SCÈNE PREMIÈRE
Miliberte ait an t.-aiû da tarodar, Inlla airao^e mi ohereox davani ana flaae. JULIB.
Une fois le contrat signé par les témoins, Un mariage est fait?
Bfais à peu près, du moins.
JULIE
Je serai mariée... à peu près, dans une heure : Quand j'y songe 1 — Faut-il que je rie ou je pleure, A ton avis?
Ne prends conseil que de ton cœur.
JULIE
Mais à ma place enfin, que ferais-tu, ma sœur? Mon futur te plaît-il*»
t rillLlBERTP..
PHILIBB&TS.
C'est à toi quMl doit plaire.
JVLIB.
n est Trai. Mais du moins te platt-il pour beau-frèro?
PHILIBERTB.
Pour beau-frère, assez.
JULIE
fiien : pour mari , pas du louL Je m*en doutais.
PHILIBBRTE.
Pourquoi me demander mon goût?
Que t'importe? Tu sais, ma sœur, que nos idées Sur ce point-là jamais ne se sont accordées.
Je ne te blâme pas, d'ailleurs : à mon avis.
n en est de nos goûts comme de nos habits :
Ils se font sur mesure, et je trouve fort sage D'ajuster son roman à l'air de son visage.
Toi , dont la beauté fraîche épand comme un parfum^ Qui lis ta bienvenue aux regards de chacun, Tu n'as pas tort d'aimer la joie extérieure Qui s'empresse au-devant de tes pas à toute heure ; Faite pour le triomphe et pour la royauté, Il faut un appareil de cour à ta beauté ; Car celle qui se cache en se cachant abdique. Tu n'as à demander au foyer domestique Que de n'attrister pas par de fâcheux discorda L'épanouissement de ta vie au dehors.
Le comte d'OUivon est donc fait pour te plaire : Jeune, élégant, et froid jusque dans sa colère,