chapitre L
principes de population
.St pas moins soumise aux conditions générales Rm neg.ssent toutes les espèces animales.
^^-irdtuïe dit K r'"' "
flan, un espace donné, le nombre des individus d une ispece est d’autant moms étendu que cetindi
initutri "" -
constitition; réoiproquemenl et inversement
est d’lTnr''''°""®’ d’une espèce
est d autant moins étendue que l’individu comm-end
Pius d’cléments dans sa constitution ; ré Z t ment et inversement. reciproque-
Enon ;ée d’une façon générale, la loi est oue
cae i espece est en raison inverse de la compreh ension de ü individu.
L’infusoire qui est un des êtres les plus simples, qui a une compréhension minime, existe en un espace donné par milliards et se reproduit en un temps donné par milliards.
L'éléphant, dont le corps est énorme, a beaucoup de compréhension; l’espèce, au contraire, n’a qu’une extension réduite, et la reproduction en est limitée.
Chez l'homme, la compréhension^ est naturellement très grande et augmente encore par la civilisation ; l'extension de ï humanité est donc limitée et le sera toujours.
La terre n’est pas faite pour nourrir au-delà d’une certaine quantité d’êtres de la même espèce.
Entre les êtres animés il existe une double lutte pour la vie :
1” La lutte d’une espèce contre toutes les autres;
2° La lutte de l’individu, de la famille, de la race contre les individus, les familles, les races de la même espèce.
Il n’y a pas une seule espèce d’êtres qui ne fasse la guerre directement au moins à une autre espèce, et indirectement à toutes.
Lorsqu’une espèce devient trop nombreuse et que son existence n’est plus sérieusement menacée par une autre espèce, les individus se font la guerre entre eux.
L’homme ne pourra jamais se soustraire à la loi
in iluctable qui pèse sur tous les êlres animés. Pour v-re, .1 faut tuer: pour faire vivre, il faut mourir.
ans ses fluctuations, la population humaine suit a marche aveugle de toutes les espèces animales.
-a raison et le libre-arbitre n’ont aucune action sur le mouvement de la population et n’influent pa» sur I accroissement des hommes.
l.’e.xtension de l’espèce varie inversement à la
compréhension de l’individu, aussi bien dans le
tenps que dans l’espace. .-Aucune espèce ne reste
stalionnaire. Toutes naissent, progressent, arrivent
a leur ma.ximum d’extension, puis déclinent et fina-
emsnt disparaissent, pour faire place à d’autres,
mie ix adaptées aux conditions nouvelles de la vie.
Li civilisation agit sur l’extension de l’espèce
hun aine et sur la compréhension de l’individu
Elle peut avoir une influence favorable sur l’extension de l’espèce.
Elle va à la découverte des parties du monde qui
pou, raient recevoir une nouvelle population, elle
acihte par le progrès des sciences et des arts 1 etalilissement de colonies.
En revanche, elle perfectionne l’homme comme m IV du, elle le rend plus complet, elle lui donne «veaux besoins ; en un mot, elle augmente sa co nprehemion et, ainsi, elle influe défavorablement sur l’extension de l’espèce.