DEUX SONNETS A LA FONTAINE
Tes fables, La Fontaine, ont Ta Hure du drame. Celui qui s'aventure avec toi dans les bois, Dès que tu parles, pleure et sourit h la fais, Emu par un soupir, charmé d'une épigramme;
Cartes vers immortels, indestructible trame, Contiennent les sanglots des peuples et des rois ; Car toute la Nature éveillée à ta voix Siffle comme le merle ou comme le cerf brame.
Planant sur notre monde avec sérénité.
Auprès de ses laideurs tu montres sa beauté Dans ton livre qui n*a rien de faux ni d'iuÛme.
Maître, c'est pour cela que je suis ton féal El que j'ai voulu, moi qui t'ai fait mon intime, A tes sublimités mêler mon idéal.
La musique peut-elle ajouter quelque chose A l'œuvre où ton cœur bat, où ton esprit savant Devise avec la source, interpelle le vent, Observe les effets et pénètre la cause ?
2m PHn.OSOPHIE ET MUSIQUE
Liée aux passions dont rhomme se ootnpose,
A-t-ellc le pouToir, elle qui va rêvaut,
De joindre les refleU de l 'in fini vivant
A tei vers, plus concis et plus beaux que La proie ?
Peut-être. L'art des sons a des ailes, Tois-tu^ Il sait escalader, comme la poésie, Le formidable azur de rayons revêtu ;
Et comme elle, à pensear ! si c'est sa fantaisie, 11 s'envole et franchit les espaces vermeils Pour aller trouver Dieu par delà les soleils.
« F&riâ 1875.
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