‹ Philosophes contemporains [microform]Chapitre 10 sur 87 · SB · texte numérisé non relu

SB

WILUELM WUNDT

Cesle quand l'acte d'attention est précédé d'un état dans lequel on s'attend ou l'on cherche à concevoir et à se représenter une chose déterminée. Or la tâche de la psychologie est d'examiner avec soin tous les degrés et toutes les formes de l'attention, des plus élémentaires aux plus élevées.

L'essentiel de la théorie de Wundt consiste en ce qu'elle fait ressortir l'importance des conditions internes, centrales de l'activité psychique, par rapport à ses conditions externes et périphériques. Je ne saurais mieux l'exprimer qu'en ces termes : le degré et le sens de l'attention sont déterminés par les besoins et les tendances de la vie au stade de l'évolution donné, et ces besoins et ces tendances sont déterminés à leur tour par l'histoire antérieure de la vie.

Les difficultés que présente la théorie de l'aperccption de Wundt sont vraisemblablement liées à cette circonstance qu'il a formé le concept de Taperception, d'une part par la voie expérimentale, notamment par des expériences qui portaient sur l'attention préparée et consciente, et d'autre part aussi suivant des prototypes historiques (particulièrement Leibniz et Kant), chez qui également des fonctions conscientes d'un caractère bien marqué servent de fondement à la théorie de l'apcrceplion. Par suite de quoi le rapport des fonctions clairement conscientes aux fonctions à demi conscientes de la vie psychique, des fonctions volontaires aux fonctions involontaires, demeura enveloppé d'une certaine obscurité, même après que Wundt, dans la suite, eut tellement élargi le concept de l'aperception qu'elle pût s'appliquer à toute la vie psychique. Le concept ne fut r)as soumis aux modifications que rendait nécessaires sa plus grande extension. Wundt tend, comme il ressort très clairement de la suite de ses ouvrages et de leurs éditions, à donner au concept de l'activité, en tant qu'expression d'une action ou d'une tendance déterminée du dedans, une place prépondérante dans la psychologie. Le concept de la volonté lui apparaît de plus en plus comme le concept type et le concept central par analogie avec lequel doit être pensé tout le reste de la vie psychique. Dans la seconde édition de sa « Logique », il désigne sa conception psychologique par le nom de Volonlarifme, terme que, nous dit-il lui-même, il a emprunté à

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