SCENE IV
BAUCIS , seuls ; elle outre ou courant et s'arrête sur le seuil.
Il a perdu ma traee !
Ah! pauvre Philémon, cours après ton baiser!
Moi, je demande grâce;
Et je veux un moment ici me reposer !...
O riante nature !
O jardins embaumés !
Ruisseaux au doux murmure,
Zéphyrs, cieux enflammés,
Tout s’anime et s’éclaire à mes regards charmés !
L’oiseau de branche eu branche Voltige plus gaiment; l)e l’urne qui se penche L'onde fuit et s’épanche Plus amoureusement!...
O riante nature!*
O jardins embaumés !
Ruisseaux aux doux murmure,
Zéphyrs, cieux enflammés,
Tout s’anime et s’éclaire à mes regards charmés !
( Elle se penche et écoute )
Mais chut ! — J’entends là-bas Philémon qui m’appelle !
Je reconnais sa voix : « Ah ! perfide! ah! cruelle! »
- (e)1o redescend en scène en riant.)
D'un époux 1
Qu’il est doux De rire!
Si ma voix Dans le bois L’attire,
Que l’amour En ce jour L’inspire ! • '
Ce baiser Chaste et tendre
32 PHILÉMON. ET BAÜC1S.
Qu’on fait semblant de refuser,
C'est à lui de savoir le prendre !
» D’un époux Qu’il est doux De rirel Si ma voix Dans le bois L’attire,
Que l'amour En ce jour L’inspire !
D’un époux Qu’il est douç De rire!
(jnpiter reparaît au fond.