Ibid
3. L’office, au dire de Philibert, valait 18000 livres. Cf. ch. v, p. 128.
LES MAITRES DE L’ART
voulons pour preuve que sa requête aux officiers de la Cour des monnaies en date du 30 mars 1557 (n. s.) :
A messieurs les généraulx des monnoyes. Supplie humblement Philibert de l’Orme, conseiller du roy et maistre ordinaire de ses comptes, qu’il vous plaise luy faire décerner mandement adressant au receveur [des] boytes des [monnaies] pour la déclaration de ses gectons d’argent, comme ont accoustumé d’avoir les maistres des comptes nouvellement receuz en la Chambre desdicts comptes et vous ferez bien 1 .
En vérité, si le total n’atteint pas les 20000 livres de revenu que ses ennemis l’accusaient de cumuler2, il dépassait certainement, à s’en tenir aux évaluations mêmes de l’abbé d’Ivry, intéressé à les rabaisser, la moitié de la somme : un beau denier pour l’époque.
Ce n’est pas tout. Si nous avons peine à mettre
1. Arch. nat., Z1 604. Publ. par F. Mazerolle, Correspondance historique, 1894, p. 7-8. L’expédition du mandement par la Cour des monnaies est du 30 mars 1556 (1557 n. s.). On peut donc admettre la date du 9 mars donnée par M. Constant d’Yanville, Chambre des comptes de Paris, p. 499, pour la nomination de Ph. de l’Orme. Les registres de la Cour ont péri dans l’incendie de 1737 et l’acte de réception n'a pas été compris dans les pièces reconstituées après le sinistre (Arch. nat., P. 2310). La date du mois de mars est cependant déterminée par les actes qui le précèdent et le suivent sur l’ Inventaire du Mémorial (XX, p. 24). Arch. nat., PP. 119.