait fait naître dans l'esprit des généraux ennemis, qu'il commandait non pas un simple corps d'exploration, mais toute l'avant-garde ^Ue-même de l'armée française.
Après l'abdication de l'empereur Napoléon I®"^, à si juste titre surnommé le Grand, le général Dulong fut placé dans la maison mihtaire du roi, en qualité de lieutenant-commandant de la première compagnie des gardes du corps , et bientôt après nommé lieutenant général. Au sacre du roi Charles X, à Reims, le général Dulong commandait les détachements réunis des quatre campagnes des gardes du corps qui servirent d'escorte au roi.
Lorsque le lieutenant-général comte Dulong de Rosnay mourut, le 49 mai 4828, il était commandant de la 47® division militaire (île de Corse), gentilhomme de la chambre du roi, grand-officier de la légion d'honneur, grandcroix de St.-Louis, chevalier de la couronne de fer, etc. Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe élevé à la gloire de l'armée française, à la barrière de l'étoile, à Paris.
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Page 448» ligne i, lisez: délaissement Page 426, dernière ligne du texte, lisez: abrogea l'usage. Page 435 et 437. Hôte Vil. La Prusse est un des États qui insistent le plu^ sur. la suppression du péage du Sund, ou tout au moins sur la nécessité de le transformer en un simple droit de navigation et dans l'intérêt de celle-ci. — En 4856, les États-Unis de rAmérique septentrionale ont réclamé son abolition complète. Or, le Danemarck peut-il exister sans le péage qui forme une partie essentielle de ses revenus ?
Page 449, ligne 26 du § 62, lisez: second.
Page 452, ligne 48, lisez : pavUUm.
Dernière ligne de la même page, il ne faut qu'une simple virgule après le mot souverain.
Page 460, ligne 48 du § 65. Note vm. Le Hatti-Chérif de Gulhané (3 novembre 4839) était, en quelque sorte, une charte de réformes utUes à introduire dans les institutions de l'empire ottoman et qui confirmait les privilèges antérieurement accordés aux Chrétiens , sujets de la Porte ; ses résultats furent à peu prés nuls. Par un nouveau firman du 24 février 4856, le Hatti-Chérif de Gulhané a été confirmé , des mesures administratives y sont annoncées; tous les sujets, quelle que soit la Religion qu'ils professent, sont déclarés égaux en ce qui touche les emplois, les impôts, lé service militaire, etc., en un mot, toutes les dispositions du nouveau firman (adressé au Grand-Yisir) démontrent l'intention du Sultan de faire entrer, de plus en plus, son empire dans la voie des institutions européennes. Nous croyons d'ailleurs utile de reproduire ici, par extraits, les dispositions qui concernent plus spécialement les sujets non - musulmans de l'empereur de
Turquie.
«Les garanties promises à tous les sujets de mon empire par mon HatH Bumayoun de Gulhané et les lois du Tanzimat, sans distmction de classe ni de culte, sont aujourd'hui confirmées et consotidées, et des mesures efficaces seront prises pour qu'elles reçoivent leur plein et entier efiet.
a Tous les privilèges spirituels accordés ab antique et à des dates postérieures à toutes les communautés chrétiennes ou d'autres rites non-musulmans établies dans mon empire> sous mon égide protectrice , sont confirmés et maintenus.
«Chaque communauté chrétienne ou d'autres rites non-musulmans sera tenue, dans un délai fixé et avec le concours d'une commission formée ad hoc dans son sein, de procéder, avec ma haute approbation et sous la surveillance de ma Subbme-Porte, à l'examen de ses immunités et privilèges, et d'y discuter et soumettre à ma Sublime-Porte les réformes exigées par le progrès des lumières et du temps. Les pouvoirs concédés aux patriarches et aux érêques des rites chrétiens par le Sultan Mahomet II et ses successeurs, seront mis en harmonie avec la position nouvelle que mes intentions généreuses et bienveillantes assurent à ces communautés. Le principe de la nomination à vie des patriarches, après la révision des règlements d'élection aujourd'hui en vigueur, sera exactement appliqué, conformément à la teneur de leurs firmans d'investiture. Les patriarches, les métropolitains, archevêques
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et évéques et rabbins seront assermentés i leur entrée en fonctions, d*après une formule concertée en commun entre ma Sublime-Porte et les chefs spirituels des diverses communautés. Les redevances ecclésiastiques, de quelque forme et nature qu'elles soient, seront supprimées et remplacées par la fixation des revenus des patriarches et chefs des communautés, et par Taflocation de traitements et de salaires éqnitablement proportionnés à Timportance, au rang et à la dignité des divers membres du clergé. Il ne sera porté aucune atteinte aux propriétés mobilières et immobilières des divers clergés chrétiens. Toutefois, Tadministration temporelle des communautés chrétiennes ou d'autres rites non-mosuhnans sera placée sous la sauvegarde d'une assemblée choisie dans le sein de chaicune des dites communautés, parmi les membres du clergé et des laïques.
«Dans les villes, bourgades et villages où la population appartiendra ea totalité au même culte, il ne sera apporté aucune entrave à la réparation, d'après leurs plans primitifs , des édifices destinés au culte, aux écoles, aux hôpitaux et îiux cimetières,
«(Chaque culte, dans les localités où ne se trouveront point d'autres confessions retigieuses, ne sera soumis, dans ses manifestations extérieures, à aucune espèce de restrictions. Dans les villes, bourgades et villages où les cultes sont mélangés, chaque communauté habitant un quartier distinct pouira également, en se conformant aux prescriptions ci-dessus indiquées, réparer et consoUder ses églises, ses hôpitaux, ses écoles et ses cimetières.
« Toute distinction ou appellation tendante à rendre une classe quelconque des sujets de mon empire, inférieure à une autre classe, à raison du culte, de la langue ou de la race, sera à jamais effacée du protocole administratif. Les lois séviront contre l'usage , entre particuhers ou de la part des autorités, de toute qualification injurieuse ou blessante.
« Attendu que tous les cultes sont et seront librement pratiqués dans les Etats ottomans, aucun sujet de mon empire ne sera gêné dans l'exercice de la Religion qu'il professe et ne sera d'aucune manière inquiété à cet égard. Personne ne pourra être contraint à changer de Religion.
a La nomination et le choix de tous les fonctionnaires et autres employés de mon empire étant entièrement dépendants de ma volonté souveraine, tous les sujets de mon empire, sans distinction de nationalité, seront admissibles aux emplois publics et aptes à les occuper, selon leurs capacité» et leurs mérites, et conformément à des régies d'une application générale.
«Tous les sigets de mon empire seront indistinctement reçus dans les écoles civiles et militaires du gouvernement aujourd'hui existantes ou qui seraient créées à l'avenir, s'ils remplissent d'ailleurs les conditions d'âge et d'examen spécifiées dans les règlements organiques desdites écoles. De plus, chaque communauté est autorisée à établir des écoles publiques de sciences, d'arts et d'industrie. Seulement le mode d'enseignements et le choix des professeurs dans les écoles de cette catégorie seront sous le contrôle d'un conseil mixte d'instruction pubhque dont les membres seront nommés par moi.
tt Toutes les afiaires commerciales , correctionnelles ou criminelles , dans lesquelles seraient mêlés des musulmans et des sujets chrétiens ou d'autres
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rites non-musulmans, ou des chrétiens ou autres de rites différents, seront déférés à des tribunaux mixtes. L'audience de ces tribunaux sera publique ; les parties y seront mises en présence et produiront leurs témoins , dont les dépositions seront reçues indistinctement sous un serment prêté salon la loi religieuse de chaque culte. Les procès ayant trait aux affaires civiles continueront d'être jugés publiquement, d'après les lois et les règlements, pardevant les conseils mixtes des provinces , en présence du gouverneur et des juges du lieu.
tt Les procès civils spéciaux , comme ceux de successions ou autres de ce genre, entre les sujets d'un même rite, pourront, à leur demande, être renvoyés pardevant les conseils des patriarcats ou des communautés.
«Les lois présentes, correctionnelle et commerciale, et les règles de procédure à appliquer dans les tribunaux mixtes seront complétées le plus tôt possible et codifiées. 11 en sera publié, sous les auspices de ma Sublime- Porte, des traductions dans toutes les langues en nsage dans mon empire.
«Aucune peine corporelle, même dans les prisons, ne pourra être appliquée que conformément à des règlement^ disciplinaires émanés de ma Sublime-Porte, et tout ce qui ressemblerait à la torture sera radicalement aboli. Les infractions à ce siqet seront sévèrement réprimées, et entraîneront en outre de plein droit la punition, en conformité du Code criminel, des autorités qui les auraient ordonnées et des agents qui les auraient com- • mises.
« L'organisation de la police dans la capitale , dans les villes de province et dans les campagnes sera révisée de façon à donner à tous les sujets paisibles de mon empire les garanties désirables de sécurité quant à leurs personnes et à leurs biens.
« L'égalité des impôts entraînant l'égalité des charges , comme celle des devoirs entraîne aussi celle des droits, les sujets chrétiens et des autres rites non-musulmans 'devront, comme les musulmans, satisfaire aux obligations de la loi de recrutement. Le principe du remplacement ou du rachat sera admis.
i( U sera publié dans le plus bref délai possible une loi complète sur le mode d'admission et de service des sujets chrétiens et d'autres rites nonmusulmans dans l'armée, de façon à leur y assurer la position la plus convenable.
«Comm$ les lois qui régissçnt l'achat, la vente et la disposition des propriétés immobilières sont communes à tous mes sujets , il pourra être permis aux étrangers de posséder des propriétés foncières dans mes États, et se conformant aux lois et aux règlements de police, en en acquittant les mômes charges que les indigènes, après quo des arranifements auront eu lieu avec les Puissances étrangères.
« Les impôts sont exigibles au même titre de tous les sv^eU de mon empire, sans distinction de classe ni de culte. Où avisera aux moyens les plus prompts et les plus énergiques de corriger les abus dans la perception des impôts, et notamment des dimes. Le système de la perception directe sera successivement, et aussitôt que faire se pourra, substitué au régime des fermes dans toutes les branches des revenus de l'État. Tant que ce
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système demeurera en vigueur, il «era interdit, sous les peines les plus sévères, à tous les ageate de Tautorité et à tous les membres du medg^s de se rendre adjudicataires des fermes qui seront annoncées avec publicité et concurrence, ou d*avoir une part quelconque d'intérêt dans leur exploitation. Les impositions locales seront, autant que possible, calculées de façon à ne pas aifecter la source de la production ou à ne pas entraver le mouvement du commerce intérieur. »
Page 464, ligne 33. Hôte IX. États-Unis des Iles Joniennes. — A h page 53, nous avons parlé de la position des consuls étrangers dans les lies Joniennes {voir également chap. XXX, §§5 et 44). placées sous l^protecOon de S. M. britannique, et nous avons exprimé Topinion que la création d*un royaume grec aurait du mettre fin au protectorat exercé par la Grande-Bretagne. Aux termes de Farticle premier du traité du 5 novembre 4845, les UesdeCorfou. Céphalonie. Zante. Ste.-Maure, Itiiaque. Cérigo et Paxô avec leurs dépendances doivent former un État Ubre et indépendant sous la dénomination des États-Unis des lies Joniennes. Or. la protection anglaise, sous laquelle cet État libre et indépendant est placé. — cette protection. teUe qu*efle est exercée {yérAsiÀQ protectorat-souverain) , — fait des lies Joniennes un État mi-souverain vassal, dont toutes les forteresses ont reçu garnison anglaise ; dont tous les ports ont été déclarés (quant aux droits honorifiques et militaires) être sous la juridiction de la Grande-Bretagne; — État vassal, répétons-nous, dont rétat politique est bien inférieur, au point de vue deTexer- * cice de Fautorité intérieure, à celui, par exemple, des principautés Danubiennes placées sous la suzeraineté du Sultan (ou Sulthan) de Constantinop/e, et tributaires comme TEgypte. Tunis et Tripoli.
Lorsque toute la côte orientale de FAdriatique et de la mer Jonienne, qui ftdt face aux Sept-Iles. lorsque l'Albanie et la Morée étaient au pouvoir de la Turquie, il était indispensable peut-être que les États-Unis Joniens fussent protégés par un gouvernement assez fort lui-même pour résister aux attaques de la Turquie. Cette protection aurait pu être remise, par exemple, au roi des Deux-Siciles. Il est difficile d'ailleurs , de comprende que TAutriche ait pu consentir à voir les lies Joniennes passer sous la protection (telle qu'elle est définie surtout par le traité de 4845). de la Grande-Bretagne, à laquelle on livrait ainsi la domination sur la mer Adriatique , et la facilité . le cas échéant, de tenir la marine militaire autrichienne et la marine marchande de Trieste, Venise, Fiume, etc., bloquées dans une impasse, Maissi, en 4845, les Sept-Iles avaient besoin de la protection d'une Puissance possédant une force maritime imposante, ainsi que l'ont pensé, sans doute, les gouvernements signataires du traité de 4845, cette protection du moins est devenue inutile, superflue, abusive même, aujourd'hui qu'il existe un royaume hellénique dont les Sept- Iles consentiraient volontiers, nous le croyons, à faire partie.
Page 465 (note au bas de la page). Hôte X. Par une note placée au bas de la page 465, nous avons élevé le doute sur la légalité du protectorat de la Russie sur les principautés Moldo-Valaques. En conséquence, nous avions, en nous appuyant sur les traités publics, tracé un exposé qui établissait d'une manière positive que ce protectorat n'a jamais été accordé. Après l'aveu officiel que présente la circulaire, en date du 28 avril 4865,
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adressée aust légations de Ruaine par Jl. le comte de Nesselrode, chancelier de Tempire et ministre des affaires étrangères, il ne nous restait plus qu'à supprimer cet exposé. En effet, il- devenait inutile quand, après avoir dit que le soin de veiller à Texécution des engagements concernant les immunités des principautés, pris par la Porte, Puissance suzeraine, retombait sur la Russie seule, M. le comte de Nesselrode ajoute : «Trop longtemps Topi- « nion publique a dénoncé cet état de choses à la haine de l'étranger, sous « le nom de protectorat russe. C'est ici l'endroit où il est bon de vous rap- « peler que vous ne trouverez ce terme nulle part dans nos traités, ni dans « celui deKaïnardji, ni dans celui de Bucharest, ni dans la convention d'Acker- «man, ni dans le traité d'Andrinople. Il ne s'agissait donc point aujourd'hui «de faire disparaître de nos actes ce protectorat qui n'y existait pas.»
n reste donc bien établi, d'après ce document officiel, émané de la chancellerie de l'empire de Russie, que le protectorat n'existe pas en- droit; mais peut-on dire qu'il n'existait pas en fait, d'une manière absolue, et que la Russie né régnait pas, en quelque sorte, dans les principautés Danubiennes ?
