PRÉFACE
Si jamais la question du mal physique a mérité l'attention de tous les hommes, c'est dans ces événements funestes qui nous rappellent à la contemplation de notre faible nature ; comme les pestes générales qui ont enlevé le quart des hommes dans le monde connu, le tremblement de terre qui engloutit quatre cent mille personnes à la Chine en 1699, celui de Lima et de Callao, et en dernier lieu celui du Portugal, et du royaume de Fez. L'axiome Tout est bien paraît un peu étrange à ceux qui sont les témoins de ces désastres. Tout est arrangé, tout est ordonné, sans doute, par la Providence ; mais il n'est que trop sensible que tout, depuis longtemps, n'est pas arrangé par notre bien-être présent.
Lorsque l'illustre Pope donna son Essai sur rhomme, et qu'il développa dans ses vers immortels les systèmes de Leibnitz, du lord Shaftesbury, et du lord Bolingbroke, une foule de théologiens de toutes les communions attaqua ce système. On se révoltait contre cet axiome nouveau, que tout est bien, que Vhomme jouit de la seule mesure du bonheur dont son être soit susceptible, etc. Il y a toujours un sens dans lequel on peut condamner un écrit, et un sens dans lequel on peut l'approuver. Il serait bien plus raisonnable de ne faire attention qu'aux beautés utiles d'un ouvrage, et de n'y point chercher un sens odieux : mais c'est une des imperfections de notre nature, d'interpréter malignement tout ce qui peut être interprété, et de vouloir décrier tout ce qui a eu de succès.
VOLTAIRE
On crut donc voir dans cette proposition, Tout est bien, le renversement du fondement des idées reçues. « Si tout est bien, disait-on, il est donc faux que la nature humaine soit déchue. Si l'ordre général exige que tout soit comme il est, la nature humaine n'a donc pas été corrompue ; elle n'a donc pas eu besoin de rédempteur. Si ce monde, tel qu'il est, est le meilleur des mondes possibles, on ne peut donc pas espérer un avenir plus heureux. Si tous les maux dont nous sommes accablés sont un bien général, toutes les nations policées ont donc eu tort de rechercher l'origine du mal physique et du mal moral. Si un homme mangé par les bêtes féroces fait le bien-être de ces bêtes et contribue à l'ordre du monde, si les malheurs de tous les particuliers ne sont que la suite de cet ordre général et nécessaire, nous ne sommes donc que des roues qui servent à faire jouer la grande machine ; nous ne sommes pas plus précieux aux yeux de Dieu que les animaux qui nous dévorent. »
Voilà les conclusions qu'on tirait du poème de M. Pope ; et ces conclusions mêmes augmentaient encore la célébrité et le succès de l'ouvrage. Mais on devait l'envisager sous un autre aspect : il fallait considérer le respect pour la Divinité, la résignation qu'on doit à ses ordres suprêmes, la saine morale, la tolérance, qui sont l'âme de cet excellent écrit. C'est ce que le public a fait ; et l'ouvrage, ayant été traduit par des hommes dignes de le traduire, a triomphé d'autant plus des critiques qu'elles roulaient sur des matières plus délicates.
C'est le propre des censures violentes d'accréditer les opinions qu'elles attaquent. On crie contre un livre parce qu'il réussit, on lui impute des erreurs : qu'arrivc-t-il ? les hommes, révoltés contre ces cris, prennent pour des vérités les erreurs mêmes que ces critiques ont cru apercevoir. La censure élève des fantômes pour les combattre, et les lecteurs indignés embrassent ces fantômes.
Les critiques ont dit : « Leibnitz, Pope, enseignent le fatalisme ; » et les partisans de Leibnitz et de Pope ont dit : « Si Leibnitz et Pope enseignent le fatalisme, ils ont donc raison, et c'est à cette fatalité invincible qu'il faut croire. »
Pope avait dit Tout est bien en un sens qui était très reccvable ; et ils le disent ajourd'hui en un sens qui peut être combattu.
