‹ Philosophie de l'économie politique [microform]Chapitre 8 sur 92 · LA MÉTHODE · texte numérisé non relu

LA MÉTHODE

prenant un corps d’un côté et une âme de 1 autre. On peut décomposer l’eau en oxygène et en hydrogène, deux vérités réelles, et on peut reconstituer de l’eau en prenant de l’hydrogène d’un côté et de Poxygène de l’autre.

A quoi sert alors l’analyse en tant qu’elle donne

des vérités logiques? Elle sert a ucmontrer, a expliquer, à comparer, mais elle ne peut et doit pas, dans ce cas, servir à créer.

Quand je décompose l’homme en un corps et une

I âme, ensuite l^âme en raison et en instinct, mon I but est exclusivement de mieux expliquer une vérité 1 réelle qui est l’homme; je ne puis rien créer avec

; les éléments obtenus par l’analyse, parce que ces

éléments, l’âme, la raison, les instincts, n existent

; que comme choses de logique.

' L’analyse est toujours vraie, la synthèse ne l’est

que pour autant qu^elle opère sur des vérités réelles.

Etant données deux vérités réelles, on peut conclure à une troisième vérité réelle, et on peut la produire quelquefois. D’une vérité réelle et d’une ’ vérité logique on peut conclure à l’existence d’une

•j vérité réelle, mais on ne peut pas la produire; enfin,

^ deux vérités logiques ne peuvent donner de toute I façon qu’une vérité logique.

î L’analyse, en tant qu’elle ne donne pas d élé-

J ments qui soient tous réels, ne doit servir qu a

ex]»liquer et à comparer les choses. Ainsi feronsnous en parlant des instincts, pour ce qui est de l’homme, et du temps et de l’espace, pour ce qui concerne les choses.

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