VI. Utraque siprœtnissa neget^ nihil inde sequetur
Si les deux prémisses sont négatives, il n'y a pas de conclusion.
Car si l'une des prémisses nie l'identité d'un extrême et du moyen terme; si l'autre nie l'identité du second extrême et du moyen terme, il ne s'en-
RËGLES DU SYLLOGISME. 4S9
suit évidemment pas que les deux extrêmes soient identiques; mais il ne s'ensuit pas davantage le contraire : puisque ces deux extrêmes qui ne sont identiques ni Fun ni Tautre à ce moyen terme, pourraient être identiques à un autre,
VIL Pejorem sequitur semper conclttsio partent . La conclusion suit toujours la plus faible partie.
On appelle plus faible la proposition n^ative relativement à l'affirmative, la particulière relativement à Tuniverselle.
En effet, si Tune des prémisses est négative, l'autre étant affirmative, cela veut dire que l'un des deux extrêmes est identique au moyen terme, et que l'autre ne l'est pas; donc ils ne sont pas identiques entre eux; donc la conclusion doit nier cette identité.
Si l'une des prémisses est particulière, cela veut dire que l'identité du moyen terme à l'un des extrêmes n'est affirmée que partiellement dans celte prémisse : d'où l'on ne peut conclure qtie l'identité partielle des deux extrêmes.