Le traité de Koutschouc-Kaïnardji, signé le 10 juillet 4774, porte que «la Porte consent, selon que les circonstances des principautés Moldo- Valaques pourront l'exiger , que les ministres de la cour imp^ale de Russie résidant auprès de la Porte, apmuent parler en leur faveur »^ et promet de les écouter avec les égards qui conviennent à des Puissances amies et respectées. »
Par la convention signée le 40 mars 4779 à Constantinoplé, la cour de Russie promit, de son côté, a de n'emplo]^er le droit dHntercesmn qui est réservé à ses ministres, en faveur dès principautés, qi^uniquement pour la conservation inviolable des conditions spécifiées dans le traité de Kalnardji, »
•Le Hatti^Chérif de 4 802 reconnut à la Russie le droit, de surveiller l'exécution des privilèges consentis par la Porte.
Le traité d'Ackennan, du 7 octobre 4826, porte que la Sublime Porte donnera connaissance à la cour de Russie de l'abdication que fera de sa dignité tout Hospodar moldave ou valaque, et « que l'abdication pourra avoir lieu d'après. un accord préalable des deux cours.»
Enfin, dans le traité d'Andrinople, du 44 septembre 4829, la Russie se présente eomiAe ayant parant /a |>ro<pé*t/^ dés principautés Danubiennes qui, par suite d'une capitulation ^), sont placées sous la suzeraineté de la Sublime Porte,
De ces actes divers il résulte 4^ que la Porte a autorisé les ministres russes h pouvoir parler en faveur des priwÂpautés ; 2^ que la Russie a obtenu . de pouvoir concourir au choix des Hospodars ; 3° que les privilèges dont les principautés étaient appelées à jouir « sous l'influence tutélaire du caHnet de St,-Petersbourg y> (ainsi que i^oriQ l'intitulé du traité de f&S^ .'....) ont été consacrés plusieurs fois.
Mais que jamais, du moins, la Russie n'a pu obtenir du Sulthan la concession du protectorat.
Mais ce protectorat que M. le comte de Nessehrode reconnaît , en effet, ne pas exister en droit, la Russie ne se l'est-elle pas attribué et ne l'a-tpelle pas exercé en fait 1 N'a-t-elle pas exercé, par ses agents diplomatiques, une pression permanente sur tous les actes de Tadministration des Qôspodars ?
*) Voir la note placée à la fin de cet article, commençant comme il suit : «fin 1421 , etc. »
CussY. If. 37
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Tolei commenl •'exprime un puldiciste firançais, M. Lenutoior (hmt YAsnmblée wiiJwiagf du 30 avril 4866) en rendaDt compte du livre de M. Elias RegMolt aur 1m prtejpMlA J^mMâmui :
« Darani lea dix-sept années <|iii a^écoulàreat entre le Irailé de Hucbarest et le traité d'Aodrinople, rinfloence rosae fut prépondérante et n'épargna rien psw pereifrs lM/4flre. Elle eut lea Grecs pour instruments, tant ceux des principautés que de la Morée et des lies, et elle se serrit d'eux pour mma les derniers fondements de la Puisaance ottomane qu'affaiblit encore UphAhéUààtme kréfiéckà de l'Europe. Un mois après la conclusion da trailé qui était la Grèce à l'eni^ire ottoman» le 7 mai 48S8, les troupes russes envahiasaient les priodpavtés, et un an s'était i peine écoulé qu'elles euinûent à Andrinople. Déjà, avant d'avoir tiré l'épée» l'empereur Nicolas, qui venait de monter sur le tréne, avait assez intimidé le Sultan pour lui faire signer la convention d'ickerman dont Ui ç<mlna§às(mê (utudeuêu érigeaient véritablement le cabinet de St.*Pétersbourg en arbitre souverain entre la Porte et lea principautés. ▲ Andrinople, les négociateurs russes firent un pas de plus. et. dans le traité, la Russie se porta gwrttntt des droits accordés aux Talaques et aux Moldaves ; c'est-é-dire fn'el/e ita^ht à son protU un ^oU U- HMé d'imiênmtùm emUmudle,
«La phase nouvelle ouverte par le traité d' Andrinople, signé le 44 septembre 48M, s^étand jusqu'à la révolution de 4848. Elle nous montre les deux i^ovincea eecupées par les Russes jusqu'à l'entier payement des frais de la guerre, une constitution rédigée d'après les instmctions du cabinet de St.-Pétersbourg» féUêHom «t VsémnMratàm âeê Botpoém mire Im mcmM en agenU mmtûmtei» Aussi, lorsque la commotion de février ébranla l'Europe, il y eut à Bucharest une révolution non c<»itre les Turcs, mais contre les Russes. C'était le proiectarat moêcaviie qu*on voulait secouer, en respectant la suzeraineté ottomane, liais le Sultan était dans l'impuissance de séparer sa cause de celle du Ccar, et cette solidarité inévitable amena «ne double occupation sanctionnée par le traité de Baitê^Liman, qui mit de phis en plus les principautés sous la dépendance de St.«Pétersbourg. Quatre ane après, le 3 juillet 4853. les Russes franchissaient encore une fols le Pmth, non plus comme attiés. mais comme ennemis du Sultan ; l'année demièl^e, ils se sont retirés devant les Autrichiens qui occupent atqourd'bui les principautés, en vertu du traité du 44 juin 4854, conclu avec la Porte, du consentement dee Puissanees occidentalea. n
SMl n'est donné à aucun homme de pouvoir soulever le voile qui cacbe revenir, il est toutefois permis de penser, en s'autorisant des faits du passé. que si la guerre de 4864 n'était pas venue briser le preteetorat exe^nmS de la Russie, tel que cette Puissance l'exerçait, et arrêter les progrés de son influence sur les décisions du Divan de Constantineple , tes principautés Moldp^Yalaques seraient, avec le temps, devenues terriMre rusie, comme la Crimée, comme la Bessarabie. Trop fréquemment, dans la conduite des cabinets (en dehors même delà conquête par les armes), la fbree l'emporte aur le droit. Ne ravons*neua pas vu, naguéres, à Toecasien de la république de Cracovie î L'existence indépendante et souveraine de ce petit État avait été consaerée par les traités de 4846, dans un Congrès de rois et de plé^ nipotentiaires chargés de représenter tous les grands États de l'Europe ; son existence politique avait été placée sous la protection et la garantie de trois
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puissants monari^ues et ce sojat ces mêmes souverains qui se sont
réunis et entendus» en 4846, pouc tauer la république de Cracovie de la liste des États I i)
N'était-ce pas un même avenir qui était caché derrière cette protection éi acHve de la Russie, que ne justifiait aucun fait de la part du suzerain, contraire à la prospérité des deux principautés ? «En quel moment >), depuis «les dernières guerres, les immunités des principautés du Danube ont-elles «reçu la moindre atteinte de la part de la Puissance suzeraine? A quelle c< époque le Sultan a-t-il songé à revenir sur aucune des concessions de son «prédécesseur? Quand la France, TAngleterre et l'Autriche ont-elles maifi- «festé un autre désir que celui de maintenir» en Tamétiorant, le régime «d'indépendance administrative qui, on Ta trop oublié, n'était ni en Valachie, «ni en Moldavie, une conquête récente, mais le résultat d'un accord libre- « ment conclu il y a des siècles , et altéré seulement du jour où les Hos- «podars ont commencé, pendant les guerres du 48* siècle, à compter d'à-. « vantage avec la cour de Russie qu'avec la Sublime Porte. » *)
Page 472, ligne 4 à 3. Vate XL «La grande chaorte des Anglais défend «de saisir et de confisquer, en cas de guerre, les marchandises des négou dants étrangers, à moins que ce ne soit par représailles. Il est beau que «la natioù anglaise ait fait de cela un des articles de sa liberté.» (Montesquieu, Eàprit des lois, Livre XX, chap. XIV.)
Page 474, ligne 23, lisez: mmtrment
Page 474 et 483. Note XIL «Une nation commerçante a un nombre
a prodigieux de petits intérêts particuliers ; elle s'affligerait plus de la
« prospérité des autres qu'elle ne jouirait de la sienne. » {Esprit des lais. Livre XIX, chap.XXVU.)
Ne pourrait-on pas faire l'application de cette observation de l'illustre auteur de Y Esprit des lois à l'Angleterre, dans sa politique à l'égard de la Grèce? {Voir le Livre second de notre ouvrage, chap. XXXVI.)
Page 486, § 6. Délai après rupture, etc. Voir la note XI ci-dessus.
Page 493, ligne 4, lisez: ses, au lieu de leurs.
I) Voir le 5® volume du Recueil des traités publics, etc., publié par M. le baron Charles de Martens et M. le baron Perd, de Gussy.
>y Extrait de la circulaire, en date du 83 mai 18S5, que M. le comte Walewski, ministre des affaires étrangères de France, a adressée aux ambassadeurs et ministres plénipotentiaires de l'empereur Napoléon III, en réponse à la circulaire du 28 avril précédent de M. le comte de Nesselrode.
*) Enltôl , la Moldavie se rengea volontairement sous la suprématie de l'empire ottoman; en 1613, la capitulation fut renouvelée ; en 4ô39, sous la régne de Soliman H, elle en devnt tributaire. En 1621 , les seigneurs /Urent contraints de transmettre au Sultan leur droit d'élire leur Prince ouHospodar. Par un traité, signé le 3 avril 1711, le Hospodar Démétrius Gantemir s'était placé sous la protection du Gzar Pierrê-Ie- Clrand qui , à la paix conclue au camp de Falczi , le S3 juillet de la même année, après la désastreuse campagne duPrutn, refusa de livrer le prince Démétrius Gantemir.
En 1393 , la Valachie , ou Valaquie , reconnut la suzeraineté de la Porte. En IKÎO, la capitulation fttt renouvelée ; un tribut annuel ftit fixé. Mais les Sultans n^ affermirent leur domination qu'après la batalUe de Mohacs, en 1596; — en 1714, le droit d'élection du Hospodar passa au Sultan; — en 1741, le Hospodar Branovano s'était placé sous la protection de Pierre-le-Grand.
Le traité de paix du 33 juillet 4771 replaça les deux principautés sous la suzeraineté de la Porte.
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Page 498, ligne 33. Après le mot eapituré qui termine Talitiéa, il faut une seule nrgule, au lieu d'un point; il y a, en eiet, Maison absolue entre les deux ëlméa marqués 4*. i^. et Falinéa suivant commence par les mots « le droit maritime, etc. »
Page 204. Boto TTTT. On ne saurait s*empécber de reconnaître la justice de la réfleiion inspirée à l'éminent jurisconsulte M. Chaix d'Esl-Ange, par la conduite de FAngleterre en toutes circonstances. Ici encore nous pourrions appliquer la pensée de Montesquieu; qui fait Tobjet de la note XII. Des faits, malheureusement trop nombreux, justifient Topinion exprimée par H. Chaix d'Est-Ange : il serait trop long de les rappeler, mais les chapitres IT, XI. Xll, XXII. XXIV, XXV, XXVI. XXXI. XXXVII disent les hostilités commencées par la Grande-Bretagne sans déclaration de guerre (IV. XI. XXVI); les faits de violation de la mer territoriale dont sa marine s*est rendue coupable (XII. XXIV) ; Tabus de la force à Tégard de gouvernements trop faibles pour résister (XXV, XXVI, XXXI, XXXVII); son mépris pour le principe du convoi maritime (XXII) ; l'emploi firauduleux d*un pavillon étranger (XXIV) ; etc. ( Vmr la note IX du tome II.)
En 4854 [wmr titre lU, § 40), la Grande-Bretagne, alliée de la France, a adopté des principes plus favorables aux neutres, que ceux qu'elle a pratiqués jusqu'à présent : sera-ce pour toiqours ? Sir W. Molesworth (page 206, note) n*a-t-il pas dit que consentir à ne pas exercer un droit i^est ptu renoncer au droii lui-même ? Or. qui ne sait que la Grande-Bretagne regarde comme une sorte de monstruosité de la part des États chrétiens l'adoption de tout principe qui, s'il était également adopté par elle, pourrait entraver quelque jour l'omnipotence à laquelle elle prétend sur 4es mers , et le despotisme maritime qu'elle se croit le droit d'exercer sur les États comparativement faibles? (Voir page 554.)
Page 205, ligne 5, à partir du bas de la page, lisez: généreux.
Page 205. Vote XIV. Guerre de 4864. — Dans le mois d'avril 4855, le journal français publié sous le titre de Momieur, renfermait deux articles fort remarquables sur les causes de VexpédiUon et de la guerre en Orientale premier de ces articles est consacré à la conduite de la guerre ; le second, à la parli^ poMque, Nous croyons à propos de reproduire un extrait de ce second article.
« Quelles furent les causes générales de la guerre ? Pour quel intérêt la France et l'Angleterre allaient-elles porter leurs forces militaires et maritimes si loin de leurs rivages ? Par quel point les différents États de l'Europe touchent-ils à cette question d'ordre européen ? Quel est le but que l'on doit se proposer d'atteindre dans l'intérêt de tous ? Comment faut-il entendre les quatre garanties acceptées de part et d'autre comme bases des négociations ? Est-il juste . est-il utile de limiter la Russie dans la mer Noire ? Quels seront les résultats des conférences de Vienne pour la paix ou la guerre ? Tel est j'examen que nous voulons faire dans la seconde partie de ce travail, afin qu'à la veille des solutions décisives qui se préparent en ce moment, l'opinion publique, complètement édifiée, accepte avec une égale confiance la paix, si elle est possible, la guerre, si elle est nécessan^.
