‹ Philibert marié, comédie-vaudeville en un acte de mm. Moreau et Scribe. Représentée pour la première fois, à Paris, sur le théatre du Gymnase-Dramatique, le 26 décembre 1821Chapitre 16 sur 16 · UN DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

UN DOMESTIQUE

Monsieur, le dîner est servi., et les liuîtres sont sur la table.

PHILIBERT , à Amélie et à Mad. Philibert. Excellente nouvelle... vous savez, madame Pliilibcrt , cfue c'est pour vous; en recompense, vous nous permettrez à taille de nous occuper de nos projets de mariage ; bientôt vous n'aurez plus, je l'espère, de pre'veution contre Victor, qui, de son côte', j'ensuis sûr, se soumettra à toutes les épreuves que nous v<!udrons exiger.

VICTOR

Oui, je ferai tout au monde, pour me rendi'e digne de ma cousine... {donnant la //tain à I*hililjcrt.)etde mou père..

De ton père., tu as raison., allons, allons, à table.

Madame Philibert et Amélie remontent le théâtre pour sortir; pendant ce temps, Chopard, Victor et Marguerite, redescendent et entourent Philibert.

VICTOR

Ah! mon oncle.

MARGUERITE

Mon bon maître ?

CHOPARD

Mon e'iève !

Mad. PHILIBERT, dans lef^nd.

Eh bien , quavez-vous donc , et pourquoi ne venez vous pas ?

Rien , c'est cjYi'ils sont enchantés du petit dîner de famille que nous allons faire , et surtout de ce que personne ( Serrant la main de Victor. ) ne manque au rendez-vous.

Air du Vaudeville de l'TiiLévieur d'une Elude.

Si nous voulons de la jeunesse Former l'esprit , gagner le cœur.

Ne donnons point à la sagesse L'air farouche, le ton grondeur.

Loin de s'armer d'un front sévère.

Moi, je pense qu'il faut souvent Lorsque l'on veut être bon pèix», Se rappeler qu'on fut enfant.

VICTOR

Regardant toujours en arrière Maints barbons de mauvaise humeur Voudraient nous fermer la carrière Et de la gloiie et de l'honneur.

Sous dus lauriers héréditaires Nous marcherons dans tous les teniMs ; Si la gloire élevait nos pères , ]']lle berce eiicor leurs enfants.

MARGUERITE

Que j'aime cette noble dame Qui toujours la plume à la main , Ou dans un conte, ou dans un drame , Nous rappelle monsieur Bcrquin :

Ses œuvres ne sont pas légères , Par ses leçons et ses romans Elle avait amusé les pères , Elle amuse encor les enfants.

CHOPARD

Tous les hommes ont leurs manies Dans tous les temps nous le savons , La jeunesse fit des folies, Et la vieillesse des sermons.

Entre ces deux partis contraires J'en prends un plus sage à mon sens ; Moi, je laisse dire les pères, Et je laisse agir les enfants.

PHILIBERT , au public.

De yr "bontés dont on s'honore Le souvenir est encor cher , Et je crois vous entendre encore Applaudir les Deux Pliilibert.

VICTOR et AMÉLIE.

Nous ne sommes pas légataires De leur esprit de leurs talens ; Mais , Messieurs , en f /eur des pères ; Ne maltraitez pas les enfants.

-^mTî*^îft/*\T»TiiT» DiR^Mîaî^iîimTirn

PvctnUv ^vintcsive*

Les Jolis Soldats.

Le Comédien de Paris.

Le Vieillard de Viroflav.

Préville et Taconnet.

Le Coiffeur et le Perruquier.

Gérard et Marie.

Mes Derniers Vingt Sols.

L'Ours et le Pachâ.

Les Mémoires d'un Colonel.

Midi ou L'abdication.

La Famille du Porteur d'Eau.

Le Ménage de Garçon.

La Chatte Métamorphosée en Femme.

Le Colonel.

Le Mariage a la Hussarde.

L'Homme de paille.

Le Mari par intérim.

La dette d'Honneur

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