== POÈME SUR LE DÉSASTRE DE LISBONNE
L'auteur du poème sur le Désastre de Lisbonne ne combat point l'illustre Pope, qu'il a toujours admiré et aimé ; il pense comme lui sur presque tous les points : mais, pénétré des malheurs des hommes, il s'élève contre les abus qu'on peut faire de cet ancien axiome, Tout est bien. Il adopte cette triste et plus anaenne vérité reconnue de tous les hommes, qu'i7 y a du mal sur la terre ; il avoue que le mot Tout est bien, pris dans un sens absolu et sans l'espérance d'un avenir, n'est qu'une insulte aux douleurs de notre vie.
Si, lorsque Lisbonne, Méquinez, Tétuan, et tant d'autres villes, furent englouties avec un si grand nombre de leur» habitants au mois de novembre 1755, des philosophes avaient crié aux malheureux qui échappaient à peine des ruines : « Tout est bien ; les héritiers des morts augmenteront leurs fortunes ; les maçons gagneront de l'argent à rebâtir des maisons ; les bêtes se nourriront des cadavres enterrés dans les débris : c'est l'effet nécessaire des causes nécessaires ; votre mal particulier n'est rien, vou5 contribuez au bien général ; * un tel discours certainemei-t eût été aussi cruel que le tremblement de terre a été fimeste. Et voilà ce que dit l'auteur du poème sur le Désastre de Lisbonne.
Il avoue donc avec toute la terre qu'il y a du mal sur la terre, ainsi que du bien ; il avoue qu'aucun philosophe n'a pu jamais expUquer l'origine du mal moral et du mal physique ; il avoue que Bayle, le plus grand dialecttien qui ait jamais écrit, n'a fait qu'apprendre à douter, et qu'il se combat luimême ; il avoue qu'il y a autant de faiblesse dans les lumières de l'homme que de misères dans sa vie. Il expose tous les systèmes en peu de mots. Il dit que la révélation seule peut dénouer ce grand nœud, que tous les philosophes ont embrouillé ; il dit que l'espérance d'un développement de notre être, dans un nouvel ordre de choses, peut seule consoler des malheurs présents, et que la bonté de la Providence est le seul asile auquel l'homme puisse recourir dans les ténèbres de sa raison, et dans les calamités de sa nature faible et
mortelle.
P. S. Il est toujours malheureusement nécessaire d'avertir qu'il faut distinguer les objections que se fait un auteur de ses réponses aux objections, et ne pas prendre ce qu'il réfute pour ce qu'il adopte.
VOLTAIRE --
O malhcurcm: mortels ! ô terre déplorable \ O de tous les mortels assemblage effroyable ! D'inutiles douleurs étemel entretien :
Philosophes trompés qui criez, « Tout est bien, » Accourez, contemplez ces ruines affreuses, Ces débris, ces lambeaux, ces cendres malheureuses, Ces femmes, ces enfants l'un sur l'autre entassés, Sous ces marbres rompus ces membres dispersés ; Cent mille infortunés que la terre dévore, Qui, sanglants, déchirés, et palpitants encore, Enterrés sous leurs toits, terminent sans secours Dans l'horreur du tourment letirs lamentables jours ! Aux cris demi-formés de leurs voix expirantes. Au spectacle effrayant de leurs cendres fumantes, Direz-vous : « C'est l'effet des étemelles lois Qui d'un Dieu libre et bon nécessitent le choix ? » Direz-vous, en voyant cet amas de victimes : « Dieu s'est vengé, leur mort est le prix de leurs crimes ? » Quel crime, quelle faute ont commis ces enfants Sur le sein maternel écrasés et sanglants ? Lisbonne, qui n'est plus, eut-eUe plus de vices Que Londres, que Paris, plongés dans les délices ? Lisbonne est abîmée, et l'on danse à Paris. Tranquilles spectateurs, intrépides esprits. De vos frères mourants contemplant les naufrages. Vous recherchez en paix les causes des orages : Mais du sort ennemi quand vous sentez les coups, Devenus plus humains, vous pleurez comme nous. Croyez-moi, quand la terre entr'ouvre ses abîmes, Ma plainte est innocente et mes cris légitimes. Partout environnés des cruautés du sort. Des fureurs des méchants, des pièges de la mort De tous les éléments éprouvant les atteintes. Compagnons de nos maux, permettez-nous les plaintes. C'est l'orgueil, dites-vous, l'orgueil séditieux. Qui prétend qu'étant mal, nous pouvions être mieux. Allez interroger les rivages du Tage ; Fouillez dans les débris de ce sanglant ravage ; Demandez aux mourants, dans ce séjour d'effroi. Si c'est l'orgueil qui cric : « O ciel, secourez-moi ! — ======^ 232
POÈME SUR LE DÉSASTRE DE USBONNE
O ciel, ayez pitié de l'humaine misère ! » Tout est bien, dites-vous, et tout est nécessaire. Quoi ! l'univers entier, sans ce gouffre infernal, Sans engloutir Lisbonne, eût-il été plus mal ? Êtes-vous assurés que la cause étemelle Qui fait tout, qui sait tout, qui créa tout pour elle, Ne pouvait nous jeter dans ces tristes climats Sans former des volcans allumés sous nos pas ! Borneriez- vous ainsi la suprême puissance ? Lui défendriez-vous d'exercer sa clémence ? L'étemel artisan n'a-t-il pas dans ses mains Des moyens infinis tout prêts pour ses desseins ? Je désire humblement, sans offenser mon maître, Que ce gouffre enflammé de soufre et de salpêtre Eût allumé ses feux dans le fond des déserts. Je respecte mon Dieu, mais j'aime l'univers. Quand l'homme ose gémir d'un fléau si terrible D n'est point orgueilleux, hélas ! il est sensible.
Les tristes habitants de ces bords désolés Dans l'horreur des tourments seraient-ils consolés Si quelqu'un leur disait : « Tombez, mourez tranquilles ; Pour le bonheur du monde on détruit vos asiles : D'autres mains vont bâtir vos palais embrasés. D'autres peuples naîtront dans vos murs écrasés;^ Le Nord va s'enrichir de vos pertes fatales ; Tous vos maux sont un bien dans les lois générales ; Dieu vous voit du même œil que les vils vermisseaux Dont vous serez la proie au fond de vos tombeaux. » A des infortunés quel horrible langage ! Cruels, à mes douleurs n'ajoutez point l'outragCr
Non, ne présentez plus à mon cœur agité Ces immuables lois de la nécessité, Cette chaîne des corps, des esprits et des mondes. O rêves de savants ! ô chimères profondes ! Dieu tient en main la chaîne, et n'est point enchaîné i Par son choix bienfaisant tout est déterminé : n est libre, il est juste, il n'est point implacable. Pourquoi donc souffrons-nous sous un maître équitable Voilà le nœud fatal qu'il fallait délier. Guérirez- vous nos maux en osant les nier ?
VOLTAIRE =r=
Tous les peuples, tremblant sous une main divine, Du mal que vous niez ont cherché l'origine. Si l'étemelle loi qui meut les éléments Fait tomber les rochers sous les efforts des vents, Si les chênes touffus par la foudre s'embrasent, Ds ne ressentent point les coups qui les écrasent : Mais je vis, mais je sens, mais mon cœur opprimé Demande des secours an Dieu qui l'a formé.
