IL. AU
12. SPHÉNENCÉPHALE. (Téte remarquable par une partie de son sphénoïide.)
Le crâne ployé à la région palatine, de façon que les dents de chaque eôté se rencontrent et se touchent sur la ligne médiane; les oreilles contigués et soudées sur le centre; un seul trou auriculaire et une seule caisse; le sphénoïde postérieur ayant ses deux ptérigoïdaux (apophyses ptérigoides externes) soudés dans les neuf dixièmes de leur longueur.
J'établis ce genre d’après le crâne d’un mouton; je ne lai point encore rencontré dans l'espèce humaine.
Le grand intérêt de cette monstruosité est dans son sphénoïde postérieur, présentant dans l’état pathologique les conditions normales des oiseaux. Cette conformation intermédiaire appuiera d’une preuve vraiment irrécusable mes nouvelles déterminations du crâne des oiseaux. ee
13: DIODONCÉPHALE. (Téte avec une double rangée 1 d os dentaires.)
Un treizième genre, dont je n'ai pu entièrement déméêler les complications, parce que-plusieurs des 05 du crane étaient brisés, et dont je suis redevable à l'officieuse communication de M. le docteur Pa-
trix (1), m'a montré de doubles mächoires. Les intermaxillaires occupent le premier rang, et les maxillaires proprement dits, articulés lun avec l’autre, forment la rangée inférieure; c'est tout-à-fait la disposition connue chez la plupart des poissons.
Ainsi une anomalie pour une espèce retombe dans ce qui est la règle pour une autre. Voilà ce que j'ai dit souvent :'et c'est ce qu'on saura être inévitable , quand, au lieu de considérer lesmons-
| truosités avec un étonnement stérile pour la phi lo-
sophie, on sera tout-à-fait fixé sur la nature de mon principe des connexions, et qu’on aura éga-
| lement donné toute son attention aux conséquences
explicatives de cet autre principe, le balancement des organes, sorte de loi pour tous les cas, où des maxina survenant imposent nécessairement aux objets de leur entourage des conditions de 7rinima. Au surplus, ces vérités commencent à se répandre : plusieurs écrits, remplis pour moi de la plus affectueuse bienveillance, me l'ont appris (2).
(1) M. Patrix a fait connaître cet acéphale sous d’autres rap ports ; il le décrit dans une note de son excellent Traité sur Le cancer et sur les maladies des voies utérines, (Voyez ses Considérations générales, page rue Le diodoncéphale manquait de cerveau, et était en outre privé d’une paire de nerfs, la paire olfactive, dit la note. | j
(a) Oken, en terminant ses remarques sur mes Mémoires entomologiques ; Isis, 1820, n° *
Les mêmes témoignages sent à peu prés reproduits dans les
Dernière considération:
Je ne poursuivrai pas davantage cet essai de classification des organisations vicieuses de la tête humaine : je ne peux aujourd'hui qu'indiquer la route à tenir. Ce n’est pas au début de pareilles recher-
ches que je pouvais espérer de la parcourir conve-
nablement, L'histoire naturelle des anomocéphales ; ou le
traité destiné peut-être à faire revivre, et très-cer-
tainement du moins à replacer dans un meilleur ordre de fort:bons travaux qui ont été publiés sur
notes suivantes : « Le système de balancement dans le dévelop- « pement des organes des êtres vivans, établi par M. Geoffroy « Saint-Hilaire, est une idée-mère qui... etc., etc.» Voyez Essai d’une Iconographie élémentaire et philosophique des végétaux, par P.J.F. Turpin. af
M. G. S. H. est entré dans une carrière qui doit le conduire
aux plus importans résultats ; il a imprimé une direction nou-
velle à l’anatomie, et s’est fait chef d’école en portant beaucoup
plus loin qu’on ne l'avait fait avant lui l’analogie qui existe entre
les parties correspondantes des groupes divers d'animaux vertébrés. Dicr. des Sciences médicales ,» article SQUELETTE.
La marche philosophique imprimée désormais à l’anatomie comparative en rendra facile une application directe et rigou-
reuse, et M. G. lui aura acquis à la fois tous Les genres deper-
fection ; il l’aura généralisée et popularisée. Revus excyclopé- k
dique, tome b, page 217.
cette matière, n'aurait pas dû non plus, je le sais, paraître en appendix à la suite d’une toute autre discussion : c'est une question spéciale. J’ai annoncé le désir de la traiter, et c’est pour cela que j'en place ici une sorte de programme , ayant l'espoir que cette annonce, donnant à connaitre les lacunes de la science, me vaudra la communication de quelques faits et de quelques préparations, sans lesquels on doit sentir que je ne puis rien.
Quand je commençai ces recherches, j'étais parti de plus haut : car j'avais moins pour objet d’introduire un peu d'ordre dans la riche mine des acéphalies , que d'établir que toutes ces monstruosités, comme on les appelle, ne sont point vagues et indéfinies, ainsi qu'on le pense généralement; qu'il n'y a point de caprices dans ces prétendues désordres ; que ces irrégularités sont vraiment renfermées dans de certaines limites, et qu’enfin toutes ces conformations organiques , toutes bizarres qu’elles paraissent, ont des motifs assignables, puisqu’elles dépendent de causes qui ne demandent qu'un peu d'attention pour être appréciées.
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