I. iO
— Je l'admets.
— En second lieu, il ne le sera point...
— Je le nie.
— Il ne le sera point, car il ne sera pas plus grand
que sa partie.
— Vous tombez dans une pétition de principe : j'affirme que le tout n'est pas plus grand que sa partie-, vous prétendez le contraire, en prononçant que s'il n'est plus grand que sa partie, le tout ne saurait être tout. Si je niais cette proposition : « Le tout est plus grand que sa partie, « après l'avou' accordée, vous pourriez m'accuser de contradiction , mais il n'en est point ainsi. De même que je nie que le tout soit nécessairement plus grand que sa partie , je dois nier qu'il cesse d'être tout par le fait qu'il n'est pas plus grand que sa partie.
210. Que répondre? et que peut faire ici le raisonnement ? Réveillez, s'il vous est possible, l'esprit qui se fourvoie de la sorte par la définition rigoureuse des termes, par l'analyse des idées. Il y a contradiction dans ce qu'il défend-, mais faut-il que Imtelligence s'en aperçoive ? Pour cela, définissez, analysez ; c'est le seul moyen qui vous reste.
Essayons de cette métbode à propos du même exemple. « Le tout est plus grand que sa partie. )>
— Qu'est-ce que le tout ?
— C'est l'ensemble, la réunion des parties. Donc, les parties sont comprises dans Vidée du tout.
— Quel est le sens du moi plus grand?
— Unecbose est plus grande qu'une autre alors