« On sait comment cette grande lutte s'ouvrit d'abord par un petit procès fait à la Turquie à propos des concessions qu'elle avait accordées -en faveur des Latins de terre sainte. La Russie ne cherchait qu'un prétexte. Pour elle
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le tembeau du Christ n'était que le màr(^e*pied de sa domination. ^Mais ce n*était paë à cette pierre sacrée que pouvait échouer la paix du monde. Le gouvernement de Tempereur des Français . en réglant cette question de la manière la plus équitable, força le cabinet de St.-Pétersbourg à démasquer sa véritable pensée. Tout le monde reconnut alors que la Russie n'avait soulevé ce débat que pour ouvrir à sa souveraineté l'entrée du Bosphore. L'interprétation abusive qu'elle tirait du traité de Kaïnardji n'était autre chose, en effet, que la déchéance morale du Sultan. Dés-lors, la question cessait d'être religieuse et devenait politique, L'Europe tout entière s'y trouvait engagée-, il fallait l'amener à comprendre son intérêt, à défendre son droit, à montrer sa force.
« C'est vers ce résultat que tendirent tous les efforts du gouvernement français. L'Angleterre, trompée d'abord par le prétendu caractère religieux de la question, comprit bien vite, avec son sens si net et si droit, sa véritable portée. Elle sentit, comme nous^ la menace et l'arrogance de cette domination, et sa main s'étendait déjà de notre côté, que celle de la France s'avançait du sien pour sceller l'alliance des deux grands pays qui représentent la civilisation de l'Occident.
« Pour la France comme pour l'Angleterre , la question d'Orient représentait un intérêt supérieur à celui de leur propre ambition. La Russie voulait dominer à Constantinople. 11 fallait l'en empêcher. La Russie souveraine de la mer Noire, n'ayant qu'à étendre la main pour toucher au Bosphore, plaçait la Méditerranée sous la menace des flottes de Sébastopol. En s'avançant vers les Dardanelles , elle reculait sa frontière jusqu'au littoral de la Méditerranée. Partout où ses vaisseaux pouvaient atteindre, sa prépondérance était assurée. Du fond de ses ports inaccessibles, elle touchait à tous les empires et à tous les royaumes. Non-seulement la France et l'Angleterre avaient une rivale, non-seulement l'Allemagne s'affaissait sous le poids du colosse penché sur elle, mais la Grèce, l'Italie, l'Espagne, l'Egypte et tous les États secondaires se trouvaient atteints du même coup dans leur sécurité et leur indépendance.
«c Chose étrange ! l'Europe avait fermé les yeux au péril immense de cette invasion du Nord. En 4828, la France et l'Angleterre, unies à la Russie, brûlant à Navarin la flotte turque, avaient détruit une force qui protégeait l'Occident. A cette époque, nous cherchions un allié à St.-Péter8bourg au lieu d'y voir un adversaire de notre influence et de notre civilisation. En 4840, l'Angleterre, la Prusse et l'Autriche, laissant en dehors le cabinet des Tuileries, s'unissaient encore sans se suspecter. Sébastopol, fermé à toutes nos investigations , cachant dans son port inaccessible l'activité de ses chantiers et de ses arsenaux, n'apparaissait à personne comme une menace. On avait oublié que, dés 4805, une flotte partie de ce point et portant 12,000 hommes avait débarqué en Italie, et mis en présence les Français et les Russes dans la Méditerranée. Cet avertissement méritait cependant qu'on s'en souvint, car il prouvait que la Russie, du fond de l'Euxin, par la domination des détroits , pouvait atteindre jusqu'à l'entrée de l'Adriatique
Lorsqu'on 4842 l'Autriche devint l'alliée de la France dans la guerre que celle-ci déclara à la Russie, l'empereur Alexandre remit à l'amiral Titschakof. le 49 avril, les instructions suivantes, que l'auteur de l'article sur Texpéditien â' Orient a empruntées aux mémoire* laissées par cet homme d'État:
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« La conduite astucieuse de rAotriche, qui vient de s'unir arec la France, « oblige la Russie d'employer tous les moyens qui sont en son pouvoir pour « déjouer les intentions hostiles de ces deur Puissances. Le plus important « est d'utiliser en notre faveur le génie militaire des peuples slaves , tels que «ceux de la Servie, de la Bosnie, de la Dsdmatie, du Monténégro, de la «Croatie, de l'Illyrie, lesquels, une fois armés et organisés militairement, «pourront coopérer puissamment à nos opérations. Les^ Hongrois, mécon- «tents des procédés de leur gouvernement actuel, nous offrent aussi nn «excellent moyen d'inquiéter l'Autriche, de faire diversion à ses idées hos- « Ules, et, par conséquent, d'alïiadblir ses ressources. Tous ces peuples, réunis « à nos troupes régulières , formeront une mihce assez imposante , non- «seulement pour prévenir les intentions hostiles de l'Autriche, mais encore «pour opérer une diversion marquante sur l'aile droite des possessions firan- «çaises, et nous donner un moyen assuré de port^ nos coups du côté de « Nissa et de Sophia.
« Le' but de la diversion contre la France doit être d'occuper la Bosnie, «la Dalmatie, la Croatie, et de diriger leurs milices sur les points les plus «importants de la mer Adi^iatique et plus particulièrement surTrieste, Fiume, «Bocca-di»Gattero, afin d'y établir, selon l'opportunité, des relations avec la « flotte anglaise et de faire tous nos efforts pour attiser les mécontentements «du Tyrol et de la Suisse, et agir en commun avec ces courageuses popu- «lations mécontentes de leur gouvernement actuel.
« Vous devez employer Unu les moyens possibles d'exalter les populations «slaves pour les mener à notre but; par exemple, vous leur promettrez «l'indépendance, l'érection d'un royaume slave, des récompenses pécuniaires «pour les hommes les plus influents parmi eux, des décorations et des titres « convenables pour les chefs et pour les troupes. Enfin , vous ajouterez â «tous ces moyens ceux que vous jugerez les plus propres à les gagner, les « plus conformes aux circonstances présentes. »
«Telles étaient les vues de la Russie dés 4842, non-seulement contre la France , mais aussi contre rAutrichè. Ce plan incendiaire ne pouvait sortir plus à propos du secret des archives de St.»Pétersbourg pour montrer à l'Europe, et surtout au cabinet de Vienne, l'immense intérêt qu'il y a pour tout le monde à poser enfin une barrière devant une politique qui justifiait 9i complètement, par ses moyens et par ses fins, la prévoyanre de l'empereur Napoléon I^'. Si les héritiers de Pierre le Grand pouvaient jamais dominer à Constantinople par la mer Noire, l'Autriche, cernée, entourée de toutes parts par le bras robus/e de la Russie, serait à la merci d'une entreprise comme celle dont l'audace de l'empereur Alexandre avait conçu la pensée. La Hongrie, ouverte à son action par le Danube, serait livrée à toutes les excitations de ses souvenirs. La mer Adriatique, exposée à l'attaque brusque d'une coalition slave, cesserait d'être le débouché et le rempart de l'empire autrichien, et la clef du golfe de Trieste pourrait passer, par une surprise, de Vienne à St.-Pétersbourg.
«Ainsi donc, rien de plus légithne, de plus nécessaire et de plus juste devant Dieu et- la conscience universelle, que cette résistance dont les deux gouvernements maritimes de l'Occident donnèrent le signal au mois d'avril 4854. L'Angleterre et la France tiraient Tépée poutU compte de tous les États. Leurs armées et leurs flottes étaient l'avant-garde de l'Europe. Ayant eu
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rhonneur d'armer les premières sur lé théâtre delagaerre, éShs arvsàent 19 droit de compter qu'elles y seraient Suivies, et elles attendaient avec confiance TAutriciie et la Prusse à ce rendec-vous de l'équilibre et de l'indépendance de l'ordre européen.
« L'Autriche et la Prusse n'avaient pas hésité à se placer dans la solidarité des intérêts pour la défense desquels la France et l'Angleterre allaient combattre ; ^les avaient reconnu, dans les protocoles signés à Vienne, les droits de la Turquie ; elles avaient repoussé les avances du Cxar, qui, n'osant pas leur demander leur concours, ae bornait à leur proposer la résignation de la neutralité ; elles s'étaient unies par un traité pour la garantie de6 in» téréts allemands ; elles avaient mis leurs armées sur le pied de guerre, et eHes avaient invité la Confédération germanique à suivre leur exemple. Mats,, tout en se préparant à l'action, .les deux grandes Puissances cdlemandes hésitaient à y entrer. Ce qui leur manquait, ce n'était pas le cœiir, car il ne manque jamais à des gouvernements qui ont la responsabilité de l'honneur et du salut de leur pays. Ce qui leur manquait, c'était la confiance. Cointéfessées dans les causes de la guerre , elles étaient incertaines de son but C'est ce but qu'il importait de définir, afin de ne leur laisser ni hésitation ni défiance. »
En ouvrant la session législative de 1864, l'empereur Napoléon III a dit, que l'Europe ne doutait plus que si la France tirait l'épée, c'est qu^élle y aurait été contrainte : « Elle sait que la France n'a aucune idée d'agirandiét- « sèment ; elle veut uniquement résister à des empiétements dangereux. »
Déclarant d^ailleurs que le temps des conquêtes est passé, l'empereur présente la France comme devant désormais assumer le rôle de faire pré* valoir partout l'empire du droit et de la Justice.
« Cette solennelle déclaration » , continue l'auteur de l'artiôle sur V^pédiHon itOrient, « ne laissait aucune incertitude Sur le caractère de la guerre ; elle ne permettait aucune défiance sur les intentions des gouvernements de la France et de l'Angleterre. Aussi, quand l'Allemagne nous fit demander jusqu'où nous voulions aller, fut-il facile à M. Drouyn de Lhuys, d'accord avec Lord Clarendon, de répondre, au nom dé l'empereur, dans sa mémorable note à M. de Bourqueney, en formulant les conditions générales auxquelles les Puissances alhées consentiraient à traiter du rétablissement de la paix. Ces conditions comprennent ce que Ton est convenu d'appeler les quatre garanHet,
«Cependant l'Allemagne ne se décidait pas, et pendant que lés notes et les contre-notes s'échangeaient entre Vienne, Berlin et St.-Pétersbourg, la guerre continuait à se développer en Crimée ; la France et l'Angleterre luttaient devant Sébastopol pqur la cause commune , et elles prodiguaient leur sang pour assurer l'indépendance et l'équilibre de l'Europe. Enfin l'Autriche nous demanda si nous censentirions à traiter encore sur les bases des quatre ga. ranties. L'hésitation ftit longue dans les conseils des deux Puissances aSiées. 11 leur semblait qu'après de si glorieux efforts et de si doulouréu* sacrifices, après avoir gagné deux victoires, à l'Aima et à Inkcrman, quand leurs armées assiégeaient Sébastopol et quand leurs flottes occupaient la mer Noire, elles avaient le droit d'exiger davantage. Mais l'intérêt d'une ABiance avec l'Autriche, pour la paix comme pour la guerre, l'emporta sur ^inspiration de ces légitimes exigences. Le traité du 2 décembre fut le résultat de cette politique.
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«Cest clônc pair égard pour TAutnche, par désir de son a&iance offensive et défensive, et pour donner à TABemagne une preuve non équivoque de modération, que nous avons accepté l'ouverture des hégociatioins sur ta base des quatre garanties, tout en nous réservant d'y introduire toute autre condition qui résulterait des chances de la guerre.
« De la part des gouvernements alMés , cet acte de modération ne coûtait rien à leuf dignité, ni aux intérêts qu'ils défendent ; car, sans cela, ils ne l'eussent pas consenti. De deux choses l'une, en effet: ou ces négociations devaient aboutir, ou elles devaient échoua. Si elles aboutissaient, l'Europe, par les quatre garanties, obtenait des conditions que M. le comte Nesselrode déclarait, quatre mois auparavant, ne pouvoir accepta qu'après dix années .de guerre malheureuse ; si efles échouaient, rAutriche, dont l'aBiance devenait offensive, entrait dans, l'action armée, et le poids de son épée obtenait bien vite par la guerre ce que l'autorité de ses influences n'aurait pu imposer dans les négociations. . ..
«Ainsi, dans l'un et l'autre cas, il était bon de négocier à Vienne tout en continuant de combattre en Crimée.
.«Quant aux conditions de paix, rien de plus juste, de plus modéré, de plus conforme aux droits et aux intérêts de l'Europe. H nous sera facile de l'établir en caractérisant nettement la pensée qui les a dictées et le but qu'eUes doivent atteindre.
« La première des quatre conditions^ en faisant cesser le protectorat de la Russie sur les principautés de Moldavie, de Valachie et de Servie, et en plaçant leurs privilèges sous la garantia collective des grandes Puissances, enlève au cabinet de St.-Pétersbourg les droits, qu'il prétendait tenir des anciens traités, et qui n'étaient qu'un moyen d'assujettir ces populations de dominer la Turquie, d'approcher l'Autriche par son côté le plus vuhiérable, et de troubler l'Europe entière,
«La seconde, en stipulant la liberté de la- navigation du Danube, dé^ gage le commerce de toutes les nations, et principalement de l'Autriche, des obstacles moraux et matériels qui l'entravent, et laisse les bouches de ce grand fleuve ouvertes aux États dont il est la richesse et la défense.
« La quatrième, en affranchissant la Turquie des prétentions de la Russie à un protectorat religieux sur les sigets grecs du Sultan, assure cependant plus que jamais la liberté de conscience en même temps qu'elle détruit la suprématie que les Czars se sont attribuée et dont le but politique, pour mieux s'imposer, se dissimulait sous un intérêt religieux.
« Quant à la troisième de ces conditions , celle qui a pour objet de faire cesser la prépotence de la Russie dans la mer Noire, nous l'avons réservée .tout exprès, comme la plus importante et la plus contestée, afin de l'expliquer ici catégoriquement. Comment faut-il l'entendre d'abord ? Evidemment l'équivoque sur un point aussi grave ne pouvait convenir à personne. Les gouvernements alliés, qui ont la conscience de la justice de leurs prétentions, n'ont pas craint de les définir. La Russie, a fait de la mer Noire un lac russe ; elle y a lentement fondé des établissements maritimes de premier ordre ; elle y a accumulé, avec autant de persévérance que de mystère, des forces navales considérables, et l'on peut dire que, par cette domination exclusive de la mer Noire, elle a mis le siège en permanence devant Constan- ^nople.
