Comptes des bâtiments du roi, passun. — On trouve à Fon
LES MAITRES DE L’ART
pas oublier à l’abbé d’Ivry les intérêts de ses amis. Il pensionnait « plusieurs hommes doctes », tant de sa bourse que des bénéfices qu’il leur faisait obtenir1. Mizauld, l’érudit médecin montluçonnais, était de ce nombre2, ainsi peut-être que certains mathématiciens nommés dans ses livres. Le cardinal du Bellay lui-même ne craignait pas de recourir à ses services, sinon auprès du roi, du moins, ce qui ne différait guère, auprès de la favorite. Nous avons une lettre du prélat, datée de Rome, où il lui demande très clairement de lui ménager les bonnes grâces de Diane de Poitiers. Selon l’usage quand on s’adresse aux dames, la requête s’accompagnait d’un présent : une tête antique d’une beauté incomparable destinée à faire l’ornement d’Anet :
J’escriptz à Moreau pour la prebende 3; estant par delà nous verrons noz tables 4 et en diviserons d’aultres des estoffes que je faiz porter, lesquelles n’en auront de
tainebleau de 1554 a 1561, Pierre Girard dit Castoret, maître maçon, chargé de travaux importants par le surintendant. Le choix s’explique peut-être par le nom de sa femme, Catherine de l’Orme. ( Registres d'Avon. — De Laborde, la Renaissance des Arts, p. 668 et suiv.)