‹ Philiberte: comédie en trois actes et en versChapitre 2 sur 78 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Miliberte ait an t.-aiû da tarodar, Inlla airao^e mi ohereox davani ana flaae. JULIB.

Une fois le contrat signé par les témoins, Un mariage est fait?

Bfais à peu près, du moins.

JULIE

Je serai mariée... à peu près, dans une heure : Quand j'y songe 1 — Faut-il que je rie ou je pleure, A ton avis?

Ne prends conseil que de ton cœur.

JULIE

Mais à ma place enfin, que ferais-tu, ma sœur? Mon futur te plaît-il*»

t rillLlBERTP..

PHILIBB&TS.

C'est à toi quMl doit plaire.

JVLIB.

n est Trai. Mais du moins te platt-il pour beau-frèro?

PHILIBERTB.

Pour beau-frère, assez.

JULIE

fiien : pour mari , pas du louL Je m*en doutais.

PHILIBBRTE.

Pourquoi me demander mon goût?

Que t'importe? Tu sais, ma sœur, que nos idées Sur ce point-là jamais ne se sont accordées.

Je ne te blâme pas, d'ailleurs : à mon avis.

n en est de nos goûts comme de nos habits :

Ils se font sur mesure, et je trouve fort sage D'ajuster son roman à l'air de son visage.

Toi , dont la beauté fraîche épand comme un parfum^ Qui lis ta bienvenue aux regards de chacun, Tu n'as pas tort d'aimer la joie extérieure Qui s'empresse au-devant de tes pas à toute heure ; Faite pour le triomphe et pour la royauté, Il faut un appareil de cour à ta beauté ; Car celle qui se cache en se cachant abdique. Tu n'as à demander au foyer domestique Que de n'attrister pas par de fâcheux discorda L'épanouissement de ta vie au dehors.

Le comte d'OUivon est donc fait pour te plaire : Jeune, élégant, et froid jusque dans sa colère,

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