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a Cet état de choses n'est pas possible, parce qu*il est incompatible nonseulement avec Tintégrité de Fempire ottoman, mais avec liât sécurité de l'Europe tout entière.
o La France et l'Angleterre , en demandant à la Bussie de limiter sa puissance dans la mer Noire ou de neutraliser cette mer, sont donc complètement dans leur droit. . , . .- »
Page 206, ligne 8, lisez: de lettres, au Heu des. Page 2U, ligne 3, à partir du bas, après le mot complète, il faut ; Page 244, ligne 3, à partir du bas,- au lieu du point (.) qui termine la ligne, il faut une ,
Page 247, dernière ligne, lisez: en indiquant, au lieu de et.
Page 223, ligne 3, lisez: les trois, au lieu des.
Page 233, ligne 4, à partir du bas, retranchez Ye final du mot ennemi.
Page 238, ligne 4'® de la note, après le mot persuader, il faut ;
Page 238. Hôte ZY. De l'empereur Nicolas. — On doit rester impartial en parlant d'un ennemi : nous croyons l'opinion exprimée sur ce monarque à la page 238, strictement juste, encore bien que l'empereur Nicolas soit devenu l'ennemi momentané dé la France. Ce que nous avons dit de ce souverain a été écrit longtemps avant que la mort l'eût frappé, le 2 mars 4855 ; à cette date même l'impression. du precnier volume était à peu prés terminée.
Nous adhérons • d'ailleurs entièrement, aux réflexions que le Jlfom/^tw français a publiées, le 25 mars, en tête de sa partie non-officielle:
«L'heure suprême de la {)0stérité a sonné pour l'empereur Nicolas. La mort . en l'enlevant tout à coup de la scène où son ambition, sa puissance et son génie lui assignaient un si grand rôle, l'a placé au-dessus des impressions accidentelTes , variables et passionnées de la lutte , pour le faire entrer dans le jugement impartial et calme de l'histoire. L'empereur Nicolas, dont la dernière année du règne fût un défi à l'Europe, une attaque audacieuse à son indépendance , n'est plus aujourd'hui un ennemi pour personne. Plus inviolable dans son cercueil que sur son trône, sa mémoire commande la vérité bien plus" que son -autocratie n'imposait naguère l'obéissance. L'injustice gui s'attaquerait à lui par delà la tombe ne serait qu'un sacrilège, et la vengeance qui le poursuivrait ne serait qu'une lâcheté. Il nous sera donc facile d'être juste pour un souverain que nous devons d'autant plus respecter après sa mort, qu'il est tombé en quelque sorte l'épée à la main. C'est parce que nous nous sentons assez de modération et d'équité pour parler de cet illustre adversaire comme il convient à la magnanimité de la France, que nous entreprenons cette tâche sans hésitation.
«Et d'abord, disons-le tout de suite, si ce jugement nous est facile, c'est qu'en nous imposant le devoir d'être juste, il nous laisse le droit de reconnaître ce qu'il y avait de grand dans l'adversaire qui vient de disparaître . »
Nous nous rappellerons toujours avec bonheur les paroles employées par l'empereur Nicolas (dans une conversation particulière dont ce souverain nous à honoré à Palerme, en 4845), en exprimant avec chaleur l'admiration qu'il éprouvait pour notre armée d'Afrique ; nous avons cru pouvoir nous permettre de les consigner dans le chap. XXXVIII.
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Page S44, § 4. Des lettres de marque. — Vok page 273, les §§ 52 et 53 du titre ni de la loi française sur les prises.
Page 252. 3*. ligne de la note 2, au lieu du chap, XXIV, lisez: XXVI (page. 240, 2* volume).
Page 254, ligne 9. Stratagèmes. Voir à la noteVI, le hardi stratagème auquel eut recours le lieutenant-général comte Dnlong de Rosnay, lorsque, commandant le camp de Morfacem en qualité de msgor, il se rendit de nuit à Trafaria pour y arrêter les menées anglaises.
Page 254. Hete ZYL Au nombre des moyens honteux employés pour la défense, il en est un qui malheureusement a été mis quelque fois en usage, et qui n'appartient qu'aux mœurs des plus féroces sauvages. Dans la pensée d'arrêter le feu de l'ennemi, des otages, des parlementaires, des prisonniers de guerre ont été placés, par les hommes entre les mains desquels ils se trouvaient, soit en avant du premier rang des combattants, pour lesquels ils devenaient, en quelque sorte, autant de boucliers vivants; soit sur les barricades de la guerre civile , ou sur les remparts des for-
Peut-on introduire au nombre des moyens de faire la guerre des procédés qui sont de nature à augmenter les maux de l'humanité, soit dans le bombardement des villes , soit dans luttes maritimes ou dans les batailles sur terre? On doit croire que les opinions sont fort diverses sur ce point: en effet, si les balles ou les armes empoisonnées sont repoussées, si Ton se refuse, avec raison, à employer des projectiles qui peuvent rendre plus difficiles à guérir, ou même incurables, les blessures du soldat, tels que l'introduction dans la mitraille de clous, de verre brisé, etc., n'a-t-on pas» d'un autre côté, vu admettre des projectiles terribles dans, leurs effets, les raquetteê ou fusées à la Gongréve, les boulets rouges, les boulets rames, les canons à la Paixhans? Toutefois, quelques souverains n'ont pas voulu autoriser l'emploi de certains moyens qui leur ont paru atroces : c'est ainsi que le roi Louis XV a repoussé l'invention chimique au moyen de laquelle le Dauphinois Dupré pouvait incendier, disait-il, une flotte ou brûler une ville sans qu'aucun secours put devenir utile, — invention dont le secret n'a pas été publié, par ordre du roi — ; c'est ainsi encore que le roi Ferdinand II des Deux-Siciles a défendu, en 4846, l'usage d'une balle inventée par un Palermitain, qui, on pénétrant dans la blessure qu'elle faisait, s'ouvrait et présentait plusieurs angles aigus qui déchiraient les chairs et rendaient l'extradition impossible.
A la page 254 du premier volume, nous avons indiqué, d'une manière sommaire, quels stratagèmes peuv^t, en temps de guerre, être considérés comme des actes Ueites, et quels autres sont de nature à couvrir de honte les commandants qui y auraient recours; or, nous ne saurions classer dans cette dernière catégorie, ainsi que semble le faire le Journal de St.-Péterehourg du 4^7 juin 4855, ce qui se serait passé, selon lui, lors de l'expédition contre Kertch. Le journal russe s'exprime ainsi :
«La marine anglaise parait avoir adopté pour principe que tout moyen est bon pour arriver au but qu'on se propose ; nos lecteurs pourront en juger par l'article suivant que nous tirons du Times, du 29 mai :
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tf II est difficile de s'expliquer pourquoi cette expédition (contre Kertch « et lénikalé) n'a pas été entreprise plus tôt par Tamiral Lyons et Tamiral « Bruat. 11 est vrai que les sondages n'avaient pas été faits encore , et la « manière dont on s'y est pris pour les effectuer est assez curieuse.
« Un de nos croiseurs captura , il y a quelque temps , un bâtiment russe, « qui avait à bord une voiture appartenant au gouverneur de Kertch. Fort « de cette garantie matérielle, notre commandant expédia au gouverneur un « message pour lui dire en termes polis que le croiseur anglais ne voulait «pas le dépouiller de sa propriété privée, et qu'il serait charmé de pouvoir 0 lui restituer la voiture. Cette proposition fut acceptée , -et les bateaux du « croiseur entrèrent dans la baie de Kertch . ayant la voiture à bord et fm- « sont des sondages le long de la route,
«Par ce moyen, il fut reconnu qu'il y avait un passage pour.de petits « bateaux à vapeur jusqu'à une petite distance de la côte , et c'est ainsi « que la voiture du gouverneur a servi de sillon à la flotte anglaise. »
«Quel que soit le procédé», ajoute le Journal de St.-Pétersbourg , «il faut convenir, au moins, que la franchise de l'aveu est vraiment édifiante. » *)
Cet article du journal russe accompagnait la publication de lettres échangées entre l'amiral anglais Dundas et le général deBerg, commandant les forces impériales à Helsingfors, à l'occasion de l'attaque par les Russes d'une embarcation anglaise conduisant à terre , sous pavillon parlementaire, des prisonniers russes. Certes , les officiers d'une embarcation parlementaire ne sauraient, sans abuser de l'égide qui doit les couvrir, approcher des côtes en y jetant la sonde ; nous ne saurions non plus approuver qu'un bâtiment de guerre prit le pavillon ennemi en vue d'approcher plus facilement des bâtiments de commerce de la nation ennemie ; aussi aimons nous à penser que les faits reprochés par le général de Berg à la marine anglaise reposent sur des informations inexactes ; nous croyons à propos- toutefois de reproduire, en partie, la correspondance du général russe et de l'amiral anglais.
« Au commandant en chef des trottes réunies à Helsingfors,
« A bord du vaisseau de S. M. britannique le Duc de Wellington, Près de Seskar^ te 15 juin 1855.
«Monsieur,
« Je profite de la première occasion pour vous parler de ce que
je viens d'apprendre du commandant du vaisseau de S. M. britannique le Cossak, Celui-ci se plaint à moi de ce que les officiers et l'équipage d'un bateau du vaisseau le Cossak, au moment d'être venus à terre sou« un pavillon parlementaire, avec l'intention de mettre en liberté plusieurs sujets russes que nous ne voulions pas retenir captifs, les ayant pris à bord des cabo? teurs que les croisières, sous mes ordres, avaient capturés et détruits, que les officiers et l'équipage de ce bateau furent cruellement mis à mort, le 6 de ce mois, à Rangoe-Udd, par les troupes qui y étaient stationnées.
M Dans sa lettre du 4 juillet 1865 au prince Dolgorouki, Tamiral Dundas déclare que suivant les Informations que lui ont transmises les Lords- Commissaires de l'amirauté, il se trouve en «mesure de nier de la manière la plus péremptoire, que « les chaloupes d'un vaisseau quelconque de S. M. B. dans la dite localilô aient usé « ou abusé du pavillon parlementaire. »
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uLejCouak arriva avec cette intention dans la matinée du 5, et se tint à ia distance de 2 à 3 milles du débarcadère. Le bateau fut détaché du vaisseau à cette distance, et partit vers la côte avec 3 officiers et 43 autres personnes, outre les prisonniers qu*on voulait mettre en liberté. Le drapeau parlementaire ne ftit arboré à la proue du bateau qu'après s'être approché à la distance d'un mille de la côte. Par suite de l'enquête que j'ai faite, j'ai toutes les raisons de croire qu'on avait pris soin que le drapeau pût être remarqué et vu distinctement. De cette manière, l'officier chargé de cette expédition continua de s'approcher de la côte. Les troupes stationnées sur le rivage ne lui firent aucun signal ni aucune objection jusqu'à ce qu'il se fût approché du débarcadère. N'y. trouvant personne qui fût autorisé à communiquer avec lui, il crut pouvoir aller à terre, ne cessant d'arborer le drapeau parlementaire qu'il portait lui-même. Les prisonniers qu'on voulait mettre en liberté commencèrent à transporter leur bagage sur la côte ; en quoi ils furent assistés par quelques matelots de l'équipage qui étaient venus à terre dans cette intention, mais sans armes.
a Je puis ajouter que les armes de l'équipage entier étaient disposées dans le fond du bateau. Dans cette position ils furent soudainement surpris par une force militaire supérieure qui fondit sur eux des maisons qui se trouvaient dans le voisinage et les attaqua sans ménagement. Nos gens firent tous leurs efforts pour expliquer l'objet de leur mission et non-seulement ils n'bffirirent aucmie résistance, mais résister dans dépareilles circonstances eût été impossible. Je sais par moi-même et d'une manière certaine qu'un des prisonniers russes connaissait la langue anglaise, et l'officier russe semble avoir été en état de répondre dans la même langue lorsqu'on s'adressa à lui dans les deux langues pour attirer son attention sur le drapeau parlementaire qu'il Y-efusa de reconnaître. On ouvrit en conséquence un feu de mousqueterie indistinctement sur l'équipage inoffensif du bateau et sur les prisonniers que nous étions venus mettre en liberté. Blessure sur blessure leur fut infligée de la manière la plus sauvage et la plus cru^e. Le feu continua jusqu'à ce que tous furent tués ou supposés tués. Un homme seulement qui fut lui-même grièvement blessé et qu'on avait cru mort, parvint plus tard à s'échapper sur le bateau jusqu'à ce qu'il se trouvât, quelques heures plus tard, assez prés du vaisseau pour être secouru. Quatre autres gens de l'équipage furent trouvés morts dans le fond du bateau.
« Les blessures que l'on constata sont de nature à prouver que plusieurs charges ont été tirées sur eux, ce qui est confirmé par le témoignage du survivant.
« 11 ne me reste qu'à ajouter que l'équipage entier du bateau aurait pu être fait prisonnier sans difficulté , et que l'attaque meurtrière dont je me plains, n'a été nullement provoquée et nullement nécessaire.
«En appelant votre attention sur ses faits, j'espère que je ne ferai pas en vain un appel à votre honneur d'officier, pour me fournir les expUcations que vous croirez convenables dans les circonstances actuelles, et je suis heureux de profiter de cette circonstance pour vous donner les moyens de
défendre le caractère du drapeau ^
« Signé: R. S. Dundas, contre-amiral et commandant en chef de la force navale de S. M. britannique dans la Baltique. »
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Recense à la lettre précédente.
«Helsingfors, le 5 (17) juin 1855.
«Monsieur Tamiral,
«Avant de répondre à la lettre de V. Exe, du 3 (45) juin, je dois lui faire observer avec regret que les navires de la flotte anglaise hissent le pavillon russe pour arriver plus sûrement à la capture des embarcations qu'ils rencontrent. Les journaux ont suffisamment publié comment, dés Touverture de la guerre, on a abusé dans toutes les mers du pavillon parlementaire pour faire des sondages et des reconnaissances militaires. Le caractère d'hostilité contre des viUes et des hameaux inoffensifs, habités par de paisibles populations, n*a été que trop constaté dans tout ce qui s'est passé dans la Baltique.