Enfants du Tout-Puissant, mais nés dans la misère, Nous étendons les mains vers notre commun père. Le vase, on le sait bien, ne dit point au potier : « Pourquoi suis- je si vil, si faible, et si grossier ? n n'a point la parole, il n'a point la pensée ; Cette urne en se formant qui tombe fracassée, De la main du potier ne reçut point un cœur Qui désirât les biens et sentît son malheur. « Ce malheur, dites-vous, est le bien d'un autre être. » De mon corps tout sanglant mille insectes vont naître ; Quand la mort met le comble aux maux que j'ai soufferts. Le beau soulagement d'être mangé des vers ! Tristes calculateurs des misères humaines, Ne me consolez point, vous aigrissez mes peines ; Et je ne vois en vous que l'effort impuissant D'un fier infortuné qui feint d'être content.
Je ne suis du grand tout qu'une faible partie Otii ; mais les animaux condamnés à la vie. Tous les êtres sentants, nés sous la même loi. Vivent dans la douleur, et meurent comme moL
Le vautour, acharné sur sa timide proie. De ses membres sanglants se repait avec joie ; Tout semble bien pour lui : mais bientôt à son tour Une aigle au bec tranchant dévore le vautour ; L'homme d'un plomb mortel atteint cette aigle altièrc : Et l'homme aux champs de Mars couché sur la poussière, Sanglant, percé de coups, sur un tas de mourants, Sert d'aliment affreux aux oiseaux dévorants. Ainsi du monde entier tous les membres gémissent ; Nés tous pour les tourments, l'un par l'autre ils périssent : Et vous composerez dans ce chaos fatal Des malheurs de chaque être un bonheur général !
POÈME SUR LE DÉSASTRE DE USBONNE
Quel bonheur ! ô mortel et faible et misérable. Vous criez : « Tout est bien, » d'une voix lamentable ; L'univers vous dément et votre propre cœur Cent fois de votre esprit a réfuté l'erreur.
Éléments, animaux, humains, tout est en guerre, n le faut avouer, le mal est sur la terre : Son principe secret ne nous est point connu. De l'auteur de tout bien le mal est-il venu ? Est-ce le noir Typhon, le barbare Arimane, Dont la loi tyrannique à souffrir nous condamne ? Mon esprit n'admet point ces monstres odieux Dont le monde en tremblant fit autrefois des dieux.
Mais comment concevoir un Dieu, la bonté même, Qui prodigua ses biens à ses enfants qu'il aime. Et qui versa sur eux les maux à pleines mains ? Quel œil peut pénétrer dans ses profonds desseins > De l'Être tout parfait le mal ne pouvait naître ; Il ne vient point d'autrui, puisque Dieu seul est maître ; n existe pourtant. O tristes vérités !
O mélange étonnant de contrariétés !
Un Dieu vint consoler notre race affligée ; n visita la terre, et ne l'a point changée ! Un sophiste arrogant nous dit qu'il ne l'a pu î « Il le pouvait, dit l'autre, et ne l'a point voulu : n le voudra, sans doute ; * et, tandis qu'on raisonne, Des foudres souterrains engloutissent Lisbonne, Et de trente cités dispersent les débris. Des bords sanglants du Tagc à la mer de Cadix.
Ou l'homme est né coupable, et Dieu punit sa race, Ou ce maître absolu de l'être et de l'espace, Sans courroux, sans pitié, tranquille, indifférent, De ses premiers décrets suit l'étemel torrent ; Ou la matière informe, à son maître rebelle. Porte en soi des défauts nécessaires comme elle , Ou bien Dieu nous éprouve, et ce séjour mortel N'est qu'un passage étroit vers un monde éternel. Nous essuyons ici des douleurs passagères : Le trépas est un bien qui finit nos misères. Mais quand nous sortirons de ce passage affreux. Qui de nous prétendra mériter d'être heureux /
VOLTAIRE
Quelque parti qu'on prenne, on doit frémir, sans doute. U n'est rien qu'on connaisse, et rien qu'on ne redoute. La nature est muette, on l'interroge en vain ; On a besoin d'un Dieu qui parle au genre humain. D n'appartient qu'à lui d'expliquer son ouvrage, De consoler le faible, et d'éclairer le sage. L'homme, au doute, à l'erreur, abandonné sans lui. Cherche en vain des roseaux qui lui servent d'appui. Leibnitz ne m'apprend point par quels nœuds invisibles, Dans le mieux ordonné des univers possibles, Un désordre éternel, un chaos de malheurs. Mêle à nos vains plaisirs de réelles douleurs, Ni pourquoi l'innocent, ainsi que le coupable, Subit également ce mal inévitable.
