Pausanias, Pline
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nerve de la Villa Albani *. M, Beulé a cru, au contraire, qu'il fallait s'en tenir au texte de Pausanias, et il a opposé à la Minerve de la Villa Albani la Minerve Borghèse, celle du Capitole, celle de Florence, et d'autres encore, qui toutes sont revêtues d'une simple tunique. La Minerve Parthénos devait avoir, selon lui, le costume des vierges 2. M. de Luynes et M. Simart ont ajouté à la tunique talaire un vêtement de dessus qui descend jusqu'à micorps et qu'on voit disposé en plis réguliers sur la tunique ^. Il est fâcheux pour l'effet que ces vêtements devaient produire, que les efforts de l'ouvrier n'aient pu réussir complètement à donner au bronze doré les nuances réclamées par l'artiste. Cette expérience n'en montre pas moins cependant tout le parti que la statuaire chryséléphantine a dû tirer des différents tons de l'or et de leur mélange. L'or de la tunique, celui de l'égide, celui des armes offrent dans la statue de Simart des tons différents dont on conçoit que l'harmonie aurait pu devenir tout à fait séduisante.
M. de Luynes, à l'exemple de Quatremère, a formé l'égide de sa statue d'une peau écailleuse, suivant les
1. Voyez Jupiter Olympien, p. 236, pi. ix, où sont représentées les différentes Minerves qui ont servi de modèles à Quatremère (fig. 2, 3, /i et 5).