SONS
Les sons qui représentent les idées sont des voyelles «, e, i, u ^ o^ eu , ai , ou des consonnes. Celles-ci ont quatre séries :
r^ série. ^, '2- Labiales, sons forts, mâles, pleins , répondent souvent au cercle : masse , mont, ^oL\LQç , commun , omnis , populus , vulgus ( i^olgos ) , foule; excepté masse et game , voyez O partout ; mais a rend en hauteur ce que l'on perd en largeur, et on a pu dire aussi mosse et gome , ce qui était trop voisin de mousse et gomme.
2' série. -y^tD^IIî -mD^U;' ^ ^ dentales , sifflantes , chuintantes. Cette série marque division , déchirement, petitesse, ténuité; quelquefois totalité et multiplication au 2^ terme , car une chose divisée donne la pluralité ; de même saper , séparer , sepio sont le même verbe , dont le dernier signifie amas , enclos.
3^ série. '*^,«-| roulante et liquide : ces deux lettres , douces , liquides , expriment couler , rouler, aller , s'élever , long , large , extension.
4^ série. H' p? D' 5' *]• Elles sont criardes, cassantes , puis quelquefois , au 2^ terme , agglomérantes : phalange est division d'une armée et un corps , une partie et un tout , comme Pierre peut être fils en remontant et père en descendant.
Mais R est le sod le plus usité , le plus varié chez tous les peuples , l'élément de tous les verbes et presque de tous les mots, car le veibe a en-
gendre les noms, adjectifs, prépositions, conjonctions , adverbes et articles ; le verbe a tout produit. R doit être étudié à fond, prononcé de dix manières pour arriver à la connaissance de ses transformations et aux moyens de le rétablir partout.
Maintenant associez les labiales avec R , puis chaque série en négligeant d'abord les grandes voyelles A, O, OU et les petites e i u.BR donne broyer, couper , trancher. BRR semble plus fort; surtout BRS, BRD, BRT, BRZ; puis BRavec chaque gutturale. Mais c'est un mot double , ou double racine , dirize. Briser est composé de ^ z' et r s ; de même partager.
Les premières langues n'ont pas nos associations de racine , porter par ex. avec de, com , sup — ces compositions plus philosophiques qu'harmoniques sont modernes. Les modifications de partager , couper, tailler, etc. se font par des changements de lettres homophones qui peignent admirablement par les sons. C'est autre chose que brs et prs; b Is eX. p Is , bi s ei p i s y b r s el b r z , etc. On pourrait à priori épuiser ces associations , faire un tableau complet et voir ce que chaque langue y a pris. Les nôtres y auraient de grandes lacunes ; l'hébreu beaucoup moins. Pour assurer son immense supériorité il ne nous manque que sa prononciation.
Faites vous-même votre tableau ainsi : MR , B R , PR,FR,VR,WR, puis RM, R B, RP, etc., en retournant. Faites avec chaque série NI?*, DR, etc. , C R , GR , etc. , et retournez , R N , RC , etc. , et dites avec voyelles , mar, m^r , m/r , mor , mouv ^ meuY', b^r , ber , b/r , bor , etc.