‹ Philippe, Vaudeville en un acte. Avec MM. Mélesville et Bayard. Représenté, pour la première fois, à Paris, sur le théatre de Madame, le 19 avril 1830Chapitre 4 sur 51 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

Mlle d'ha-rville.

Ah!

M.ViniLDE.

Oui.. . il paraît qu'il ne me trouve pas Tair si imposant quà vous... Ah! disait-il, que n'ai-je Toccasion de prouver ma reconnaissance à ma bienfaitrice!., je donnerais ma vie pour elle !.. si du moins elle était mariée, je me serais dévoué au service de son époux... je l'aurais suivi à l'armée... je me «serais fait tuer pour lui.

Mlle d'h.vrviile.

Il disait cela?

MATHILDE

Oui, ma tante; et cela m'a fait faire une réflexion qui ne m'était pas encore venue... Pourquoi donc ne vous étes-vous jamais mariée?

aile d'harville un peu surprise.

Ah!... pourquoi?... voilà bien la question d'un enfant.

MATHILDE

Il me semble cependant que lorsqu'on a un beau nom...

lîlle d'harville.

Lorsqu'on a un beau nom, ma nièce... ce qu'on peut faire de mieux, c'est de le garder... Je reconnais bien là les idées de ma sœur, de votre mère... qui, au lieu de suivre mon exemple, a choisi dans une classe inférieure un mari qui était riche, pas autre chose.

M\THILDE.

C'est vrai... on dit que mou père était millionnaire

s PHILIPPE,

et roturier... mais il aimait tant m.i mère, et Ta

rendue si heureuse!

Mlle d'harville.

Ce n'est pas une excuse, mademoiselle... le bonheur ne justifie pas une faute.

MATHiLDE (T Un toTi caressaut.

Sans cette faute, cependant, vous n'auriez pas auprès de vous une nièce qui vous chérit. Mlle d'h.vrville Vembrassant.

C'est vrai, mon enfant... Ah! l'on vient... sans doute monsieur Frédéric, que j'ai fait demander^ et qui tarde bien... Non... c'est Philippe.

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