‹ Phénomènes électriques de l'atmosphèreChapitre 9 sur 33 · DES TROMBES ET D · texte numérisé non relu

DES TROMBES ET D

d* amiante ou de papier à fîltn du petit cône aqueux qui re:

mité de l'électrode pendant 1 une couronne de vapeurs a

Fie. 23. — Cône liqu'de et jets de mité d'une électrode de papier électrique de haute tension.

de TefiFet calorifique dévelopf passage dans le liquide (fîg.

§ T 4. Spirales électro-ciynaf suivante, que nous avons dé

1 Bibliothèque universelle de Genève, t.

G. Planté, Phén. électriq.

pas une tensio précédentes. El terie secondairi pile de I ^ à 20

L'électrode j liquide du volt:

par l'acide sulfi tiens ordinaire

Voltamètre, sous l'action d'un courant faible, le fil positif se recouvre d'une couche d'oxyde qui se

sout lentement dans le liquide, il se manifeste "phénomène différent, si on emploie un couit d'une certaine tension.

Il6 DES TROMBES

Le siège principal de l'oxydation se trouve transporté à l'extrémité du fil. Un sifflement analogue à celui que produit un métal rougi plongé dans l'eau froide se fait entendre, et l'extrémité du fil donne naissance à un jet d'oxyde très divisé qi s'échappe en flocons abondants et ne se dissoi pas dans le liquide (fig. 24).

Si l'on approche alors le pôle d'un aimant d l'extrémité de l'électrode, le nuage d'oxyde pren un mouvement gyratoîre très rapide dans un ser ou dans l'autre suivant le pô!e de l'aimant qi l'on présente. La rotation s'effectue conformémer aux lois d'Ampère, en sens inverse du mouvemei des aiguilles d'une montre, en présence d'un po. boréal (f]g. 25) et dans le même sens que celui di aiguilles d'une montre, en présence d'un pôle au: irai (fig. 26).

§ 75. On peut donner encore à cette expérienc la disposition représentée par la figure 27. Ur cuvette en verre ou en porcelaine est placée a' dessus d'un électro-aimant et remplie d'eau acii" lée; un fil métallique quelconque, en communi<

tion avec le pôle négatif d'une pile de 1 5 éléments de Bunsen, plonge d'avance dans le liquide. Le fii positif en cuivre, tenu à la main, est plongé

successivement dans le liquide au-dessus de chaque pôle de l'électro-aimant.

Le nuage d'oxyde se produit, les spirales se léveloppent, et comme l'oxyde formé ne se disout pas immédiatement dans le liquide, mais

formé par l'extrémité de l'électrode ; et la netteté de ces spirales est d'autant plus grande que l'électrode fournit elle-même, par sa désagrégation, la matière solide nécessaire pour rendre visible la marche des courants au sein cfu liquide.

ruissement qu'elles i se forme autour s éclairs silencieux

feu oui apparaisté', le bouillon-

l'étincclle, de petits glo-

du flux électrique sous l'influence du magnétisme du globe ; car ce mouvement a lieu précisément de la même manière que dans l'expérience dont il s'agit, c'est-à-dire en sens inverse de la rotation des aiguilles d'une montre pour un observateur placé dans rbémispbère boréal, et en sens direct pour un observateur placé dans rbémispbère austral.

§ 78. Mouvement gy valoir e des cyclones. — Si l'on considère que ce sens est aussi celui du mouvement des cyclones, — que la rotation de ces grands courants aériens a lieu en spirale, d'après les diagrammes de nombreux navigateurs*, à l'instar des mouvements électrodynamiques en spirale que nous avons observés lorsqu'un flux

trombe, « la surface de la mer commence à s'agiter, on voit l'eau écumer et tourner doucement jusqu'à ce que le mouvement rotatoire se soit accéléré..» » (Dampier, Voyage autour du monde,)

* Voir Notes sur laformj des cyclones dans Vocéan Indien ^ etc., par Meldrum, directeur de l'Observatoire de Maurice. D'après M. Wil-

I, directeur de l'Observatoire météorologique de Calcutta, la forme

s cyclones du golfe du Bengale serait également plutôt spirale que

rculaire.

que les cyclones semblent se développer autour d'un point, appelé Vœil du cyclone, qui est un véritable foyer d'électricité, — il est permis, croyons-nous, d'attribuer ces redoutables météores à la rotation magnéto-dynamique des courants électriques de Vatmospbère, auxquels les nuages servent de conducteurs mobiles et dont le mouvement se communique aux masses d'air qui les entourent * .

avait parfois des écarts étranges. L'âir était lourd et étouffant ; l'obscurité était si grande qu'il était impossible de voir à travers une rue étroite. Les éclairs se succédaient, et le vent s'engouffrait avec bruit dans les rues les plus larges. Les dégâts ont été terribles. Le lendemain, 12 mai, un ouragan violent, de l'espèce des iornados, passait sur les États d'indiana et d'IUinois. Le 14, un nouvel ouragan se déchaînait près du lac Érié... De Fort-Wayne jusqu'à Lima, en Ohio, U ciel était en feu, et la pluie tombait comme une nappe d'eau. »

i Bien que le mouvement gyratoire des cyclones ait été généralement attribué, par la plupart des auteurs qui se sont occupés de cette question, à la rencontre de vents de direction contraire ou animés de vitesse différentes, nous ajouterons cependant que Reid lui-même, l'un des auteurs des Lois des tempêtes, avait présumé « que l'électrottagnctisme avait peut-être quelque rapport avec le caractère rota- :oire des tempêtes et leurs mouvements opposés dans les hémisphères différents... » (H. Piddington, Guide du marin sur la loi des 'empêtes, i>. 171; Paris, 1859).

