ACTE I
Comme ia mienne en moi se souvient de mon père.
LE DUC
Soit ! mais toujours est-il qu*on vous maltraite id, Et que votre parrain doit en prendre souci.
PHILlBfiRTB.
J'y suis habituée, et par une parole, D'ailleurs, Taffection de ma sœur me console.
LE DUC
La voilà mariée, et ce dernier appui Vous manquant, pourres-vous supporter votre ennui? Non> non, c'est impossible. — Il me vient une idée... Absurde ! — A rester fille ètes-vous décidée?
Oh ! oui , plus que jamais.
LE DUC
Hé bien ! épousez-moi.
PHILIBEETE.
Vous?
LE DUC
Oui. Personne ainsi ne vous fera la loi; Vous deviendrez duchesse. Ahl dame, chère fille, Ce n'est qu'une façon de changer de famille ; Je ne me donne pas .pour un parfait mari, Mais pour un bon papa d'indulgence pétri.
Que sacrifiez-vous en devenant ma femme.
Puisque l'amour n'a pas place en votre programme? Si vous changez d'avis, votre époux paternel Est extrêmement loin d'être un père éternel , Et laissera bientôt le champ Ubre à sa veuve,
Assez jeune pour faire une seconde épreuve.
Si vous ne changez pas d*avis,. 8*il vous suffît D'un bonhomme d*époux en petits soins confit^ D'un pouvoir absolu sur tout votre entourage, Du titre de duchesse et d'un grand équipage, Hé bien ! je tâcherai de vivoter longtemps À la bonne chaleur de votre doux printemps.
Après tout, mon idée est assez raisonnable.
Et comme pis-aller je suis fort convenable.
J'ai dit. Réfléchissez mûrement là-dessus ; Je tiens Toffre pour faite et je n'en parle plus. Adieu. Réfléchissez.
A pari.
Le trouble est en son âme.
nsori.