CONQUÊTES DES ROMAINS
Quand Rome entra dans la voie héroïque qu'elle s'était frayée, l'Italie qui était couverte d'une foule de petites nations qui, parvenues à un degré plus ou moins grand de civilisation, mais toutes actives, industrieuses et populeuses, avaient chacune ses lois particulières, son caractère propre. On peut à peine concevoir comment des Etats si petits, si limités, situés dans des régions montagneuses et incultes, ont pu lever contre les Romains un si grand nombre de soldats qui, jusqualà, avaient trouvé, de quoi subsister dans leurs foyers. La civilisation de l'Italie n'était pas bornée à l'Étrurie; chacun de ces petits peuples, y compris même les Gaulois, en avait sa part. La terre était cultivée ; des arts grossiers, le commerce et la guerre étaient développés autant que le comportait l'époque. Ils possédaient de bonnes lois, peu noùibreuses à la vérité, et ils connaissaient le principe naturel de l'équilibre des pouvoirs politiques. Poussés par l'orgueil et le besoin et favorisés par diverses circonstances, les Romains sou-