«Le U/5l6mai. un cutter, on ne sait de quel navire, est arrivé près du village Tveerminne sous un petit pavillon blanc. N'ayant pas trouvé de troupes stationnées prés de ce village, l'équipage du cutter a incendié impunément quelques huttes et quelques embarcations malgré son pavillon blanc.
«Le 24 mai (5 juin) un autre cutter, s'étant détaché de la corvette le Cossak, a fait voUe vers le rivage de Hangoe. Ce bateau avait à sa poupe le drapeau anglais. L'offîcier qui le montait prétend avoir arboré à la proue sur un bâton, un petit drapeau blanc. Le télégraphe de la hauteur voisine et le poste militaire placé au rivage n'ont rien aperçu de ce prétendu drapeau blanc. 11 est par conséquent . tout simple qu'ils aient attaqué le cutter et son équipage aussitôt que celui-ci eut mis pied à terre.
«Le lieutenant Louis Geneste prétend qu'un domestique a porté à côté de lui le bâton avec le drapeau blanc. Les soldats et l'officier de nos avantpostes, interrogés sur l'existence de ce drapeau, affirment ne pas l'avoir vu dutout.
«M.. Geneste prétend avoir été envoyé en parlementaire pour délivrer plusieurs navigateurs de commerce captiu-és. avec leurs embarcations ' dans le courant de la quinzaine. Si telle avait été son intention, il eût été plus simple, le Cossak venant des environs de Cronstadt, de les envoyer â Sweaborg ou de les déposer sur quelque lie prés de la côte. L'objet ne valait pas l'envoi d'un parlementaire. Ces marins de commerce rendus à la liberté sur quelque île n'eussent pas été embarrassés de rejoindre la côte.
«La corvette le Cossak devait savoir qu'un parlementaire ne peut et ne doit pas être reçu sur le premier débarcadère, promontoire, ou rocher, sur lequel il lui plaît de se diriger.
« Mes avant-postes ne voient et ne verront dans de tels envois que des reconnaissances militaires qui abusent de semblables prétextes faire des explorations et pour fourrager des vivres.
« Le caractère hostile et nullement parlementaire de cet envoi est encore prouvé:
« 4 ® Par les armes chargées qu'on a prises. Trois fusils démontrent par l'état des capsules éclatées que l'équipage du bateau s'en est servi dans ce conflit.
« 2° Par le soin qu'on a eu de munir le cutter de 360 cartouches et d'une caisse, avec des objets incendiaires qui, à cette heure,, se trouvent entre nos mains.
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«Le leodemain, le Cauak s'est empressé de diriger pendant une heure, contre le village de Hangoe et de paisibles habitants , un feu d'artillerie très- Tif , et quelques jours plus tard, le 4^ (43) juin, il a répété la même attaque pour incendier quelques maisons et pour détruire le télégraphe, au heu de venir à Sweaborg pour offrir des exphcations.
«Malgré la supériorité que la vapeur et les hélices donnent à vos navires, ils ne cessent de hisser le pavillon russe pour saisir des navires de cabotage. De même , on a abusé évidemment de quelque peu de toile blanche, pour faire impunément des sondages et des explorations.
«Je veux croire M. l'amiral, que cela se fait à votre insu. Permettezmoi d'espérer que vous voudrez bien interdire de semblables envois de prétendus parlementaires. L'équipage du cutter du lieutenant Geneste a été victime de sa ruse. Sept hommes ont été tués, quatre de vos gens blessés, le reste a été fait prisonnier, ainsi que la liste ci-annexée vous le fera voir. L'incident n'a duré que quelques instants. 11 a été impossible de distinguer les militaires anglais des marins prisonniers qu'ils accompagnaient Le nommé Lundstrom, celui qui parlait anglais, a été tué le premier et deux autres ont été blessés.
m Toute la responsabilité de l'incident pèse sur l'irrégularité avec laquelle se font de semblables expéditions.
« Il me parait qu'il serait plus convenable d'adresser les communications à Sweaborg et de les confier à quelque navire dhigé sur cette place comme celui qui m'a porté votre lettre du 3 (45) juin. Le Cossak aurait dû ne pas s'écarter de cette régie. Arborant un drapeau blanc de grande dimension, les véritchlêê parlementaires s'arrêtent hors de la portée du canon à long tir, et attendent qu'on vienne à leur rencontre pour recevoir un message écrit. Nous n'en recevrons jamais d'autres. Le Cossak n'a rien fait de tout cela. II me parait que l'honneur de votre, pavillon exigerait la plus stricte et la plus scrupuleuse observation des régies étabUes en pareille occasion.
9 L'honneur de mon drapeau ne me permettra jamais de m'en écarter.
«Je puis vous certifier que les blessés sont bien soignés et les prisonniers bien traités.
«rai l'honneur d'être. Monsieur l'amiral, votre trés-humble serviteur.
^ Signé: de Berg, Aide de camp de S. M. l'empereur de toutes les Russies. *»
A la lettre que M. le contre-amiral Dundas lui écrivit, le 4 juillet, pour réclamer la mise en liberté de M. L. Geneste, heutenant de la marine royale britannique , le prince Dolgorouki , ministre de la guerre de l'empire de Russie, répondit par un refus, après avoir fait, comme il suit, un exposé de l'affaire de Hangoê-Udd.
« St-Pétersbourg, le 30 juin (19 juiUet) 48S5.
«Une embarcation armée se dirige, en temps de guerre, vers le débarcadère de Hangoê-Udd. L'officier qui la commande descend à terre , sans en avoir demandé, ni attendu, ni obtenu l'autorisation préalable. Il débarque cinq Finlandais captifs , qu'il remet en liberté. Si tel était le but de sa mission, elle était accomphe. Après s'en être acquitté, sans résistance aucune, il aurait dû s'éloigner aussitôt de la côte et retourner à bord du bâtiment
Digiti
le Cassak. Loin de là. il quitte son embarcation et s'avance sur le territoire ennemi. Il n*est pas seul. Il se fait accompagner de plusieurs hommes de son équipage. Dans quelle intention? Il avait en vue, dit il, de communiquer avec le peuple, de parler à remployé du télégraphe, d'acheter, s*a se pouvait, des vivres. Tout cela ne rentre pas dans les fonctions d'un parlementaire régulier. Un message officiel se transmet d'upe autorité militaire à l'autre. U ne s'adresse ni au peuple, ni à un employé du télégraphe. Quel que fût le but de l'expédition du lieutenant Geneste sur le territoire russe, et je m'abstiendrai d'en qualifier l'objet, il n'était ni régulier, ni avoué. C'est évident.
« Après s'être éloigné de son bateau . à ses risques et périls , cet officier tombe dans une embuscade. Il ne s'y attendait point, n'ayant vu sur le rivage que deux ou trois femmes. Par son imprévoyance, il se laisse surprendre par une force supérieure en nombre. Alors, pour mettre sa sûreté à couvert, il se réclame du privilège d'un parlementaire. En avait-il le droit? Avait-il employé les précautions requises pour se faire reconnaître en cette qualité, avant de descendre sur le territoire ennemi? Rien de tout cela. Entouré de toutes parts > il se rend prisonnier de guerre. Le docteur Easton, M. Sullivan et les hommes de l'équipage partagent son sort.
a Pendant ce temps, les hommes restés à bord jettent à la mer le canon dont Tembarcation était armée. On y saisit 360 cartouches de munitions, 400 capsules et deux tubes incendiaires avec leurs mèches. Parmi les fusils tombés entre les mains de nos soldats, plusieurs portent la preuve certaine qu'on venait de s*en servir pour faire féu.
' « Les faits que je viens de résumer ont été constatés par Tenquète dont un aide-de-camp de Sa Majesté l'empereur a été chargé, sur la première nouvelle reçue par le général de Berg de ce qui venait de se passer à Hangoô.
« Cette enquête a clairement étabU, selon la déposition unanime de tous les témoins de l'action, que le pavillon parlementaire n'a été aperçu ni à bord du bâtiment le Cossak, ni sur l'embarcation envoyée au débarcadère, ni entre les mains de l'officier descendu du rivage.
«Après cet exposé, je vous demande, M. l'amiral, si cet officier, quand même il aurait suspendu, comme il le dit, une toile blanche à un croc d'amarrage, a pu prétendre être traité en parlementaire? Est-ce à dire que tout officier pourra fourrager en pays ennemi ; reconnaître le terrain ; pratiquer des intelligences avec les habitants ; et , s'il tombe par mégarde entre les mains d'une force supérieure, battre en retraite sain et sauf, et se prévaloir, après coup, du prétendu titre de parlementaire, pour ne pas être détenu comme prisonnier de guerre, lorsqu'il s'est laissé surprendre?
«De droit et dé fait, le lieutenant Geneste, par sa faute, est tombé en notre pouvDir. L^équipage qu'il commandait a partagé son sort. Nous n'avons qu'à regretter la perte de six hommes , dont il a exposé la vie par son entreprise aventureuse, que rien ne justifiait, si ce n'est son espoir de la terminer impunément.
«Cependant, aux stratagèmes de guerre, il faut qu'il y ait une limite. Si cela -n'était point, on se croirait tout permis, sous l'immunité abusive du pavillon parlementaire. Pour notre part, nous tenons à le respecter et à le faire respecter tel qu'il est consacré par les régies légalement reconnues, en temps de guerre. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas consentir, sous
Digiti
les circonstances données» à exempter le lieutenant Genesie de la captivité qu'il a encourue lui-même et qu'il a fait partager à l'équipage sous ses ordres.
«J'ai l'honneur de vous inviter, M. l'amiral, à faire connaître cette décision au gouvernement de S. M. B.
« J'ai tout tien de croire que l'amirauté se persuadera d'autant plus de la légalité de cette décision qu'elle a cru devoir relever elle-même par son instruction du 26 juin, la faute commise par le lieutenant Geneste, lorsqu'il est descendu à terre, avant de faire reconnaître son pavillon parlementaire par un signal donné de la côte , . • »
Page S68. Hôte ZVIL Les notices statistiques publiées en 4864 et 1855 ont signalé, sur le nombre des canons qui arment les flottes des divers Etats, des chiffres plus élevés que ceux indiqués aux pages 258 et 259.
Grande-Bretagne 47,294 canons,
France 44,773 ^) »
Pays-Bas 2,474 »
États-Unis de l'Amérique septentrionale 2,420 »
Espagne 280 pierriers et 4,250 »
Turquie 4,200 »
Sardaigne 900 »
Autriche . .*. 752 »
Deux-Siciles 344 »
Brésil i 300 »
Prusse 240 »
Grèce . . 443 »
Chili 98 »
Mexique 35 »
Il est probable que plusieurs de ses chiffres sont trop faibles. Après les pertes de Ibâtiments de guerre que la Russie a faîtes dans la mer Noire, pendant la dernière guerre . il serait difficile d'indiquer un chiffre quelconque des bouches à feu de sa flotte ; on a évalué à cent bâtiments de toute grandeur, vaisseaux, frégates, transports, schooners, péniches, bombardes, corvettes, bricks, etc., qui ont été anéantis, dont quinze ont été coulés à fond par les Russes eux mêmes.
Page 263, ligne 48, lisez: reproduire.
Page 274, ligne 44, lisez: expiré.
Page 274, dernière ligne, lisez: en quel lieu, au lieu de ou. Page 279, ligne 4, lisez: forte.
Page 284, § 30. De la recousse : Voir, page 273, le § 54 de la loi française sur les prises.
Page 285, ligne 23, après le mot d'ailleun, il convient de supprimer la, Page 286, ligne 5, lisez: publiée.
Page 289, § 35. Voir, page 273, les §§ 54 et 52 de la loi française sur les prises.
' ) Voir chap. XXIX , % ^ - état de la marine française en 1694.
Page 289, avant dernière ligne, lisez: n'est.
Page 304, ligne 33. lisez: V arbitre.
Page 302, ligne 49, lisez: Sùile.
Page 305, ligne 42 par en bas, lisez: de Tordonnance.
Page 309, ligne 3 par en bas, lisez: oU.
Page 344, ligne 3 du texte d'en bas, lisez : ait, au lieu de h.
Page 346. ligne 20, lisez: repartir.
Page 345. ligne 4"* de l'épigraphe, lisez: traitifs.
Page 332. ligne 9, lisez: avons, au lieii de osons.
Page 337. ligne 32. Voir la note IV du second volume.
Page 338, ligne 3, lisez: Catinat.
Page 340, ligne 46, lisez: Bretagne.
Page 342, ligne 8, après le mot entre, ajoutez: la France et.
Page 364, ligne 8, lisez: découvrir.
Page 354, ligne 24, lisez : 4449. Note. Henri de Portugal, duc de Visco, était le 4® fils de Jean I*', roi de Portugal; il moraiit en 4463.
Page 363, ligne 47, lisez: gouvernements.
Page 359 > ligne 46. après le mot jugement, ajoutez: et.
Page 366, ligne 44, lisez: entreprirent.
Page 366. Note ZVni. Navigateurs et marins distingués. — Aux noms des marins et navigateurs que nous avons cités parmi les Portugais, les Français et les Anglais, aux pages 364 à 372 du premier volume, qu'il nous soit permis, de joindre encore (sans nous astreindre, d'ailleurs., ni à l'ancienneté ni à l'élévation du grade) quelques noms d'officiers généraux et supérieurs de marine, auxquels l'histoire a déjà, assigné ou assignera un rang distingué ; ces noms appartiennent à l'époque contemporaine ou aux dernières années du 4 8* siècle. France: Borda, de la Bretonniére, de Grandpré, Du Petit-Thouars. chevalier Grenier, chevalier du Terrai, amiral de la Motte-Piquet, comte de Grasse, comte de Guichen. comte de Kersaint. Marquis de Vaudreuil, comte d'Estaing . Destouches , comte d'Orves , d'Orvilliers , capitaine Troude. de la Touche-Tréville. Bruix, Brueys, Willaumez, <>antheaume. • comte Truguet, Verhuel. comte de Burgues de Missiessy. Marquis de Sercey, comte de Gourdon. baron Dupéré, Halgan. comte de Rigny. comte Jacob, baron Baudin, baron Roussin. baron Hamelin, comte de Rosamel, Grivel, baron de Mackau, baron des Geneys, Laplace. Lalande, Le Blanc. Laguerre, baron des Retours, Ducrest de Villeneuve, Freycinet, Dubourdieu, baron Hugon, baron de Bougainville, Villaret de Joyeuse, Cosmao Dumanoir. Laine. Cécillè. Collet, Parseval Deschêne, Bruat, Julien de la Gravière, Bouet, le Barbier de Tinan, baron de la Susse, Dupotet, de Tréhouart, Dumont d'Urville, Le Prédour. Romain Desfossés, Veminac de St.-Maur, Penaud, de Ricaudy. Febvier Despointes, etc.
eussY. II. 38
Digiti
Angleterre: Hood, Hughes, Rodney, Hearn. Gambier, Sir PuUley Malcolm,
Neale, Sidney Smith, Elliot, Pigot, Codrington. Ferest, Pâget. White,
Dixon» Stopford, Rowley, Cochrane, Dundas, Digby, Maitland, Cockburn,
Berkiey, J. Turnbull, Broughton, David Buchan, J. Franklin, J. Ross,
King, Parry, Parker, Napier, Lyons, etc. Étatê'Vnùi Commodore Prebbe, commodore Bacon, etc. Autriche: Bandeira, Paulucci, etc.
