LES DEUX PARADOXES
Les dieux ont Uranus pour père,
Et le destin mystérieux
D'Uranus gouverne la sphère ;
Le destin suit la loi du feu ;
Le feu reconnait Dieu pour maître ;
Et Dieu règne suivant les lois
D'un autre Dieu plus grand peut-être.
Recommencez ceci plusieurs millions de fois.
C'est absurde, il est vrai, mais la thèse contraire
N'est qu’un plus absurde mystère ;
Et d’ailleurs tout cela finit Au point où la raison de l'infini s’indigne; Au point où doit pour nous s'arrêter une ligne Qui monterait toujours à travers le zénith.
Que conclure de cette histoire ?
C'est que notre bon sens se perd dans l'inconnu, Et qu’un raisonnement est toujours saugrenu Lorsqu'il faut s’incliner et croire.
Ceci nous montre encor pourquoi chez nos aïeux Les cultes furent variables, Et comment l’homme fait des diables, En s’élevant de dieux en dieux.
LES DEUX PARADOXES. 229 On peuple les royaumes sombres
Avec le rebut des élus ;
Et les démons ce sont les ombres
Des dieux auxquels on ne croit plus.
FABLE XAI
LE NARAB ET LE FAQUTR.
Le dos courbé par une chaine, Et de haïllons couvert à peine, Un faquir souriait en extase absorhé.
Cependant un nabab couvert d'ambre et de soie Sur son palanquin d'or en dûme recourbé Contemplait du crovant la fanatique joie.
— Mon père, lui ditAl, il est bon de prier.
Mais laise-moi te délier De cette chaîne qui t'accabke :
Dieu veut-il qu'en sut misérable ?
— Et qui t'a dit que te ke sois ?
Répond l'étranse solitaire.
Je suis bienheureux. car je crois Gayner tous les phisrs en souffrant sur R terre. Au monde j'ai ferme mon cœur :
Je me sur fatigue de Falkecresce hrmaine :
J'ai trouve mon dernier bouhes:r Dans k douleur :
Que me restera-tl st tu m'ètes mi chaine |