‹ Philosophie occulteChapitre 148 sur 242 · LA REINE DE SABA · texte numérisé non relu

LA REINE DE SABA

C'est l'éternel accord des justes.

— Quels devoirs sont les plus augustes ?

— C’est l’amour, la fraternité.

La justice et la liberté.

Maintenant donnez-moi, si vous êtes un sage, Un maïtre des esprits, un mage, ‘ef de l’avenir, le secret du bonheur, Le grand talisman de l'honneur, Des désirs la règle certaine; qui sauve la femme et ce qui la défend, puissance divine et la science humaine Qui doit me rendre plus que reine?

dit que Salomon lui fit don d’un enfant.

FABLE IN

MENRYE ET L'ANOCR.

Minerve avait che l'Amour :

Et l'enfant, qui garde rancune, A cette déesse importane

Resolut de jouer un tour.

Il poarsux sa fière ennemie ;

La suette, à trouve endormie, L'enchaine avec des mæeuds de fleurs.

Dérange sa chasie parure,

Et, lui dénouant sa ceinture Teinte de diverses couleurs.

En bacchante il la déshabille :

De roses prend un gros bouquet, Et traite en enfant indiscret

De Jupin la superbe tille.

Minerve s'éveille et rougit.

Elle veut, grondeuse et rètive.

S'insurger ; mais elle est captive.

“Élle menace, l'enfant rit.

MINERVE ET L'AMOUR. EL] —Te faut-il les armes d’Hercule

Pour me châtier à ton tour ?

Minerve se sent ridieule,

Elle compose avec l'Amour.

On convient qu’elle lui pardonne

De tout voir et de tout oser,

Et que le dieu malin lui donne

Sa liberté pour un baiser.

L'excès en tout, c’est la démence :

Entre deux maux s'il faut choisir, Balançons notre préférence.

Le vrai sage use de prudence

Et de vertu fait abstinence, Lorsqu'il se donne du plaisir.

FABLE V

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