SCENE VIII
Là! voyez-vous, il est avocat!... et il n'en disait rien.
FRÉDÉRIC
C'est si peu de chose, tant qu'on ne s'est pas distingué!
Mlle d'harvilie.
Il a raison.
Il paraît que c'est difficile.... et que, dans ce régiment-là, les chevrons ne viennent pas vite... mais c'est égal, c'est toujours fort joli d'être avocat à son âge... n'est-ce pas, mademoiselle?
Bille d'h\rville.
Sans doute; c'est un titre... j'ai vu des avocats qui étaient reçus dans les meilleures maisons . . . cela peut mener à quelque chose.
Je crois bien.
Mlle d'habville à part y observant Frédéric.
Oui, P4iilippe disait vrai , il n'e«t pas mal...; bonne tournure.... air distingué, {elle se lève. Haut à Pz-edenc.) Écoutez-moi , Frédéric, je m'occupe de votre avenir, de votre bonheur... j.e ne vous demande que de n'y point mettre obstacle par votre conduite. (Philippe passe à la gauche de Frédéric.)
FEÉDÉRIC.
Ah! parlez; décidez de mon sort ■• trop heureux de vous consacrer ma vie.
Mlle d'ha.rville.
Voilà qui me satisfait... je ne trouverai donc en vous nul obstacle à mes volontés.
ratDLRic.
Que je perde de tous mes droits à vos bontés, si j'hésite un instant... à vous obéir.
.Je suis sa caution.
3ille d'h.vrtillï:.
E'ibien! Frédéric... j'ai en vue pour vous un établissement fort honorable .. une étude qui vaut, dit-on, deux cent mille francs
FRÉDÉRIC s'inclinant.
Ah! madame!...
aille d'hartille.
Celle de Desmarets, mon avoué. . il vous la cède pour rien.
Pas possible!...
Mlle d'hartille.
C'est la dot de sa fille, jeune personne charmante et très-bien élevée... qu'il vous donne en mariage.
FHÉDÉBIG.
0 ciel!