LE VALLON ET LA RIVIÈRE
e soleil resplendit aux portes du matin, n entend des clairons sonner dans le lointain, : roue en mugissant traine les chars de guerre l'ongle des coursiers fait retentir la terre. : humble et frais vallon, plein de vertes senteurs, ut baigné de rosée, et tout brillant de fleurs, us l’aile de la nuit qui fuit devant l’aurore, imide et paresseux semble dormir encore.
pendant la rivière à flots précipités jà s’enfle, se trouble et fuit à ses côtés :
eille ! éveille-toi, dit-elle au vallon sombre : ici des cavaliers, des chariots sans nombre, vont rouler sur toi le désastre et la mort.
bien! dit le vallon, puis-je éviter mon sort ? is-je fuir comme loi? Mon devoir c'est d'attendre. serai fécondé par le sang et la cendre, la nature un jour me rendra ma beauté ;
r pour guérir, la terre elle a l'éternité!