‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 103 sur 289 · PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE III. h · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE III. h

d'Œnomaûs, avec sa mèie ; Prométhée attaclié à son rocher et Hercule qui s'approche de fui : u Car^ dit Pausanîas, la tt*aditiori met au nombre des travaux d'Hercule d'avoir tué l'aigle qui rongeait lé foie de Prométhée et de l'avoir délivré lui-même de ses chaînes, n Les deux dernières peintures représentaient, Tune Penthésilée rendant l'âme dans les bi-as d'Achille, et l'autre deux Hespérides pbrtant à la inàin des pommes d'or. La portion dé la barrière que n'avait point ornée le pinceau de Pansenus et qui faisait face aux portes (probablement celles qui conduisaient dé l'opisthodome dans la partie du temple occupée par la statue) était seulement peinte en bleu. Cette partie du temple où s'élevait le Jupiter a dû être séparée^ du temps de Phidias, du reste du naos, par un voile auquel on aura plus t&,rd substitué le voile de laine, tissu à la mode d'Assyrie et teint de pourpre phénicienne, dont Antiochus fit présent au temple d'Olympie. Ce voile, au lieu d'être relevé jusqu'à la voûte, comme cela se pratiquait dans le temple d'Éphèse, était, nous dit Pausahias, tenu par lès Éléens constamment baissé vers la terre *.

Là statue colossale, assise dans son ti^ône, avait sur la tête une couronne imitant en or le feuillage de l'olivier; c'était le feuillage dont on'*formait les couronnes des vainqueurs aux jeux Olympiques. Elle avait dans la main droite une Victoire faite aussi d'or et d'ivoire, (c portant , dit Pausanias , une bandelette et sur la tête une couronne. » Quatremère l'a représentée tenant la

i. Pausan., V, 12.

bandelette flottante à la main *. Le dieu avait dans la main gauche un sceptre formé d'une distribution de tous les métaux dont il n'est pas diflicile de deviner le sens symbolique ; un aigle, ce chien ailé de Jupiter^ comme parle Eschyle, était posé au sommet du sceptre. Quatremère, dans son dessin, a représenté Jupiter nu dans toute la partie supérieure du corps, et il a drapé sur la partie inférieure le manteau (rjjiaTtov) dont parle Pausanias. Ce manteau était d'or, et Panaenus y avait peint à l'encaustique des figures d'animaux et de plantes, principalement des lis 2. La chaussure du dieu était d'or. La statue de Jupiter avait, suivant les calculs de Quatremère, cinquante-deux pieds d'élévation en y comprenant celle du soubassement, et quarante pieds sans l'y comprendre. Aussi Strabon nous apprend-il que le dieu n'aurait pu se lever de son trône sans emporter avec lui la couverture du temple. Suivant Pausanias, cette statue paraissait encore plus colossale qu'elle ne l'était réellement, et Cicéron dit aussi que plus on la considérait plus elle paraissait grande. « Cet effet, dit Émeric David, était le produit non-seulement de l'étendue des dimensions, mais encore, en ce qui appartient et l'art, des longs prolongements des lignes, de la simplicité des contours,

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