SCÈNE VII
Mlle d'harviilk.
Non, sans doute... eh! que dirait ma famille... que dirait le monde... si la fortune des d'Harville ne servait qu'à réparer les sottises d'un étourdi. PHiiirPE.
Votre famille.,, le monde!... vous les craignez trop, mademoiselle... vous leur avez déjà sacriBé tant de choses?
aille d'h.vrville.
Ne craignez rien... ce que je vous ai promis, je ne l'oublierai pas... mais il faut que chacun fasse son devoir.... songez donc que ce pauvre jeune homme n'a que vous au monde., et si vous l'abandonnez, si vous souffrez qu'il soit déshonoré... il a du cœur, cet enfant... il se tuera. Bile d'habville.
O ciel!
Il y est décidé... Que voulez-vous, il ne tient pas à la vie... comme il me disait tout-à-rheure : m Je >^ suis seul, sans parens, sans espérance... je dois » tout à la pitié, n
aille d'harville.
H disait cela?...
Oui .. et bien d'autres choses qui m'ont fait venir les larmes dans les yeux... pauvre garçon!... je le regardais et je me disais à part moi... {mouvement de mademoiselle cT Harfille .) Rien, mademoiselle,
3o PHILIPPE ,
rien du tout... mais j'avais le cœur serré... oh! vous
ne sentez pas cela, vous .. vous êtes tranquille,
heureuse.
Mlle d'h\rville.
Heureuse! moi... non, Philippe, non, je ne le suis pas.
Laissez donc, mademoiselle... Dans vos salons, entourée de ce monde qui vous honore... de votre famille que vous dirigez selon votre plaisir. >ille d'harviile.
Au fond du cœur, croyez-vous donc que je ne sente rien de plus?... mais je dois à tous ceux qui m'entourent des leçons... des exemples.
FHIIIPPE.
Comment, mademoiselle...
aille D'HA.RriLtE.
Je paierai tout... je m'j^ engage... mais n'en parlez à personne... ne lui dites pas à lui-même...
Pourquoi donc, vous avez peur qu il ne vous aime trop ?
3ille d'h\rville.
Ah ' pouvez-vous le penser?... mais mon neveu pourrait s'étonner, se plaindre... vous savez qu'il doit être mon héritier.
Raison de plus pour bien traiter ee pauvre Frédéric pendant que vous y êtes... et d'abord, il ne.doit plus être exposé à retomber dans une pareille.