HussU: Krusenstem, Heyermeister , Kotzebue, Marquis de Traversay, amiral Thistiakoff, Bellinghausen , Lutké, comte de Heiden, Glasenap, La-
saref, Komiloff, Nachimoif, Hall, Putiatine, etc. E^agne: Ayala, la Bordega, Malpioa, Gravina, etc. Payê'Boê: vice-amiral J. C. Ryk, vice-amiral Reynst, Van den Bosch, etc. Suède: amiral Kreuger, etc.
Danemarck: amiral Schiller, Lutken, baron de Dirking, etc. Hambourg: capitaine Ocken, etc.
• Page 372, ligne 8, lisez: reprendre.
Page 372 , ligne 2 de Talinéa relatif à la compagnie danoise , lisez : de.
Page 374, ligne 27, lisez: liwree sterlmg.
Page 378, ligne 2 de la note, lisez: Am. Pellier.
Page 378, ligne 8 de la note, lisez: les Indiens.
Page 380, ligne 37 de la note, lisez: Cuyannes.
Page 384, ligne 26, lisez: à titre de
Page 385, ligne 29, lisez: Barbade,
Page 388, ligne 42, lisez: du Portugal.
Page 388 , ligne 26. Nota : Cayenne est devenue colonie pénitentiaire.
Page 393, dernière ligne, sgoutez : à légitimer, après le root tendant.
Page 395, ligne 3 par le bas de la page, lisez: lèvera.
toue second.
Page 8, ligne 40 du chap. VI, supprimez: IV.
Page 22. Note I II a été dit, page 22, que les Anglais poursuiyaient les bâtiments américains jusque sur les côtes françaises et les canonnaient de si prés que les boulets portaient à terre : plusieurs commandants anglais allaient même jusqu'à répondre par des bordées aux représentations que les commandants français leur faisaient sur Findécence de leurs procédés. Le chevalier de Boissier ne pût retenir son indignation et voulut châtier ce manque d'égards : prés de Tîle des Vaches, sur les côtes de Vue de St.- Domingue, il désempara une frégate anglaise et la força de se retirer dans le plus mauvais état à la Jamaïque.
Page 31 , ligne 42, lisez : préoccupée.
Page 35, ligne 47» lisez: adoptées.
Page 36, ligne 25, supprimez la , après le mot fit.
Page 38, ligne 42, lisez : /^, au lieu du mot de.
Page 52, ligne 40 de la note, lisez: mers, et non mers.
Page 59, ligne 6 par le bas de la page, supprimez la virgule.
Page 60, § 4. Hôte H Dés Tannée 4578, Tamiral Drake avait ravagé les côtes du Pérou. — En 4585, les escadres anglaises attaquèrent, sans déclaration de guerre, St.-Domingue et Carthagène. — En 4587, Famiral Drake insulta Lisbonne.
Page 64^ ligne 43, lisez: III, au lieu de IV.
Page 6 4, ligne 44, lisez: par, au commencement de la ligne.
Page 62, § 4. Note IIL Extrait d*une lettre de M. Amelot, intendant des finances et ministre des affaires étrangères, du 9 mai 4744 :
«L'absurdité du bruit qui s*est répandu que le Roi voulait se faire « Empereur n'empêche pas qu'il se renouvelle dans plusieurs cours. C'est la « cour de Vienne qui cherche à l'accréditer et elle trouve des gens assez «simples, quoique sensés d'ailleurs, pour y ^jouter foi. 11 n'y a point de « précautions à prendre contre de pareilles inventions. »
Page 65, ligne 44. Hôte IV. Projets concernant une seconde restauration des Stuart, sur le trône d'Angleterre et d'Irlande.
A la mort de Jacques H, en 4704 , Louis XIV salua du titre de roi, sous le nom de Jacques III, le prince de Galles, fils du monarque détrôné en 4688; il favorisa, en 4708, une expédition de ce jeune prince qui fit voile pour l'Ecosse le 47 mars, mais qui fût obligé, par l'état de la mer, de rentrer à Dunkerque le 9 août suivant.
Après la mort de Louis XIV, se voyant abandonné par le régent de France, Jacques III (plus connu dans l'histohre sous le nom de chevalier de St.-Georges], fit une nouvelle tentative de descente, dont les résultats ne furent pas Iseaucoup plus heureux. Arrivé en Ecosse le 2 janvier 4746, il fat proclamé roi le 24 ; mais, privé de munitions et de secours, il revint en France im mois après ; il habita successivement Avignon et Rome. Philippe V ayant déclaré la guerre à l'Angleterre . au commencement de l'année 4749, le chevalier de St.-Georges se rendit en Espagne. Il trouva le cardinal Alberoni, premier ministre du roi Philippe V. disposé à seconder une expédition jacobite. Une escadre de dix vaisseaux et d'un grand nombre de bâtiments de transport portant six mille hommes de troupes régulières (Irlandais et Espagnols) et des armes pour quinze mille soldats, prit la mer à Cadix, dans le mois de mai 4749. A la hauteur du Cap Finistère (Galice), une tempête dispersa les bâtiments ^) : deux frégates seulement abordèrent en Ecosse. Quelques rassemblements des partisans de la malheureuse fa-
M Ce fut également à la hauteur du Gap Finistère que l'invineibU armada de Philippe II éprouva soa premier désastre : la tempête qu'elle éprouva lui fit perdre plusieurs vaisseaux sur les côtes de la Galice ; deux mois après, une nouvelle tempête la dispersa entièrement sur les côtes d'Irlande. On sait qu'à cette occasion la reine Eltoabeth ût frapper une médaille commémoraiive , avec les mots : « Afflavit DeuM et disaipantur. »
Digiti
596 NOTES, AIH)ltlONS .
mille exilée se formèrent, mais, faute 4e moyens pour faire la guerre, ne tardèrent pas à se dissiper.
On a blâmé lé cardinal Alberoni : il est cependant probable que si Tescadre partie de Cadix était arrivée sans accident sur les côtes d'Ecosse, la guerre civile eût pris un développement fort inquiétant' pour le roi Georges I, monté sur le trône d*Ajigleterre en 47U.
On ne saurait guères douter d'ailleurs que si cette expédition avait eu lieu quinze ou dix-huit mois plus tôt, alors que les cabinets de Suéde et de Russie s'apprêtaient à seconder les efforts du chevalier de St.-Georges, auquel le cardinal Alberoni voulait rendre la couronne ; Georges I aurait dû quitter l'Angleterre. On a toujours pensé que le cardinal était parvenu, en effet, à faire partager ses projets à cet égard au roi Charles XII ainsi qu'au Czar Pierre I^', et que Gœrtz baron de Schlitz, ministre du roi de Suède, avait déjà organisé, en Angleterre, des menées tendant à faire révolter les Anglais contre leur souverain: une lettre du cardinal deFleury, dont il sera parlé plus loin, indique que les deux souverains du Nord étaient gagnés à la cause des Stuarts. La mort de Charles XII, en 4748, et la disgrâce d' Alberoni, exilé d'Espagne en 4720, mirent fin à ces projets de restauration.
Parvenu au pouvoir, en 4726, le cardinal de Fleury, qui craignait d'engager la France dans une guerre contre l'Angleterre , chercha du moins lorsque la guerre eut éclaté entre l'Espagne et l'Angleterre, à porter la cour de FEscurial à seconder les projets dont le chevalier de St,-Georges continuait de poursuivre l'exécution; deux lettres écrites, en 4744, au cardinal de Tencin , par le cardinal de Fleury , portent témoignage des efforts secrets du cabinet français auprès de la cour d'Espagne.
«47 janvier 4744 Le cl^evalier ne doit rien attendre du côté d'Es-
« pagne et les deux tentatives que j'ai faites n'ont été suivies que d'une né- « gative absolue »
u 27 septembre 4744 Les Jacobites sont si crédules quils s'ima-
« ginent que l'Espagne est décidée à les favoriser. J'ai tenté deux fois de «lui inspirer de les secourir, mais inutilement.»
Déjà le 5 décembre 4740, le cardinal de Fleury avait écrit au cardinal de Tencin (qui était dévoué à la cause du chevalier de St.-Georges, auquel il devait son chapeau) : a La reine d'Espagne songe au chevaUer de St.- « Georges, comme à ce qui se passe à la Chine I »
Voici le passage de la lettre dont nous avons parlé plus haut :
«42 février 4742 11 est très-vrai que le feu Czar Pierre était d'ac-
« cord avec le feu roi de Suéde pour rétablir le chevaher de St.-Georges et « que leurs forces devaient se réunir en Norvège pour marcher droit en « Angleterre. 11 y a grande apparence que leur entreprise eût réussi ; mais «ces grands et nobles desseins sont ensevelis avec lui dans son tom- « beau ! » *)
Les lettres des 47 janvier et 27 septembre 4744 démontrent le regret que devait éprouver le cardinal de Fleury de ce que les projets du cardinal Alberoni, en ce qui concernait le chevalier de St.-Georges, eussent échoué ; les hgnes suivantes fournissent une preuve de plus de la crainte qui agitait cet homme d'État à la pensée d'une guerre contre l'Angleterre :
») Voir les mémoires du président Hénault, qui ont été pubiiés, pour la première fois^ en 185B.
Digiti
«27 février 4742. Les Anglais sont trop forts pour que nous ris-
«quions un combat, surtout avec les vaisseaux espagnols auxquels nous « avons peu de confiance »
Et cependant malgré cette appréhension qui remplissait continuellement rame du cardinal, on a vu d*une part, qu'il s'était décidé à envoyer plusieurs bâtiments de l'État sur les côtes espagnoles pour les protéger (page ^2 du second volume de cet ouvrage); d'autre part, qu'il a eu la pensée, en 4742, d'envoyer en Ecosse le prince Charles-Edouard, fils aîné du chevalier de St.-Georges, alors âgé de 22 ans, d'accord en cela d'ailleurs avec Louis XV; le roi avait, en eifet, engagé son ministre à faire venir secrètement, à Paris, ce jeune prince qui, dans ce moment, se trouvait à Rome, auprès de son père; mais, toujours hésitant et timide, le cardinal ne donna pas suite à ce projet qui n'eut d'autre commencement d'exécution que l'arrivée du prince à Paris et les conférences de nuit, dans l'église du convent des Bernardins, entre Charlés-Eduard et l'ayeul de l'auteur de cet ouvrage '), chargé, par le cardinal, de s'entendre avec le prince sur les moyens et l'époque de l'entreprise. Les choses en étaient là, quand le cardinal de Fleury mourut le 29 janvier 4743.
Louis XV n'hésita pas à déclarer la guerre à l'Angleterre ; il reprit le ^projet, timidement formé par son ministre , et dont l'exécution avait toujours été différée: une escadre fut armée, en 4744; le prince Charies- Edouard partit pour Ecosse ; mais les vents et la mer furent encore contraires, en 4744, comme ils l'avaient été en 4749. Charles-Edouard n'ayant pu obtenir du- roi qu'un nouvel armement maritime fut ordonné, entreprit, en 4^45,. sans le secours de la France, de faire une descente sur le sol de la Grande- Bretagne. Arrivé en Ecosse, il fit proclamer Jî(w le prince son père., Après avoir remporté quelques avantages à Preston.(ou Prestonpans) et à Falkirk, il est battu a Culloden et revient en France, qu'il est obUgé de quitter après le traité de paix signé à Aix-la-Chapelle , en 4748. (Voir, sur l'expédition en 4745 du prince Charles - Edouard , le chap. XXIV du Précis du siècle de Louis XV, par Voltaire.)
Le prince Charles-Edouard reparut encore incognito en Angleterre, dans les années .4753 et 4764. Il put reconnaître, pendant les deux séjours qu'il y fit alors, que toute chance en faveur de sa famille était évanouie; Jeune encore, — car il n'avait que 44 ans, — mais courbé sous le poids d'infortunes imméritées , il renonça â toute tentative nouvelle de rétablir sur le trône de ses ancêtres, son illustre et malheureuse maison.
Il n'a laissé aucun enfant de son mariage avec la prinfcesse de Stolberg. A sa mort, qui eut lieu à Florence, le 34 janvier 4788, son frère puîné, le cardinal d'Yorck, âgé de 63 ans, se fit appeler Henry IX et fit frapper une médaille qui porte, d'un côté, l'effigie de ce prince, avec les mots : aHenricus Noms Angliœ Rex » , et d'autre : « Gratia Dei , sed non voluntate hominum. »
A la fin du siècle dernier, une pension de quatre mille livres sterling (cent mille francs) a été faite, par l'Angleterre, au cardinal d'Yorck, qui en a joui jusqu'à sa mort, en 4807.
*) Voir la noie 2 de la page 63 du second volume. Le choix qui avait été fait de l'église du convent des Bernardins tenait à la circonstance que te chevalier de Cornot de Cussy se trouvait être le neveu de l'abbé .général de Citeaux.
Digiti
Page 66 (note au bas de la page). Note V. Voir le premier volume (page 285) des Catuet célébrée du droit des gens: arrestation du duc de Belle-Isle, maréchal de France, se rendant en 4744 à Beriin, en qualité de ministre plénipotentiaire de S. M. trés-chrétienae.
Page 67 , ligne "il , lisez : décidât.
Page 76, avant dernière ligne de la note, lisez: rencontrer.
