RAY5I0ND
Comme ami , voilà tout.
d'ollivo-x.
J'étais là pour ce soin; Du bras d"un étranger ma sœur n'a pas besoin. C'est afficher des droits sur une demoiselle , L'ignorez-vous, monsieur? qu'embrasser sa querelle. Vous l'avez compromise : il la faut épouser.
RAYMOND
J'en suis fâché, monsieur, mais je dois refuser.
LE DUC, à part.
Parfait.
d'ollivon.
Alors, monsieur, comme elle n"a ni père. Ni frère qui me prime en toute cette affaire, Que je suis le seul mâle enfin de la maison, C'est à moi , s'il vous plaît , que vous rendrez raison.
LE DUC
Votre déduction, mon cher, en un point cloche : Elle a pour la défendre un défenseur plus proche,
Son mari , dont le choix à monsieur est remis.
d'ollivon.
Quoi?...
RAYMOND
C'est vrai.
DOLLIYON.
Tant mieux donc, nous resterons amis ; Car je puis avouer la franche sympathie Que pour vous, dès l'abord , monsieur, j'ai ressentie ; Et puisque je n'ai plus de raison à tirer. Nous n'en viendrons aux mains que pour nous les serrer.
Ils se donnent la main.