Je ne conçois pas plus comment tout serait bien : Je suis comme un docteur ; hélas ! je ne sais rien.
Platon dit qu'autrefois l'homme avait eu des ailes, Un corps impénétrable aux atteintes mortelles ; La douleur, le trépas, n'approchaient point de lui. De cet état brillant qu'il diffère aujourd'hui ! Il rampe, il souffre, il meurt ; tout ce qui nait expire ; De la destruction la nature est l'empire. Un faible composé de nerfs et d'ossements Ne peut être insensible au choc des éléments ; Ce mélange de sang, de liqueurs et de poudre, Puisqu'il fut assemblé, fut fait pour se dissoudre ; Et le sentiment prompt de ces nerfs délicats Fut soumis aux douleurs, ministres du trépas : C'est là ce que m'apprend la voix de la nature. J'abandonne Platon, je rejette Épicure.
Bayle en sait plus qu'eux tous ; je vais le consulter : La balance à la main, Bayle enseigne à douter ; Assez sage, assez grand pour être sans système, D les a tous détruits, et se combat lui-même : Semblable à cet aveugle en butte aux Philistins, Qui tomba sous les murs abattus par ses mains.
Que peut donc de l'esprit la plus vaste étendue ? Rien : le livre du sort se ferme à notre vue. L'homme, étranger à soi, de l'homme est ignoré. Que suis-je, où suis-je, où vais-je, et d'où suis-je tiré ?
POÈME SUR LE DÉSASTRE DE USBONNE
Atomes tourmentés sur cet amas de bouc.
Que la mort engloutit, et dont le sort se joue.
Mais atomes pensants, atomes dont les yeux.
Guidés par la pensée, ont mesuré les cieux ;
Au sein de l'infini nous élançons notre être,
Sans pouvoir un moment nous voir et nous connaître.
Ce monde, ce théâtre et d'orgueil et d'erreur.
Est plein d'infortunés qui parlent de bonheur.
Tout se plaint, tout gémit en cherchant le bien-être :
Nul ne voudrait mourir, nul ne voudrait renaître.
Quelquefois, dans nos jours consacrés aux douleurs,
Par la main du plaisir nous essuyons nos pleurs ;
Mais le plaisir s'envole, et passe comme une ombre ;
Nos chagrins, nos regrets, nos pertes, sont sans nombre.
Le passé n'est pour nous qu'un triste souvenir ;
Le présent est affreux, s'il n'est point d'avenir.
Si la nuit du tombeau détruit l'être qui pense.
Un jour tout sera bien^ voilà notre espérance :
Tout est bien aujourd'hui, voilà l'illusion.
Les sages me trompaient, et Dieu seul a raison.
Humble dans mes soupirs, soumis dans ma souffrance»
Je ne m'élève point contre la Providence.
Sur un ton moins lugubre on me vit autrefois
Chanter des doux plaisirs les séduisantes lois :
D'autres temps, d'autres mœurs : instruit par la vieillesse,
Des humains égarés partageant la faiblesse,
Dans une épaisse nuit cherchant à m'éclairer.
Je ne sais que souffrir, et non pas murmurer.
Un calife autrefois, à son heure dernière, Au Dieu qu'il adorait dit pour toute prière : « Je t'apporte, ô seul roi, seul être illimité, Tout ce que tu n'as pas dans ton immensité. Les défauts, les regrets, les maux, et l'ignorance. » Mais il pouvait encore ajouter Vespérance,
FIN DU POÈME SUR LE DÉSASTRE DE LISBONNE