Page 86, ligne 43, Talinéa doit être terminé par ;
Page 88 , ligne 4 3 , lisez : agisse.
Page 97 , ligne 2 , lisez : sont venus.
Page 404 , ligne 4 , après le mot s^ emparer, ajoutez : en vUle des.
Page 406, ligne 43, au lieu de, lisez: le.
Page 409, ligne 20 de la note, lisez: demandons.
Page 444, ligne 24. Note VI Voir sur la déclaration de guerre des États-Unis à l'Angleterre, en 4842, le chap. XII, § 40, ainsi que le chap. XXVI, page 268, et spécialement le chap. XXVII.
Page 44 4, ligne 43. Note VIL La puissance navale de l'Angleterre ne saurait, en aucune façon, justifier le gouvernement de la Grande-Bretagne, de vouloir se placer au-dessus du droit. Or, il serait déplorable que les États-Unis de l'Amérique septentrionale voulussent, en devenant plus puissan(s sur mer, suivre le fâcheux exemple donné par le royaume britannique. Tout usage, tout procédé contraire aux lois peut porter atteinte à la moralité des peuples. {Voir chap. XIV, § 2.)
Page 430, ligne 9, lisez: celm-ei.
Page 434, ligne 6 par le bas de la page, lisez : qu'il.
Page 438. ligne 8, lisez: 4 SOS.
Page 442, ligne 28, lisez: qu^ils.
Page 447, ligne 25, lisez: le.
Page 452, ligne 22, lisez : appartenait.
Page 453, dernière ligne, lisez: le coup,
l^age 466, dernière ligne, lisez: salaison, au lieu de saison.
Page 473, ligne 36, lisez: contenus.
Page 207, ligne 4, lisez : à.
Page 224, ligne 40, efEacez: un (répété indûment).
Page 224, ligne 43, lisez: ces y au lieu de les.
Page 227. Note VIU. Extrait d'une lettre de M. X. Marmier sur la Russie.
«Après la conquête de Viborg et de l'Ingermanie par Pierre-le-Grand, cette forteresse était le dernier rempart de la Suéde contre la Russie, le soutien de ses provinces finlandaises, le point de ralliement de ses troupes et de ses bâtiments de guerre. Au mois de mars 4808, elle fut assiégée par les Russes, et, deux mois après, l'amiral Cronstedt, qui la défendait, capitula avec sept mille cinq cents hommes de garnison, deux firégates, trois raille barils de poudre, dix mille cartouches, deux mille boulets et une prodigieuse quantité d'autres munitions de guerre et d'approvisionnements
Digiti
de toutes soHes. Les Russes avaient à peine assez de troupes pour remplacer sur les bastions, dans les casernes, les milliers d'hommes qui défilèrent devant eux. On n'a jamais pu savoir le secret de cette capitulation sans exemple dans rhistoire moderne. L'amiral Cronstedt avait fait ses preuves en diverses circonstances ; chacun le regardait comme un homme de courage et un officier expérimenté ; rien ne prouve qu'il ait été assez misérable pour trahir son pays et vendre son honneur à prix d'argent. On ne peut croire non plus que, soutenu comme il Tétait par un corps nombreux, maître d'une citadelle, pourvue abondamment de tout ce qui était nécessaire à sa défense, il ait pu se laisser effirayer par l'aspect d'une armée campée sur la côte et moins forte que la sienne. L'événement qui détermina la reddition entière de la Finlande à la Russie, est un problème dont personne n'a pu encore donner la solution. En quittant la forteresse, l'amiral, qui d'abord avait manifesté le désir de se rendre en Suéde pour expliquer au Roi les motiis de sa conduite, renonça à ce projet, qui, à vrai dire, n'était pas pour lui sans danger, et se retira à Helsingfors. Là, il abdiqua tout emploi, s'éloigna de ses anciennes relations, s'isola complètement du monde, et mourut quelques années après. Un fonctionnaire finlandais, qui l'avait particulièrement connu, m'a assuré qu'il était mort de chagrin.»
Page 228, ligne 5 par le bas de la page, lisez : humanité.
Page 233, ligne 41, ouvrez la parenthèse avant le mot (ainsi.
Page 235, ligne 49 de la note, lisez ; des prêtres, au lieu de les.
Page 235, ligne 2 par le bas de la note, mettez à devant la tranquUtité.
Page 236, ligne 9, lisez: préoccupait.
Page 236, ligne 43, lisez : le cabotage.
Page 239 , ligne 6 par le bas de la page , lisez : expliqueront.
Page 2o2, ligne 7, lisez : commerciales.
Page 262. Hôte IX. Après la manière dont M. Thiers s'est exprimé {voir pages 259 à 263) sur le despotisme intolérable de la Grande-Bretagne, nous répéterons ce qu'a dit, de son côté, M. le comte de Montalembert (voir le N^ 2 de l'année 4856 du journal V Assemblée nationale) :
«Dans tout ce qui touche à ses relations avec les nations étrangères, a sa mobilité, son ingratitude, ses enthousiasmes étrange», Vapreté de son « égotsme, Vabus de sa propre force, son mépris odieux pour la faiblesse d'au- « trui, son indifférence absolue pour la justice, quand cette justice ne lui offre «pas d'intérêt a servir ou de farces d respecter, en voilà plus qu'il n'en faut «pour armer contre elle (l'Angleterre) l'indignation des âmes honnêtes.»
Les faits nombreux que renferment les divers chapitres de cet ouvrage, viennent à l'appui des vérités que signalent ces éloquentes paroles :
4^ On reconnaîtra, en effet, combien l'esquisse de l'illustre écrivain est exacte, en lisant les chapitres VI, VII, XH, XXM, XXVI et XXVII, où sont reproduits des faits de rupture de la paix sans déclaration de guerre ;
2^ Les circonstances diverses rappelées dans les pages 31 à 33 du chap. VII ;
30 Le chap. XXI : conduite de l'Angleterre à l'égard des neutres pendant pendant la guerre de la révolution française ; chapitre où sont rappelées les paroles d'Azuni (page 172), et celles de Schœll (page 478);
4^ Les preuves du mépris professé par cette Puissance pour le principe du convoi militaire , chap. XXII ;
6^ L'emploi fait d'un faux pavillon , et la violation de la mer territoriale, chap. XXIV {voir aussi, plus haut, la note I);
6^ Les circonstances odieuses qui ont accompagné les deux bombardements de Copenhague, en 1804 et 4807. chap. XXV et XXVI;
V L'étrange appareil qui entourait la mission de Lord Whitworth, à Copenhague, en 4800, chap. XXII, § 2;
S^ Les paroles de Lord Chatham, reproduites dans le chap. XXVI, page 236 ; les doctrines professées à l'occasion de l'attaque des quatre frégates espagnoles, et celles exprimées par les tribunaux, en ce qui concerne le blocus (pages 240 et 243) ;
9® Le chap. XXVII relatif à l'affaire de la frégate américaine le Ckesapeake ;
40° Le chap. XXXI qui rappelle les procédés de l'Angleterre à l'égard du Brésil et du Portugal ;
44® Le chap. XXXVII consacré à l'incroyable détermination prise contre la Grèce, en 4850;
Enfin, qu'on n'oublie pas l'opinion exprimée par un écrivain anglais (tome I, page 360), au sujet de l'examen des préjugés vulgaires contre le traité du Pardo du 4 4 janvier 4759.
Il est superflu de rappeler, à la mémoire du lecteur, un plus grand nombre de faits et de circonstances. Les lignes que nous avons soulignées en reproduisant plus haut les paroles de M. le comte de Montalembert, trouveront dans les chapitres que nous venons de signaler, leur justification la plus entière ; personne au monde, d'ailleurs, n'a besoin d'autre témoignage que la seule parole de M. le comte de Montalembert, pour admettre comme parfaitement fidèle, le portrait moral qu'il a tracé, en peu dé lignes, du gouvernement anglais.
Page 266. ligne 34 , lisez : trouvé.
Page 269, ligne 42. voyez plus haut la note VUl.
Page 269, ligne 46, lisez : sifftiée.
Page 276 . hgne 6 du chapitre , lisez : d'un acte.
Page 276, ligne 6, lisez: parlement.
Page 288, ligne 40 du § 3, supprimez Ys du mot ëtabUe.
Page 296, ligne 46. Voir à la page 268 du premier volume, ainsi qu'à la note XVI, l'état des forces navales dé la France en 4864.
Page 297, ligne 6, supprimez, au commencement delà ligne, le mot seront.
Page 297, ligne 6 du § 3, lisez: inférieur, au lieu de supérieur.
Page 299 , ligue 3 . lisez : ses yeux.
Page 300, ligne 25, lisez: avait son.
Page 302, ligne 22, lisez: bonne brise.
Page 305, ligne 43. Hôte X. Cérémonial maritime. — Le 46 août 4856, le bâtiment de la marine impériale, la Gorgone, en relâche dans le port de Messine, y a célébré la fête de l'empereur Napoléon III. Le commandant
Digiti
militaire de la place, bien qu^averti par le vice-consul de France et par M. l'intendant civil de Messine , s'abstint de se conformer à l'usage suivi entre nations amies, et. n'arbora pas le pavillon napolitain.
Le gouvernement de l'empereur s'étant plaint de ce manque de courtùisie, le ministre des affaires des Deux*Siciles remit, par ordre de son sou. verain, au ministre plénipotentiaire de France àNaples, une note qui mit fin à ce fâcheux incident. Le gouvernement napolitain exprima le regret que le commandant militaire de Messine n'eût pas déféré à l'invitation de l'intendant jcivil et il donna l'assurance que des instructions formelles empêcheront, à Favenir» de voir se renouveler, dans les ports des Deux-Siciles , l'omission qui avait provoqué les justes plaintes du gouvernement de l'empereur des Français.
Page 324, ligne 46, lisez: dans l'esprit.
Page 328, ligne 44, effacez le mot pas.
Page 337, ligne 20, lisez: et (dernier mot de la ligne).
Page 337, ligne 24, lisez: commencées.
Page 339, ligne 48, lisez: U la ville.
Page 349, hgne 40, lisez: bâtoTis,
Page 355, derniér-e ligne de la note, lisez: § 47.
Page 357 , ligne 27 , supprimez la virgule , après le mot réalUé,
Page 357, ligne 30, lisez: "i^ parceque Je.
Page 357, ligne 3 par le bas de la page, lisez, après le mot invitation : et ayant reçu, à la date de ce jour.
Page 358, ligne 3, supprimez, dans la seconde partie de la ligne, les mots : contre ladite sommation, reproduits indûment une seconde fois.
Page 359. A la suite de l'alinéa finissant par San -Francisco, ajoutez: « La réparaUon a été donnée : le pavillon français hissé sur VMtel consulaire « a été salué par les canons d'une frégate des États-Unis . »
Page 360, ligne 26, lisez: Us doivent.
Page 364. A la suite du, chapitre XXX, relatif aux consuls, placez les notes XI et XII, ci-après:
Note XL Le 2 janvier 4844,. M. Victor Darmon, agent consulaire d'Espagne à Mazagan, à la suite de quelque difficulté avec le peuple,, fut saisi dans la maison du consul de Sardaigne (ce qui est une double violation des immunités et privilèges consulaires), jugé et mis à mort par ordre de l'empereur de Maroc.
Le corps des consuls étrangers demanda immédiatement une satisfaction éclatante
Le 45 juin 4844, des ordres furent donnés par la cour d'Espagne au gouverneur de Ceuta, ainsi qu'à son consul à Tanger, pour qu'ils insistassent sur une réparation ; le consul reçut d'ailleurs, pour instructions spé. ciales, de retirer au besoin le pavillon de la maison consulaire, si cette réparation n'était pas donnée sans retard.
Le traité de limites signé à Larache, le 6 mai 4846 (an 4264 de l'Hégire) porte, article 4 : «Attendu les considérations présentées par le gouveme-
Digiti
a ment marocain sur la mort de l'agent consulaire d'Espagne à Mazagan , la « satisfaction relative à cet article est réglée par la réprimande adressée au «gouverneur de ce point, et par le salut au pavillon espagnol qui a eu lieu « à Tanger le 43 septembre dernier, S. M. marocaine promettant qu'à l'avenir « de semblables événements n'arriveront plus par le fait de ses employés. » {Voir le 6* volume, page 500, du RecHeii deê irmtéê et eanveniUms , etc, publié par H. le baron Ch. de Marias et H. le baron Ferd. de Cussy.
Vota Xn. (Chap. IXX.) § 4. M. Curtis, consul anglais à Cologne, et son secrétaire M. Kray, furent poursuivis, dans le courant de l'année 4856, pour enrôlements dans la légion britannique étrangère : le consul fut condamné à six mois d'emprisonnement, et son secrétaire fut acquitté. Il y eut appel « mimmà de la part du ministère public, par devant la chambre des appels correctionnels, laquelle prononça la peine de six mois d'emprisonnement pour le consul, et celle de trois mois pour le secrétaire.
Nous ne connaissons cette affaire que par les extraits qu'en ont pubbés les journaux ; mais en admettant les foits tels qu'ils ont été présentés nous y trouvons une grande analogie avec ce qui s'est passé à San -Francisco (page 352), à l'égard du consul mexicain mis en accusation, en 4854, par V autorité locale, pour fait d'enrôlements militaires pour le compte du gouvernement du général Santa- Anna, Or, si la conduite du consul anglais est identique, s'il n'y a rien de plus à articuler contre M. Curtis, nous ne saurions comprendre qu'un gouvernement sage, posé, sérieux comme le gouvernement prussien, ne se soit pas borné soit à demander le rappel du consul anglais, en adressant, à cet effet, des plaintes au cabinet de la Grande-Bretagne, soit même à suspendre les effets de son exéquatur.
Si M. Curtis n'est pas sujet de S. M. la reine Victoria et qu'il ait agi sans instructions positives du ministère anglais, et même en exécutant ses instructions, l'exéquatur prussien pouvait lui être retiré provisoirement, mesure qui aurait d'ailleurs été préalablement communiquée au gouvernement de la Grande-Bretagne. La position de M. Curtis, étranger non-svjet de la reine Victoria, était telle que le gouvernement prussien était même en droit de lui ordonner de quitter le territoire prussien.
