‹ Phénomènes chimiques produits par les courants électriquesChapitre 10 sur 10 · RÉCAPITULATION · texte numérisé non relu

RÉCAPITULATION

Nous avons essayé, dans cette thèse, d’esquisser l'état actuel de nos connaissances sur les phénomènes chimiques produits par les courants électriques.

L’étude des eSets merveilleux produits par l’instrument que la science doit au génie de Volta, nous a montré quelle large part d’obligations la chimie avait contractée envers lui.

L’eau assujettie à une de ces analyses rigoureuses qui, parlant à l’esprit par l’intermédiaire des yeux, le frappent d’ime manière bien plus efficace;

Les alcalis scindés en deux corps différents, comme pour offrir la justification matérielle des prévisions d’un grand homme;

La démonstration des rapports invariables, nécessaires, qui enchaînent les uns aux autres tous les éléments de la nature, corps pondérables et agents impondérés ;

Tels ont été les objets de prédilection de l’examen auquel nous nous sommes livré.

Nous nous sommes efforcé de présenter une idée des heureuses applications qu’on a faites des phénomènes voltaïques aux besoins de la vie civilisée, et de mettre en relief les moyens ingénieux qu’on a donnés, d’expliquer la nature en agissant comme elle, en contrefaisant ses productions.

Nous voyons souvent, en effet, dans la mince écorce du globe qui nous est accessible, les rapports des matériaux qui la composent varier d’un moment à fautre.

De l’eau, de foxygène, de l’acide carbonique sont, dans une foule de circonstances, tout ce qu’il faut pour qu’une action chimique commence ; si toute action chimique développe un courant, tout courant détermine une nouvelle action chimique; et l’équilibre moléculaire des

corps qui nous entourent, change aussi fréquemment que leurs rapports mutuels.

Les courants jouent donc un rôle immense dans l’économie de la nature. C’est à eux que nous devons rapporter la formation, au sein de l’atmosphère, de l’acide nitrique qui est peut-être le point de départ de toutes les combinaisons azotées.

Tout être vivant est un laboratoire où décompositions et recompositions se succèdent sans cesse, ou s’opèrent simultanément. Partout où il y a vie, on peut donc dire qu’il y a des courants, et que ces courants prennent part aux phénomènes physiologiques; qu’ils leur sont inhérents , comme la cause à son effet ou comme l’effet à sa cause, comme l’image réfléchie i» son objet, comme l’ombre au corps qui la projette.

Vu :

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