‹ Philosophie, beaux arts et belles lettres, correspondance, mélanges. ExtraitsChapitre 37 sur 153 · IVI5!0N COMMUNE A TOUTE SCIENCE ET A TOUT ART · texte numérisé non relu

IVI5!0N COMMUNE A TOUTE SCIENCE ET A TOUT ART

Dans toute science ainsi que dans tout art il y a trois parties très distinctes : l'érudition ou l'exposé de ses progrès, son histoire; les principes spéculatifs avec la longue chaîne des conséquences qu'on en a déduites, sa théorie ; l'application de la science à l'usage, sa pratique.

L'érudition ou l'historique plus ou moins, étendu, appartient à tous. La science ou la somme des connaissances qui la constituent, et la pratique sont réservées aux gens du mé- ^'^ï"' [Plan d'une université.) ,

l'enseignement public.

Des lois propres à la généralité des esprits ne peuvent être des lois particulières; utiles au grand nombre, il faut nécessairement que quelques individus en soient lésés.

La '.apacité ou l'incapacité d'un sujet rare par son intelligence ou par sa stupidité décide la sorte d'instruction forte ou faille qui lui convient. La portée commune de l'esprit humah' est la règle d'une éducation publique.

La niaMière d'élever cent étudiants dans une école est précisémeu' l'inverse de la aianière d'en enseigner un seul à côté de soi.

Mais si l'objet de l'enseignement et l'étendue des leçons doivent se proportionner à la pluralité, il s'ensuit que le génie qui marche à grands passera quelquefois sacrifié à la tourbe qui chemine ou se traîne après lui.

Mais est-ce qu'on élève le génie? Il suffit qu'une éducation publique ne l'étouffé pas.

{Plan d'une université.)

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