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ACTE III

TALMAY, se relevant.

Vous, je vous en défie.

lloLip là!

PHILIBERTE, à Ravmond.

Vous n'allez pas le croire, c'est certain : Ces messieurs que voilà se disputent ma main.

RAYMOND

Ce qui métorinerait ce serait au contraire

Qu'à vos séductions quelqu'un se pût soustraire.

Pourquoi me dites-vous cela d'un air pincé?

A dire des fadeurs vous n'êtes pas forcé.

C'est l'emploi de ces deux messieurs et non le vôtre.

RAYMOND

Je ne le prendrais pas si j'en avais un autre.

Je vous en destine un dont il faut faire cas , Emploi de confiance et des plus délicats , Dont vous êtes seul propre à bien remplir l'office. Mais étes-vous d'humeur à me rendre service , Dites-moi?

RAYMOND

Doutez-vous que j'y sois disposé ?

PHILIBEUTE.

Comme entre ces messieurs le choix est malaisé , Et que je me défie un peu de mes lumières , Étant encor novice en pareilles matières , Je voudrais qu'un ami de bonne volonté

86 PHILIBEliTE.

En choisissant pour moi m'ôtât d'anxiété ; Et je m'adresse à vous...

RAYMOND

Moi?

C'est ma fantaisie.

LE DUC, à part.

C'est moi qu'il choisira par pure jalousie.

RAYMOND

Je crois que vous avez d'autres amis que moi , Plus propres à remplir ce difficile emploi.

Puis-je à ces deux messieurs proposer un arbitre Plus désintéressé que vous sur mon chapitre?

RAYMOND

Il est vrai. Cependant veuillez m'en dispenser.

Ah! monsieur, qu'allez-vous me donner à penser? Cette amitié sincère et toute fraternelle A la première épreuve hélas ! recule-t-elle ? N'était-ce donc qu'un leurre? 4

LE DUC

Ou qu'un déguisement ?

TALMAY.

Un titre ô,e missel sur le dos d'un roman ?

RAYMOND

Vous supposez?... j'accepte.

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