‹ Philiberte: comédie en trois actes et en versChapitre 14 sur 78 · ACTE L · texte numérisé non relu

ACTE L

Philiberte n*a rien qui masque ses défauts.

Elle est gauche,

BATMOND.

Ah! monsieur! quelle grâce réside Dans cette contenance attristée et timide 1 Ces élans d'un cœur Ger, à se contenir prompt, Qui viennent expirer en rougeur sur le front , Cette âme qui s'avance et soudain se replie Par un pudique effroi d*être mal accueillie , Le mouvement pensif de ce col efûlé , Ce regard plein d'éclairs quand il n'est pas voilé , Que sais-je 1 Ce silence et cette rêverie , Voilà ce que le monde appelle gaucherie 1

Diantre I vous en parlez avec une chaleur I En seriez-vous épris?

HATMOND.

Je n'd pas ce malheur.

Non , monsieur. Je suis pauvre et me tiens à ma place.

LE DUO, à put.

Hum ! c'est bon à savoir.

TALMAT, avdao.

Vous faites la grimace.

LE DUC

Hélas t ce n'est pas moi, ce sont mes soixante ans.

TALHAT.

Vos soixante ans et vous ne semblez pas contents. Parbleu ! je voudrais bien voir cette demoiselle Dont la laideur vous tient si fort à la cervelle.

12 PUILIBERTB.

L£ DUC

Tu la verras.

UN LAQUAIS, annonçtal.

Monsieur le comte d*011iTOD.

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