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L'AUTRUCHE ET LA POULE

suis fille du ciel, disait l'autruchie un jour ; une mère jamais je n'ai connu l'amour.

Quant aux œufs que le ciel me donne, A ses soins je les abandonne.

Quelquefois je sais me nourrir Des substances les plus mortelles.

Je fais usage de mes ailes Non pour voler, mais pour courir; Ma vie est celle d’un athlète.

—- Tu n’es qu’une vilaine bête, Lui dit la poule avec courroux.

: quoi ! tu méconnais les devoirs les plus doux, Et tu prétends que je t’honore !

Va te cacher, grosse pécore.

Mais vous, chers petits que j'adore, Sous mes ailes rassemblez-vous!

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