SCÈNE
4 YULCA1N, puu JUPITER.
VULCAIN
Tout le monde semble s’être donné le mot pour me* rappeler ma mésaventure, et les souhaits impertinents de ce Philémon me sont, je crois, plus sensibles que les plaisanteries du seigneur
JUPITER, entrant.
Eh bien! Vulcain, nos gens sont-ils satisfaits? — Les as-tu vus? Que disent-ils de leur métamorphose?
VULCAIN
Je n’ai rencontré que le mari,.qui m’a paru fort amoureux.
JUPITER
Vraiment? — Tu m’en vois enchanté, Yulcain. Avant de remonter dans l’Olympe, j’ai voulu moi-même prendre part à leur bonheur.
VULCAIN
Ma foi ! vous n’avez pas de rancune, seigneur, et leur mauvais souper méritait bien qu’ils fussent exterminés avec les autres.
JUPITER
Fi! ne te déferas-tu jamais do ton humeur chagrine, et ne trouves-tu pas qu’après avoir châtié des coupables il est doux de faire des peureux ?
VULCAIN*
A la bonne heure; — reste à savoir ce que durera leur félicité!
Ne m’as-tu pas dit que Philémon était amoureux?
VULCAIN
Justement.
JUPITER.'
Quelle conclusion en tires-tu ?
VULCAIN
Que sa femme est jolie.
JUPITER
Eh là! Vulcain, rassure-toi. — Il ne suffit pas que la femme soit jolie , il faut encore qu’elle soit coquette ! — J’ai peine à croire d’ailleurs que cette Baucis soit devenue si charmante que son époux veut bien le dire, et le souvenir de ses rides...
VULCAIN , regardant au dehors.
Tenez! la voilà qui échappe aux poursuites de Philémon en se cachant derrière un bouquet de myrtes. — Vous pouvez la voir.
JUPITER
Oh! oh !...
VULCAIN
Ah! ah!