P. 85. Le personnalisme en donne un exposé nouveau
29. P. 88. On trouvera plus de détails dans ma Psychologie, VD et dans mes Philosophische Problème, p. 72-7à. — Sur les derniers jours de Renouvier voir L. Prat, Les derniers entretiens (de Ch. Renouvier), Paris, 1904.
30. P. 96. Voyez l'introduction de l'opuscule de Maxwell sur les lignes de force de Faraday (traduction allemande par Boltzman dans les Ostwalds Klassiker der Naturwissenschaft, n° 69, p. 4). L'idée que l'application de la théorie numérique à des phénomènes physiques repose sur l'analogie fut plus tard développée par Helmholtz dans un article du livre d'or en l'honneur de Zeller (1887) Zdhlen und Messen, erkenntnistheoretisch betrachtet, et par Ernst Mach dans son écrit « Die Principien der Wdrmelehre, historisch-kritisch erlâutert » (1896). — Jusqu'à quel point le concept de l'analogie occupait Maxwell, on peut le voir en ce que, à la môme époque où il écrivait l'opuscule sur la théorie de la force de Faraday, on a de sa main un projet d'étude où est discutée la question de savoir s'il y a dans la nature de réelles analogies (Ce plan est imprimé dans Campbell and Garnett, The life of James Clerk Maxwell. London, 1882, p. 235-244. Il ne me parait pas tout à fait clair, pour ce qui est du résultat définitif. Ce n'est, à vrai dire, qu'une esquisse qui indique les analogies différentes qui peuvent avoir de la valeur pour la connaissance. Une preuve de
l'influence de la philosophie critique sur les idées de Maxwell se trouve dans une remarque sur l'analogie qui existe entre principe et cause : « Reasons, when spoken of with relation to objecte, get the name of causes, which are reasons, analogically refered to objects instead of thougts » (p. 238).
31. P. 96. Cournot {De F enchaînement des idées fondamentales, 1861) a déjà développé des idées analogues.
32. P. 99. Dans une assemblée de l'Uni versity Collège Christian Association, au mois de mai 1903, Lord Kelvin émettait l'avis que, pour ce qui regarde l'origine de la vie, on ne peut pas dire que la science n'affirme ni ne nie une force créatrice; non, la science affirme positivement une force créatrice et directrice, puisque les forces purement physiques ne seraient pas capables d'expliquer la vie. Cette communication donna lieu à une vive discussion à laquelle Thiselton-Dyer, Karl Pearson, Ray-Lancaster et plusieurs autres prirent nettement parti contre l'assertion de Kelvin (« Times weekly », 8, 15 et 22 mai). C'est seulement à l'autorité du grand physicien dans son domaine propre que cette communication dépourvue de toute critique dut la grande sensation qu'elle provoqua.
33. P. 102. Voici comment Boltzmann (Guslav Robert Kirchhoff. Panégyrique 1888, p. 25) expose la conception de Kirchhoff : « Former des hypothèses hardies sur l'essence de la matière et deviner le mouvement des corps d'après le mouvement des molécules, ce n'est pas le but qu'il poursuit; il cherche au contraire à former des équations qui, dégagées de toute hypothèse, correspondent le plus fidèlement possible et d'une manière quantitative au vrai monde phénoménal, sans se préoccuper de l'essence des choses et des forces. Et, bien plus, dans son livre sur la mécanique,
dKirchhoff veut même bannir tous les concepts métaphysiques, tels que ceux de la force, de la cause d'un mouvement ; il cherche simplement les équations qui correspondent le plus fidèlement possible aux mouvements observés ».