Mais si M. Curtis est siqet de la reine Victoria et son consul envoyé et entretenu par son gouvernement, Vimmunité personnelU de cet agent politique et diplomatique, avoué et reconnu par Vexéquatitr, devait avant tout être respectée: le consul envoyé, sujet du souverain qui l'emploie, devient un ministre public; qu'on Use les paroles si vraies, si mûrement réfléchies,
prononcées, sur ce point, par M. Portails. « Les agents des retationt
m commerciales (quahfication donnée, du temps du Directoire et du Consulat,
aux consuls) doivent jouir de finviolabUité et de V^dépendance dont les
« ambassadeurs et autres ministres publics jouissent entre eux. Tout agent «politique est la parole du gouvernement, et le gouvernement ne doit agir
«ni parler par le ministère d'un homme qui aurait à craindre Si ces
«agents (les consuls) abusent de leur caractère, on les fait cesser ;^mai5 «pour les faire cesser, l'étranger (souverain ou particulier) doit s'adresser « au gouvernement lui-même , qui désavoue ou soutient son mandataire , et «peut, seul, faire disparaître le caractère ^inviolabilité dont il l'a revêtu.»
Or, ce que M. Portails disait à l'occasion d'un consul de France pris-
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à'parHe par un Américain, est applicable à tous les consuls envoyés et entretenus ; ils doivent jouir de Tindépendance et de VinvioîaHlitë , c'est-à-dire de rimmumté personnelle, et s'ils abusent de leur caractère, c'est auprès du gouvernement qui les a institués qu'il faut réclamer satisfaction, parceque, seul, ce gouvernement a droit de faire disparaître le caractère d'inviolabiUtë. ( Voir plus haut , page 320 du second volume ; ainsi que « Les règlements consulaires des principaux États matitimes, etc.», publiés, en 4851, à Leipzig, par le baron Ferd. de Cussy, 4"^® partie, sections I à VIÏ.)
§ 2. En 4 855, le gouvernement anglais voulut faire faire des enrôlements militaires aux États-Unis, pour former une légion étrangère destinée à être envoyée en Crimée. Dans le mois de juin , M. Marcy , ministre des affaires étrangères à Washington, écrivit à M. Buchanan, ministre des États-Unis à Londres , pour lui donner Tordre de protester contre une mesure « qui «était, disait-il, une atteinte aux droits de souveraineté d'une nation indé- « pendante, en même temps qu'une violation des lois des États-Unis.» Tout en cherchant à démontrer, dans la réponse qu'il adressa au gouvernement des États-Unis, que les instructions données parle gouvernement de la reine Victoria n'étaient point, dans leur application, de nature à violer les lois de l'Union américaine. Lord Clarendon fit connaître que le cabinet anglais, désireux de ne donner aucun légitime sujet de plainte, au cabinet de Washington , avait renoncé aux avantages qu'il pouvait naturellement se promettre d'enrôlements militaires effectués dans l'Amérique septentrionale. — Pourquoi, dans une circonstance analogue à celle qui s'était présentée en
4854, à San-Francisco , le gouvernement des États-Unis n'a-t-il pas agi, en
4855, comme l'avaient fait, en 4864, les autorités locales de San-Francisco ? ( Voir page 352 du second volume.) Serait ce qu'il a cru devoir se montrer, envers les agents de l'Angleterre, moins violent que ne l'ont été, envers le consul du Mexique , les autorités de la Californie ? Nous aimons mieux admettre que, mieux inspiré, il a compris qu'il serait contraire au droit des gens, à la logique, à l'équité, de sévir contre des agents étrangers, officiellement reconnus et admis, qui ont agi. uniquement, par ordre du gouvernement qui les a investis de sa confiance ; M. Marcy, en effet, par sa dépêche du 28 décembre 4855, s'est borné à signaler comme s'étant plus particulièrement occupés des enrôlements militaires, et comme s'étant mis dans le cas de ne pouvoir conserver aux États-Unis la position officielle qu'ils y occupent, MM. Rowcrofft, consul à Cincinnati, Mathew. consul à Philadelphie, et Barclay, consul à New- York, chargeant, en conséquence, M. Buchanan de demander formellement leur rappel ou leur révocation. ')
Page 372 , ligne 2. Le mot depuis doit^ être précédé et suivi d'une virgule.
Page 372, ligne 25, après le mot est, supprimez la virgule.
Page 375, ligne 44, lisez: capturé.
Page 377, ligne 44, lisez: rappellent.
Page 379, ligne 4 , lisez: § 5, et non pas S.
Page 383, avant dernière ligne, supprimez la virgule.
» ) L'Angleterre a refusé de rappeler son ministre : les Etats-Unis ont enjoint à ce fonctionnaire de quitter le territoire de rUnion.
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Page 384, ligne 43. terminez Pdinéa par ; et commencez le suivant par I et non par L ; en effet, les trois premiers alinéa de la page 384 se Lent entre eux et complètent, dans leur ensemble, une seule et même idée.
Page 3S6, ligne 8, au lieu d!aboM(m, lisez: adoption. Page 389, ligne 46, lisez: outragée.
Page 394, ligne 3 du bas, lisez: de V. Page 395, ligne 44, lisez: Umité.
Page 396. ligne 34. Note ZII (bis). Traite des Noirs, chap. XXXÏ.- L'un des moyens les plus efficaces pour faire tomber la traite eut été, avons nous dit, d'obtenir que les chefs principaux de la côte d'Afrique, avec lesquels les Européens ont des communications, renonçassent à la chasse à l'esclave. La Grande-Bretagne semble avoir compris qu'en effet il était indispensable d'agir auprès des chefs africains : elle a conclu, avec le roi de Dahomey, dans la Guinée supérieure, et les chefs des tribus africaines de la crique de Bemn, des traités ayant pour but la cessation de la traite.
A la page 394 , § 44. il a été dit que la traite avait été assimilée à la piraterie {voir au § 5 du chapitre les instructions données en 4845 à la croisière française) ; un décret promulgué par l'empereur du Brésil, le 4 septembre 4860 déclare également ptrafme l'importation des esclaves, et que les bâtiments brésiliens ou étrangers entrant dans les ports brésiliens avec des esclaves seront saisis et vendus.
Page 403, ligne ^ d'en bas, lisez: négociants, au lieu de négociations.
Page 409, ligne 40, lisez: contribuerait, au lieu de contribuait.
Page 440, ligne 6. Note xm. (Extrait de Y Assemblée nationale du 43 mai 4866.) M. Caleb Cushing, procureur -général des États-Unis, vient de donner dans les termes suivants, son opinion sur le droit des citoyens d'une nation neutre d'acheter des navires appartenant à la marine d'une Puissance belligérante:
«L D'après le droit des gens, les citoyens d'une nation neutre ont le droit d'acheter, pendant la guerre, la propriété des belligérants, consistant en navires ou toute autre chose. Tout règlement d'un État particulier, allant à rencontre de cette doctrine, doit être considéré comme violant la loi publique et portant atteinte à l'autorité souveraine de tous les autres États indépendants.
«II. Un citoyen des États-Unis peut, dans le moment actuel, acheter légalement un navire marchand russe à l'une des parties belligérantes, soit à la Turquie, ai la Russie, à la Grande-Bretagne, à la France, ou à la Sardaigne. Si cet achat est fait loyalement {bond fide), le navire ainsi acheté devient propriété américaine et, comme tel, il a droit à la protection et au pavillon des États-Unis. Bien qu'en vertu de nos lois , il ne puisse pas être enregistré comme navire national, ce n'est pas, néanmoins, parce qu'il a été construit par une des parties belligérantes, mais simplement parce qu'à est d'origine étrangère, et une loi spéciale du congrès peut lui donner droit à cet enregistrement.»
En France, un décret impérial, en date du 47 octobre 4 855, porte, art. 2, que. pendant un an. à partir de la date du dit décret, les navires
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étrangers à voiles ou à vapeur, qui seront admis à la francisation, devront payer un droit de dix pour cent, à la valeur, qui sera déterminée par le comité consultatif dès arts et manufactures.
Page 412, ligne 6 d*en bas, lisez: sortes.
Page 448, ligne 40, supprimez la virgule après WUers; les deux mots formant un seul nom, que l'illustre grand- maître de TOrdre de St.-Jcan de Jérusalem a rendu si célèbre, au siège de Rhodes, par les Turcs, en 4522.
Page 448, ligne 6 d'en bas, lisez: présents, au lieu de présentes.
Page 449. ligne 45, lisez: ces.
Page 465. ligne 47, lisez: Europe,
Page 468, ligne 8, lisez: résolue.
Page 478 , ligne 23 , lisez : flétries , et supprimez la virgule qui suit ce mot.
Page 488, ligne 3, supprimez 1'* final.
Page 493, ligne 3 d'en bas, lisez : appréciera, et supprimez la virgule qui précède ce mot.
Page 498, ligne 2 d'en bas, lisez: tout.
Page 501. ligne 48, lisez: cosignataires, au lieu de consignataires.
Page 503, ligne 37, le dernier tooX: sans.
Page 503, ligne 38, le dernier mot: de.
Page 503. ligne 39, le dernier mot: autoriser.
Page 506; Dgne 42 d'en bas, lisez: de la, au lieu de que.
Page 546, ligne 9, lisez: malfaisant.
Page 524, ligne 8 d'en. bas, lisez: le Roi de France.
Page 527, ligne 9, lisez; montant.
Page 527, ligne 48, après sort un point (.).
Page 529, ligne 9 d'en bas, lisez: douze.
Page 530, ligne 24, lisez: Mosquitos*
Page 530, ligne 29, lisez: quelques.
Page 534, ligne 29, après le mot armée, ajoutez: en 4780.
Page 535. ligne 44 d'en bas, lisez: aussitôt.
Page 535, ligne 40 d'en bas, terminez l'alinéa par ;
Page 539, ligne 43, lisez: révolution.
Page 540 et 544. Note XIV. {Voir note XV.) Rétablissement de l'empire français. — Le 4 novembre 4852» dix sénateurs déposent un projet de SenatuS'Consulte portant que la dignité impériale sera rétablie héréditairement et que le prince Louis Napoléon Ronaparte sera wnpereur sous le nom de Napoléon lïL Ce projet de Senatus- consulte est adopté, le 7 novembre à l'unanimité, moins une voix. Un décret du président de la république convoque la nation française, pour se prononcer, les 24 et 22 du même mois, par le vote universel.
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Sur 8,467,76S TotaDts qui se sont présentés aux comices, 7,839.552 ont raiiflé le Séoatus-consulte qui devient loi de l'État : l'empire est proclamé le S décembre.
Déjà pour la présidence décennale de la république, le prince avait réuni, en 4864, 7,484.M4 votes sur 8.465,620; ainsi, sur un nombre de votants un peu plus faible qu'en 4852 (7,868), le cbi£fre des votes en faveur du rétablissement de Tempire a été de 358.324 plus élevé que cdui de 4854 pour la présidence décennale.
Quelques personnes ont demandé pour quel motif le nouvel empereur a été proclamé sous le nom de Napoléon III. La réponse est facile. Le 44 avril 4844, Napoléon avait renoncé à la couronne impériale pour lui et les membres de sa famille, croyant assurer ainsi la tranquillité de la France ; mais le 27 mars 4845, le conseil d'État releva Napoléon de la déchéance qui avait été prononcée, et annula Vabdàeatûm du 44 avril 4844. En 4845, le 22 avril. Napoléon, de retour à Paris, après la bataille de Waterloo , signa une nouvelle abdication et proclama ion fUi empereur des Français, sous le 1I4M1I de Napolém II ; les cbambres législatives ayant reconnu Napoléon li (mort depuis dans Texil), le nouvel empereur devait être proclamé sous le nom de Napoléon lil.
Page 544. Les deux premiers alinéa de la page doivent être terminés par ; (et non par .).
Page 544. Vota XT. ( Voir le Post-scrotum complémentaire du chapitre XXXVIII.) Pour compléter le tableau des événements politiques importants qui appartiennent à Fépoque contemporaine, il est nécessaire de rappeler le rétablissement de fempire français, au mois de mars 4852 {voir la note XIV), ainsi que la guerre déclarée, en 4854, par la France et l'Angleterre devenues les alliées de la Turquie, à la Russie ; guerre à laquelle le royaume de Sardaigne a pris part, et dont les faits principaux se sont accomplis en Crimée et dans la Baltique. — (Voir le premier volume, pages 205 à 215; la note de la page 243 ; la note 2 de la page 253 ; — dans le second volume, les pages 526 et 540, ainsi que les notes XIV et XVI du premier volume.)
Les faits principaux de cette guerre sont les suivants : 4854. Combat de Tumou entre les Russes et les Turcs; — assaut de Si-
listrie, dont le siège est levé par les Russes le 26 juin; — incendie
de la flotte turque dans la rade de Sinope.
— 20 septembre. Victoire de l'Aima, remportée par le maréchal St.- Amaud sur les Russes.
— 46 octobre. Premier bombardement de Sébastopol.
— 26 octobre. Bataille et victoire de Balaclava.
— 5 novembre. Bataille et victoire d'Inkerman, par les alliés sur les Russes.
1855. Février et septembre. Les Russes sont battus deux fois à Eupa-
toria, ~ 24 mai. Prise de Kertch et d'Jénikalé ; — destruction d'Anapa.
— 46 août. Bataille et victoire de la Tchernaia.
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1 856. 8 septembre. Attaque et prise par les Français de la tour Malakoff et de Sébastopol» malgré la brillante et valeureuse résistance des troupes russes.
Dans la Baltique : Les bombardements de Bomar-Sund et de Sweaborg.
Pendant cette guerre, les armées russes, dont le courage a été admirable, n*ont eu de succès véritable que la prise de Kars : après un long siège la ville s*est vue, faute de vivres, dans la nécessité de capituler.
A la suite d'une sorte d'ultimatum, présenté par TAutricbe, l'empereur de Russie , Alexandre II , ayant accepté les conditions de paix développées dans ce document, un Congrès a été ouvert à Paris, le !23 mars 4856; le 30, le traité de paix a été signée par les plénipotentiaires des sept Puissances représentées (la France, l'Autriche, la Grande-Bretagne, la Prusse, la Sardaigne et la Turquie) ; le 46 avril, ces mêmes plénipotentiaires ont signé une déclaration pour l'abolition de la course et régler divers autres points du droit maritime. {Voir le Post-scriptum.)
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