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LES OBSÈQUES DU ROSSIGNOL

Notre fable est une application et une explication du symbole de Pythagore : « Ne brisez pas, ou ne déchirez pas les couronnes. »

Béranger ne réalise pas pour nous l'idéal de la perfection humaine. Le chantre de madame Grégoire el & Lisette, le pontife grivois d’un bon dieu en bonnet de coton, n’est, on peut bien le comprendre, ni notre modèle, ni notre héros; r de cœur, un honnête | brenant sa défense, 1 labilité de la gloire

SYMBOLE XI

LE PHÉNIX ET LA COLOMBE

Le phénix est le dogme philosophique de l'ancien monde ; la colombe est le génie du monde chrétien.

Le phénix est isolé dans l’orgueil de sa beauté, ne peut aimer que lui-même, il se conçoit et se renouvelle par le suicide. La colombe, au contraire, est l’image du plus candide et du plus sincère amour. Elle est simple et sans orgueil, et Salomon dit à sa compagne dans le Cantique des cantiques : Tes yeux sont doux comme les yeux de la colombe.

Dogme unique, symbolisme philosophique et poëtique à la fois, qui s’ensevelit sous les débris des vieilles civilisations et renaît avec les sociétés nouvelles, l’occultisme est beau, il est immortel dans sa profonde raison d'être, il représente la nature et ses lois, l'esprit humain et ses aspirations, l'inconnu et ses incertitudes que surmonte une légitime hypothèse ; mais le doux mysticisme chrétien avec ses rêves du ciel, avec ses gémissements vers un idéal de tendresse et de pureté infinie, a fait presque oublier la science colossale d’Éleusis et de Thèbes. Antigone,

LE PRINTRE ET LE CRITIQUE. 307 la vierge antique, n’a pas été mère comme Marie. Nous avons moins de larmes pour la fille innocente d'Œdipe le sacrilége, que pour la mère toujours vierge du Réparateur. Le phénix, toujours renaiasant, a je ne sais quoi de fatigant el de terrible qui rappelle le vautour de Prométhée, et la columbe chrétienne portant dans son bec le rameau d'olivier ne nou annonce que l'amour, la miséricorde et lu paix.

Nous ne faisons donc pas revivre la phénix de ]n philosophie occulte pour l’opposer à la colombe chrétienne, mais nous voulons que le phénix rende hammage à la colombe et que celle-ci console le phénix dans sa solitude. Nous voulons que les dogmes de Ja science et ceux de la foi s'unissent dans une inême aurévle comme les rose-croix, nos maîtres, unissaient le gracieuse image de la rose au symbole sévère de le Croix.

SYMBOLE XI

LE PEINTRE ET LE CRITIQUE

1 n°4 a d'ininoral que le imeuponge : Le Via est toujours moral. Ceci peut sinbles un paradoxe et

c'est un axiome incontestable de la plus haute sophie. |

Nous ne prétendons pas que la peinture vraie de vice ou du crime puisse être présentée sans danger; mais nous affirmons que le mal qui pourrait en résulter porte avec lui son remède, puisque le vice et le mal, lorsqu'ils sont fidèlement représentés, ne peuvent avoir qu'un attrait fortement combattu par l’épouvante et par l'horreur.

Nous ne pensons pas que personne soit jamais tenté d’imiter Néron tuant sa mère. Les Césars de Suétone sont les damnés du plaisir, impuissants qui se tordent dans l'enfer du monde romain, et si quelque chose nous fait adorer et même envier les douleurs du Christ sur le calvaire, ce sont les voluptes de Tibère dans son exil de Caprée.

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