I>ES TROMBES ET DES CYCLOMBS li?

§ 80. Trombes en Spirale. — L'appendice nuageux lui constitue les trombes se présente quelquefois sous Une forme en spirale.

Une trombe de ce genre fut observée par M. Michaud, à Nice, le 6 janvier 1789, et décrite dans les Mémoires de l'Académie des sciences de Turin (fig. 29)'.

' Voir Peltier, Obiervalwns et Recbacbes expérimenlalis sur Us

§ 81. L'expérience décrite plus haut prouve encore que les trombes, alors même qu'elles ne sont accompagnées d'aucun signe électrique, peuventètre néanmoins chargées d'électricité, et devoir leur mouvement gyratoire à la présence même de cette électricité. C'est qu'elles forment, dans ce cas, un conducteur assez parfait pour que le flux élec-

tomurre, 1874. Coulvier-Gravicr, Recherches sur les météores , 1859 : La Nature, 7 avril 1877.) M. W. de Fonvielle en a signalé plusieurs cas. Nous en avons nous-même observé un double exemple, lors d'un violent orage qui éclata sur Versailles, dans la nuit du 13 au 14 juilet 1880. La foudre ayant frappé plusieurs arbres dans le bois de Satory et des Gonards, nous vîmes, sur l'un d'eux, que la foudre avait tracé une spire d'hélice sinistrorsum, et, sur un autre, une demispire d'hélice dextrorsum.

M. Ch. Moussette a découvert récemment (voir Comptes renduSt 5 juillet 1886, t. cm, p. 31, et la Lumière électrique ^ 10 septembre 1887), ^^ agrandissant des épreuves photographiques d'éclairs qu'il avait obtenues, des spirales très nettes formées par ces éclairs, et en a comparé l'aspect à celui que présentent de nuit les pièces d'artifice dont le mouvement de translation est accompagné d'un mouvement gyratoire. M. Moussette a observé que, sur deux éclairs, saisis à quelques minutes d'intervaUe et fixés sur le même cliché, l'enroulement des spires n'était pas de même sens ; dans l'un^ il était dextrorsum; dans l'autre, formé de deux branches, la branche verticale était sinistrorsum; la seconde branche, arquée en retour, était une hélice dextrorsum.

G. Plakté, Phén. électriq. 9

IJO DES TROMI

trique puisse s'écoii leur et en lumière.

§ 82. La mêmee trombes doivent êtr car, si elles étaient toire aurait lieu e observe dans chaqu

§ 83. La format descente de ces ap été rapportée, avec une attraction élet la terre. A cette fon s'ajouter une actio tricité dynamique 1 et qui tend à fac nuage électrlsé.

dense et forteme donner naissance à

1 Brisson, Traité de pb^ î Ath. Pelticr, Ohitria

lorsqu'il passe à une distance suffisamment rapprochée du'^Sol ou de la mer.

§ 84. Ras de marée et seiches. — Les ras de marée qui accompagnent souvent les cyclones*, les 5«V:ib^s des lacs de la Suisse, consistant en une élévation soudaine des eaux sous forme de vagues ou d'ondulations, particulièrement aux extrémités rétrécies des lacs, et qui se produisent surtout pendant les violents orages*, s'expliquent aussi par les actions électriques, comme Bertrand, du reste, et d'autres observateurs l'avaient pensé.

* « ... Cette coïncidence du ras de marée avec le cyclone est très remarquable ; il n'est pas d'exemple d'un ouragan ayant frappé la Réunion, sans qu'il ait été précédé d'un phénomène de cette nature. » G. Rambosson, Histoire des métécres, p. 245.)

Piddington cite un cas observé à Ramsgate, <i de l'élévation soudaine et de la baisse d'une colonne de marée, dans ce port, en août 1846 ; elles eurent lieu par trois fois, par ondulations inégales, pendant un fort orage, et juste pendant une forte décharge de ce au on appelle le choc en retour du fluide électrique. » (Guide du

rittf p. 136.)

' Voir les travaux de M. Forel sur ce sujet : Bibliothèque utivcr-

e de Genève t août et septembre 1878.

IJl DEi TROMBES ET

L'expérience que nous i mascaret électrique (§ 68, t un courant électrique de sur les bords de la surfa plusieurs petites vagues, i au-dessus de son nive:

d'électricité atmosphériqu lever des masses liquides vent impétueux, et prou trique de ces phénomène;

§ 85. Le phénomène d liquide, produit par l'écoi sant flux électrique, que n sous le nom de pompe voL cônes liquides formés au qui amène le courant à la s permettent d'expliquer le énergiques produits par li

LONBS 1)3

ns les trombes ion, s'exerçant électrJsée, peut i, ce qui a fait nom Ae pompe es du monde.

larois du canal le ainsi l'obseris l'eau retom-

:1e d^un serpent qui

nomene observé pir r la voie,! quelques . (La Nùturt, 3 sep-

f. Weyher ■ imité [ration du trombes.

mes, 9 juillet 18S7.)

mimt qu'on peut

mr tdalriàU, 1879, [ue, dant la nature, lu niaenitiïme ter-

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